masculins / Liverpool - OL : 1 - 2

Maxime Gonalons : « Gravé dans ma mémoire »

Publié le 21 octobre 2009 à 21:20 par BV

Auteur du but égalisateur, hier soir à Anfield Road, Maxime Gonalons revient sur les sensations qui l’accompagnent depuis « ce moment qui restera gravé dans (sa) mémoire pour toujours » et qu’il aurait pu ne jamais connaître en raison d’un staphylocoque doré.

Comment vous sentez-vous aujourd’hui, au lendemain de votre but à Anfield ?
Je commence à réaliser. Les « Unes » des journaux, l’engouement des médias, tout cela est un peu bizarre pour moi. Je reçois pas mal de coups de téléphone. Ce moment restera gravé dans ma mémoire pour toujours. Marquer à Anfield n’est pas donné à tout le monde. D’autant que je n’ai pas l’habitude d’inscrire des buts. Ce but, je ne l’ai pas marqué tout seul, j’ai bénéficié de l’aide de mes coéquipiers. Hier soir, avant de m’endormir, je me suis mis devant la télévision et j’ai regardé les images. Je ne pensais pas que le ballon rentrait comme cela. Sur le moment, je suis sur un nuage, je ne sais pas trop comment exprimer ma joie, c’est loin de moi, je fais donc ce que je peux.

Comment s’est passée votre entrée en jeu ?
Au début, je me suis posé pas mal de questions mais Jérémy (Toulalan) m’a beaucoup aidé sur mon placement, on a beaucoup parlé. Ensemble, on a bien réussi ce que l’on nous demandait. Je n’avais joué à ce poste de défenseur central qu’une seule fois, lorsque j’évoluais en « 18 ans ». Robert Valette, l’entraîneur de la CFA, me dit depuis plusieurs années que je finirai à ce poste mais, moi, je préfère évoluer devant, pour alimenter mes coéquipiers. Je dépanne derrière quand j’en ai l’opportunité.

Qu’avez-vous fait de votre maillot ?
Je voulais l’échanger avec mon ami David N’Gog mais je ne l’ai pas revu à la fin du match. Je l’ai donc gardé.

Jusqu’où l’OL peut-il aller cette saison en coupe d’Europe ?
C’est une très bonne année. On a un très bon groupe avec lequel on espère aller le plus loin possible. Je pense que l’on va se qualifier pour les huitièmes de finale, puis, pourquoi ne pas aller plus loin que les quarts de finale ?

Vous avez connu la saison dernière une grave blessure. Pouvez-vous nous raconter ce qu’il vous est arrivé ?
J’ai attrapé durant l’été 2008 un staphylocoque doré qui est remonté de la cheville jusque qu’au pubis. Cela m’a éloigné des terrains pendant trois mois. J’ai passé dix jours à l’hôpital, en soins intensifs. On a alors évoqué une amputation et s’est présentée l’éventualité de la fin de ma carrière. J’ai suivi un traitement très lourd, à base d’une quinzaine d’antibiotiques par jour pendant trois mois. A ce moment-là, ma famille m’a beaucoup soutenu, ainsi que mon agent et le club. Il m’a fallu six mois pour revenir, grâce, notamment, au travail que j’ai effectué avec Guillaume Tora, alors préparateur physique de la CFA. Je n’ai retrouvé mon niveau qu’au mois de janvier.

Comment appréhendez-vous votre progression ?
En début de saison, j’avais pour objectif de m’imposer en CFA. Quand le coach m’a donné ma chance lors des matches amicaux, je l’ai saisie et j’ai essayé de donner le maximum. J’ai vécu des moments difficiles. Dès lors, je me suis dit que je devais tout donner sur le terrain. Aujourd’hui, j’ai réussi à m’installer dans le groupe. Mes coéquipiers m’aident beaucoup. Maintenant, c’est à moi de beaucoup travailler à l’entraînement parce que c’est par là que passe la réussite. Il faut toujours avoir de l’ambition, il faut toujours se remettre en question. Aujourd’hui, j’essaie de garder la tête sur les épaules.
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