masculins / Toulouse - OL J-1

Messieurs remettez nous ça... en Coupe

Publié le 12 février 2005 à 12:26 par R.B

[IMG4029L]« Un match de Coupe à élimination directe ne ressemble en rien à une rencontre de championnat ». Du banc des entraîneurs à la pelouse des joueurs en passant par les tribunes des supporters, cette affirmation est répétée à l'envi saison après saison. Alors que l'OL soit le big boss de l'hexagone depuis plus de 3 exercices ; qu'il ait battu deux fois déjà le TFC en championnat à quatre gros mois d'intervalle, pour un score total de 6 à 0, ne changera rien à l'affaire : ce troisième volet sera différent et unique !

« Un match de Coupe à élimination directe ne ressemble en rien à une rencontre de championnat ». Du banc des entraîneurs à la pelouse des joueurs en passant par les tribunes des supporters, cette affirmation est répétée à l'envi saison après saison. Alors que l'OL soit le big boss de l'hexagone depuis plus de 3 exercices ; qu'il ait battu deux fois déjà le TFC en championnat à quatre gros mois d'intervalle, pour un score total de 6 à 0, ne changera rien à l'affaire : ce troisième volet sera différent et unique ! En fait peu importe les confrontations précédentes, même celle encore toutes chaude. La Coupe, c'est simplement 90 voire 120 minutes et éventuellement la séance des tirs au but. Point de calcul en fonction d'un classement à préserver ou à améliorer.



Tout ceci pour dire qu'il nous étonnerait fort que les Violets se considèrent comme amoindris tactiquement, psychologiquement, physiquement… sous prétexte qu'ils viennent de se faire écrabouiller 4 à 0 par les Gones à Gerland. De l'avis des Champions de France, ce revers les aura plutôt « motivés ». Et puis ces Toulousains, ils doivent se dire aussi qu'ils ont fait suffisamment de cadeaux aux Olympiens en 2 rencontres pour arrêter dimanche leurs largesses, même si Juninho, suspendu, sera absent. 3 coups francs + 3 ballons perdus cela, bien sûr, n'explique pas tout, mais cela donne en 180 minutes les 6 buts ! A parler de chiffres restons y pour ajouter que la saison dernière l'OL, après avoir fait match nul 0 à 0 à domicile, s'était imposé 1 à 0 en Haute-Garonne. Soit en 4 rencontres, un zéro pointé pour les attaquants du TFC. Si cela continue, il faudra aller débaucher le buteur Fred Michalak chez le voisin du ballon ovale…



Les hommes d'Eric Mombaerts se voulaient solides défensivement pour ramener le point du nul de leur récent voyage entre Rhône et Sa�ne. Ils ont eu tout faux ! Ils souhaitaient s'investir beaucoup plus sur ce match de Coupe… qu'en sera-t-il avec un Dalmat et un Moreira un peu plus en jambes tout en étant privés peut-être d'Arribagé ? Assurément, ces locaux ne peuvent pas être plus « timorés », dominés qu'ils ne l'ont été samedi dernier…



Dans le groupe lyonnais de cette saison, mis à part le Paul Le Guen en crampons au PSG, aucun joueur n'a caressé la Vieille Dame. Ces gars là, comme leur président, ont un souhait affirmé : gagner la Coupe de France. Cela fait partie encore d'un rêve… mais comme le dit si joliment l'ancien rugbyman Jean-Pierre Rives : «le réel passe par le rêve…j'expliquerai cela à mon fils lorsqu'il sera un peu plus grand ». Alors rêvez, rêvez Olympiens et faites le nécessaire pour vous retrouvez le 4 juin au Stade de France avec la Vieille Dame entre les mains. En attendant le Grand Stade place au Stadium. Il y aura obligatoirement des changements par rapport à samedi dernier avec les absences de Juninho et de Govou. Mais y en aura-t-il dans le schéma tactique ? Wiltord débutera-t-il la rencontre? Qui pour tirer les coups francs en l'absence du Maître ? Clément ? Diarra ? Frau ? Bergougnoux ? Et cette autre interrogation : la menace de suspension potentielle pour le Derby qui va peser sur les épaules des 2 monstres africains du milieu avertis déjà 2 fois en moins de 10 matchs peut-elle avoir un impact sur leur jeu ?



Chaque chose en son temps, sinon on va basculer illico vers Monaco, le Werder et ce triptyque de folie bouclée par la réception des voisins stéphanois. On croit entendre les propos de Juninho pour nous recadrer : «on prend les matchs les uns après les autres ». Le Stadium est simplement un beau voyage aller sans retour à réussir. Cela peut donner sur la pelouse des Pitchounes un spectacle débridé à une heure où les 2 protagonistes connaîtront le nom de leur futur adversaire en 1/8ème de finale. Et fêter ensuite à distance, dans les vestiaires, le bonheur de « Captain Side » tout jeune papa de sa petite Naomy.



R.B

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