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Michel Bastos : « C’est le moment »

Publié le 17 septembre 2010 à 18:32 par BV

Quel type de match vous attendez-vous à disputer face à Bordeaux ?
Difficile comme d’habitude. On connait bien Bordeaux, on sait ce qui nous attend. On est prêts. Après notre victoire en Champions League face à Schalke 04, c’est bien d’affronter une équipe de qualité. On va là-bas pour réaliser un bon match et essayer de les battre. C’est un match important, on espère entamer une série, cela passe par une victoire face à Bordeaux. L’équipe qui va perdre dimanche va passer un moment difficile. On doit se mettre dans la tête que l’on se doit de l’emporter. On espère que ce sera un match-déclic. On a 5 points en 5 journées, c’est le moment, le moment de marquer des points. Un nul serait déjà un bon résultat mais au regard de notre situation, il vaut mieux gagner.

Quel souvenir gardez-vous de votre dernière visite à Bordeaux ?
Un bon souvenir même si on n’avait pas fait un très bon match (défaite 0 – 1, en ¼ de finale retour de la Champions League). On avait fait ce qu’il fallait pour se qualifier. C’est une nouvelle saison, une nouvelle compétition mais on sait que l’on va connaitre pratiquement la même chose que la saison passée. Durant celle-ci, on les a affrontés quatre fois, on commence donc à les connaitre. Ils ont certes changé d’entraîneur, ils ont perdu pas mal de joueurs importants, mais d’autres, qui sont arrivés, jouaient déjà dans le championnat français comme Modeste.

Cette fois-ci, Yoann Gourcuff sera de votre coté…
Le fait de l’avoir avec nous est une bonne chose, c’est magnifique. C’est un joueur que j’apprécie beaucoup, qui a énormément de qualités. Cette saison, il va confirmer ce qu’il a fait lorsqu’il était à Bordeaux. Ce n’est pas évident d’arriver dans un nouveau club, il faut trouver les automatismes. Petit à petit, il va se lâcher, prendre de la confiance et montrer toutes ses qualités, même si on a déjà vu pas mal de choses.

Pensez-vous qu’il va recevoir un accueil difficile ?
Oui. C’est comme ça, le football est ainsi. Il a beaucoup fait pour Bordeaux à qui il a donné un titre de champion de France. Quand tu as beaucoup apporté à un club et que tu pars, les supporters sont mécontents, mais on comprend cela. Il sait ce qui l’attend. A lui de ne pas trop y penser, même si ce n’est pas évident. Il doit penser à son match. Il porte aujourd’hui un autre maillot, c’est quelqu’un de très professionnel, il va se donner à fond pour l’OL. Il a l’expérience et les qualités pour s’en sortir, pour réaliser un super match. C’est un joueur qui joue vers l’avant, qui donne le ballon, qui propose, c’est un joueur actif. Quand j’ai joué avec lui, à chaque fois que j’avais le ballon, il était disponible. On attend beaucoup de lui car on sait qu’il peut faire la différence à tout moment mais on ne peut pas compter uniquement sur lui : on peut faire de belles choses tous ensemble.

Pensez-vous que l’OL soit encore assez éloigné de son meilleur niveau ?
Oui, c’est évident. Si on arrive à être tous à notre vrai niveau, nous pouvons aller au bout de n’importe quelle compétition, même la Ligue des Champions. Cette saison, on peut vraiment faire quelque chose. On ne peut pas passer à travers. Cela fait deux saisons que le club n’a rien gagné, c’est le moment. C’est également MON moment : cela fait 5 ans que je suis en France et je n’ai encore rien gagné.

Comment jugez-vous votre début de saison ?
C’est, à mon sens, le début de saison le plus difficile de ma carrière. Aujourd’hui, lorsque j’effectue un sprint ou deux, j’ai ensuite du mal à enchainer, je me sens KO. Cela m’empêche d’être à mon niveau dans le jeu, or j’aimerais être plus performant dans celui-ci. Je n’ai jamais eu de problème physique, je ne me suis jamais senti comme ça. La saison dernière, j’ai joué beaucoup de matches, j’ai ensuite effectué la préparation pour la coupe du monde durant laquelle j’ai disputé toutes les rencontres. Lorsque je suis rentré au Brésil, je n’ai pas pu me reposer car j’ai reçu beaucoup de sollicitations. Cela ne m’est jamais arrivé dans ma carrière de ne pas couper. A moi de sentir comment je dois me gérer, si je dois parfois davantage doser pour ne pas trop me fatiguer et être performant le dimanche.

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