masculins / Metz - OL J-1

Metz - OL: Les belles histoires de "Nanard"

Publié le 21 octobre 2005 à 10:28 par R.B

[IMG6957L]Qui ne connaît pas la fabuleuse mémoire de <b>Bernard Lacombe</b> pour raconter les histoires qu'il a vécues tout au long de sa carrière de joueur, d'entraîneur et de dirigeant. Raconter autant en gestes qu'en paroles... Alors avant chaque match des Lyonnais, nous demanderons désormais à Bernard de nous raconter quelques souvenirs liés à l'adversaire de l'OL. Ce sont <b>les belles histoires</b> de « Nanard » ou encore "les Nanardises". Raconte nous Metz…

Qui ne connaît pas la fabuleuse mémoire de Bernard Lacombe pour raconter les histoires qu'il a vécues tout au long de sa carrière de joueur, d'entraîneur et de dirigeant. Raconter autant en gestes qu'en paroles. Le souci du détail l'habite… un souvenir en appelle un autre… nous pourrions rester des jours et des nuits à l'écouter égrener ces larges pans de sa vie. Et quand, ce passé devient trop secret, pas question de le divulguer. Alors avant chaque match des Lyonnais, nous demanderons désormais à Bernard de nous raconter quelques souvenirs liés à l'adversaire de l'OL. Ce sont les belles histoires de « Nanard » ou encore "les Nanardises". Raconte nous Metz…



Carlo Molinari (président de Metz) :

« C'est un grand Monsieur pour qui j'ai énormément de respect. Il a truc ; il sent le football ; il est plein de sensibilité. De nombreux attaquants sont passés dans son club comme Curioni, Bocande, Braun… et ils ont marqué plein de buts. Il faut dire que le stade s'y prête. Moi, j'en ai marqué pas mal. En 73-74, c'était juste avant la rencontre européenne contre le PAOK Salonique. Ce jour là, j'ai inscrit le but le plus lointain de ma carrière. Tu vois le coup franc de Juninho à Brême… et bien j'étais au moins à cette distance. J'ai mis une frappe du gauche qui a touché l'équerre de la lucarne de Barth avant de frapper le poteau gauche et de rentrer. J'avais d'ailleurs réussi un doublé ».



1970-71:

« C'était un dimanche à 15h. Aimé Mignot était l'entraîneur et Pierre Pibarot, le directeur sportif. Ce dernier fait la causerie d'avant match en disant grosso modo que nous avions une bonne équipe avec une superbe défense centrale…. Le match débute, « Pépé »Lhomme veut faire une passe en retrait à « Tonton » Chauveau, je ne sais pas comment il se débrouille, mais il trouve le moyen de marque contre notre camp. 10 minutes plus tard, Louba veut faire une amortie de la poitrine au point de pénalty… le ballon rebondit… Hausknecht, l'avant centre lorrain, marque le second but… On en a pris 6 (score final 6 à 1). A 10 minutes de la fin, les Messins avaient un Danois, Sundergard. Ce dernier se trouve dans le rond central et décide de nous chambrer. Il s'est arrêté… il est monté sur le ballon en mettant sa main devant les yeux pour nous faire comprendre que l'on avait été invisible. Cela a énervé Jean Baeza qui a passé le reste de la rencontre à lui courir après pour le découper. Et puis dans le train du retrour, Monsieur Pibarot, en colère, a choisi de monter dans un autre wagon que le notre. Il s'est endormi… Nous nous étions déjà dans nos lits… Monsieur Mignot reçoit un coup de fil à 2 ou 3 heures du matin de sa part. Il était à la gare de St-Pierre-de-Corps ne s'étant pas rendu compte qu'il n'était pas dans un wagon à destination de Lyon… »



1978-79 :

« Nous étions à la 92ème minute de jeu et 0 à 0 au tableau d'affichage. L'arbitre siffle un pénalty vraiment très, très généreux pour St-Etienne. J'ai mis cinq minutes avant de pouvoir le frapper (et marquer). Les spectateurs balançaient de tout sur la pelouse. Ils étaient dans une colère noire ».



1989-90:

« C'était la saison de notre retour en L1. Nous avons gagné là bas 3 à 2. Bruno Génésio avait pris un carton jaune en première période. Il en prend un second après la mi-temps, mais l'arbitre se trompe. Raymond (Domenech) se dépêche de faire sortir Bruno et le remplace par Debrosse. L'arbitre de touche s'en rend compte et le signale à l'arbitre de champ qui vient vers le banc pour sanctionner Génésio qui avait enfilé la parka. Du coup, Debrosse est sorti du terrain ; on a fini la rencontre à 10… »



1994-95:

« C'est l'histoire du terrain enneigé. On mène 1 à 0, mais la neige tombe de plus en plus. Il y avait une souffleuse, mais le président Carlo Molinari n'a pas voulu l'utiliser. Du coup, le match a été arrêté. Pascal Olmeta était fou. Lorsque l'on est revenu disputer la rencontre, on a perdu 2 à 1… »



R.B.

Sur le même thème