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Metz - OL: En passant par la Lorraine...

Publié le 21 août 2004 à 11:04 par R.B.

[IMG2807L]Dimanche ce sera la <b>36eme opposition </b>des 2 clubs à Saint-Symphorien. Et point de neige à l'horizon... Que vaut ce groupe lorrain ? Si l'on se fie aux deux premiers matches, succès contre <b>Nantes</b> et <b>Ajaccio</b>, on se dit que ce n'est pas mal. Si les Olympiens veulent faire au moins aussi bien que leur moins bon des départs de ces trois dernières saisons (2002-2003), ils doivent ramener un point de ce déplacement. En cas de victoire, ils ne seraient jamais aussi bien partis. Oublions tout idée de défaite...

Si les adversaires du FC Metz regardaient avec attention le blason floqué en haut à gauche du maillot grenat, ils pourraient soit se poser des questions, soit prendre peur. Ou les deux à la fois... Un dragon et une croix de Lorraine sur la poitrine, cela n'est pas banal ! Ce dragon, le Graoully, né bien évidemment d'une légende, donnait des frissons aux habitants d'un quartier de la ville au point de ne pas sortir la nuit ; et cette Croix qui symbolise une région, une ville, mais aussi l'esprit de résistance, le courage, l'abnégation. Avec tout çà, voilà, une équipe bien protégée et qui sait, au nom de l'Histoire, ce qu'elle doit faire.

L'Histoire, la légende et le football peuvent-ils faire bon ménage? Allez savoir... Un constat simplement: la saison dernière, pour leur retour en Ligue 1, ces Messins ont terminé 14eme avec 42 points dont la moitié pris à l'extérieur (8eme rang). Les hommes de Jean Fernandez, ont ainsi rattrapé leur parcours, exécrable, à domicile (dernier rang avec Montpellier). Le Saint, bourguignon d'origine naturalisé messin, Symphorien, a du oublier d'apporter sa protection sur son pré rénové!

Eliminé par Monaco en coupe de France dès les 32eme de finale ; guère mieux gaillard en coupe de la Ligue, sorti en 8eme de finale par Nice, le club du président Carlo Molinari a finalement assuré l'essentiel avec le maintien tout à l'honneur de ses jeunes, volontaires à souhait. Elles sont loin les époques des Kurbos, Pécout, Micciche, Zénier, Bocandé, Bracigliano, Sonor, Ettore, Kastendeuch, Pires Pouget, Song, Songoo… qui ont apporté deux coupes de France (84 et 88), une coupe de la Ligue (96 contre l'OL) et quelques belles places au classement 4eme, 5eme et bien évidemment ce fauteuil de dauphin au nom d'un goal average moins avantageux que celui de Lens en 1998 ! Cette année là, un gamin de 18 ans, Grégory Proment, faisait ses premiers pas en Ligue 1. Formé au club, il est toujours présent 8 saisons plus tard. Malheureusement pour lui, cheville meurtrie à Ajaccio, il est de retour à l'infirmerie. Un lieu qu'il fréquente plus souvent ces derniers mois que les pelouses.



Que vaut ce groupe lorrain ? Si l'on se fie aux deux premiers matches, succès contre Nantes et Ajaccio, on se dit que ce n'est pas mal, car sans lui faire injure qui connaissait les Pompière, Caillet, Ribéry, Tum, Socrier, Nicaise… Sans oublier ceux à peine plus reconnus comme Renouard, Obraniak, Signorino, Gueye, Béria… 133 matches de Ligue 1 au total pour ces garçons. Une misère ! Finalement en ce début de saison, ils sont 4 à avoir un pédigré : Leca, Proment, Meniri et la recrue de l'été Wimbée.



Ce mélange surprenant a fait preuve d'hyper-réalisme en 2 rencontres : 3 buts marqués sur 8 tirs cadrés (24 tirs au total). Tum, Gueye et Socrier ont trompé Trevisan et Landreau. Et ce camerounais Tum, en provenance du FC Bâle, est aussi le joueur le plus sollicité dans le jeu par ses partenaires. Sera-t-il le remplaçant de Toifilou Maloulida (12 buts la saison dernière) au rayon des buteurs ? 6 points donc, mais toujours des interrogations. Par exemple est-ce que cette formation va toujours plus subir le jeu qu'elle ne le dirige? Faisons confiance à l'entraîneur passionné Jean Fernandez, l'enfant de Mostaganem, pour apporter les bonnes réponses. Ludovic Obraniak, l'international espoir, a déjà annoncé la couleur: "contre le champion de France, tout en ayant de l'humilité, nous serons morts de faim!"



Dimanche ce sera la 36eme opposition des 2 clubs à Saint-Symphorien. La saison du premier titre, les Lyonnais s'étaient inclinés tristement 2 à 0 sur 2 coups de boule de Gaillot servi par le pied gauche précis de l'irascible Meyrieu. 35 rencontres à Saint-Symphorien dans l'histoire des Metz-OL (11 succès lyonnais); la saison dernière une première mi-temps pauvre, une deuxième accomplie, marquée par le premier coup franc réussie à l'extérieur en championnat de Juninho (le 9 mai), avant la tête d'Elber sur une service de Malouda, bonifié par une gagade du gardien Butelle parti, avant Valence, à la pêche sans filet. Sans occulter, l'épisode plus que chaud entre Meniri et Edmilson. Dieu que le retour aux vestiaires fut tendu et les propos enflammés ! "Heureusement" Edmi a changé de pays...

"Plus que 34 points à prendre pour le maintien", c'est ce que l'on entend du côté de la Lorraine. A chacun ses ambitions… Si les Olympiens veulent faire au moins aussi bien que leur moins bon des départs de ces trois dernières saisons (2002-2003), ils doivent ramener un point de ce déplacement. En cas de victoire, ils ne seraient jamais aussi bien partis. Oublions l'idée de défaite. « Je crois qu'ils font vouloir nous bouger d'entrée. A nous d'être bien en place, de ne pas prendre de buts et de faire preuve de réalisme… ». Souhaitons simplement que les propos de Florent Malouda se vérifient. Le réalisme, avec 2 buts marqués en 46 tirs, ce n'est pas qu'un mot !



R.B.





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