club / Un métier à l'OL

Michel Bourrat, plus d’un tour dans son chapeau

Publié le 12 janvier 2015 à 15:29 par SC

Un métier à l'OL

5 photos

Passionné, dévoué et multifonction sont les mots qui caractérisent le mieux Michel Bourrat, en charge de l'accueil de l'observateur…entre autres. L’homme au chapeau aime avancer dans la discrétion, mais aussi dans l’ombre de tout ce qu’il fait bénévolement pour l’OL depuis 34 ans.

Il n’est pas de ceux qui aiment se faire remarquer, se mettre en avant. Son chapeau vissé sur la tête fait pourtant de lui un personnage particulier, facilement reconnaissable. Et surtout sans cesse reconnu dans les coulisses du club. Michel Bourrat fait partie des meubles. Il a su se rendre indispensable par la pléiade d’activités qu’il effectue depuis de nombreuses années.

Je suis arrivé en 1981. Pierre Barde m’a appelé car il cherchait quelqu’un. J’étais comme un fou…On a été dirigeants des minimes à l’époque, puis des 15 ans Nationaux avec Robert Valette dans le milieu des années 90

Dirigeant d’équipes de jeunes dans le passé, aujourd’hui commissaire au club et bénévole pour tout un tas de fonctions, l’homme au chapeau a toujours été un cumulard. « J’ai été dirigeant à 16 ans. J’étais à la tête de mon équipe lors du championnat des écoles libres dans les années 50. J’ai ensuite été président d’honneur de l’ASVEL. J’ai beaucoup appris du sport à ce moment-là. J’ai été dirigeant du FC Lyon, le club où mon fils jouait. C’est l’entraîneur qui m’a demandé car j’étais impliqué et tout le temps présent. » De par ses expériences et de sa réputation dans le petit microcosme du football lyonnais, l’investissement de Michel Bourrat plaît. L’OL fait alors appel à lui. « Je suis arrivé en 1981. Pierre Barde m’a appelé car il cherchait quelqu’un. J’étais comme un fou…On a été dirigeants des minimes à l’époque, puis des 15 ans Nationaux avec Robert Valette dans le milieu des années 90. » Dans ce costume qui lui va si bien, il remporte des titres, voit passer certains futurs grands. « On a été champions de France en 95. Ce titre, c’est quelque chose ! On est aussi champions en 2000 avec Alain Olio... J’ai côtoyé des joueurs exceptionnels comme Malbranque, Rémy, Benzema, Ben Arfa, Mounier, Clerc, Bréchet.»

En 2001, il troque son costume de dirigeant pour celui de représentant du club. Les missions sont aussi nombreuses que variées…membre d’honneur du comité directeur de la Ligue régionale, de la commission d’appel, du suivi des règlements, représentant du club au conseil de l’éthique et du contrôle du statut de l’arbitrage. Les jours de match, Michel se rapproche donc du terrain pour la préparation de certains protocoles d’avant-match. Il arrive au Stade de Gerland un peu plus de deux heures avant le coup d’envoi. Commence alors un petit marathon dans les sous-sols de l’antre lyonnais. « Je m’occupe d’abord des ramasseurs de balle qui sont convoqués 1h30 avant le coup d’envoi. Ils sont 16, plus 8 dirigeants invités. Ce sont des clubs partenaires. On prépare les casse-croûtes, les bouteilles d’eau... On s’occupe aussi de préparer le protocole d’entrée des joueurs, avec le panneau et les drapeaux des deux clubs. C’est l’intendant du club adverse qui me donne celui de son équipe. Je livre aussi les bouteilles d’eau dans les vestiaires de l’équipe adverse, les délégués de la Ligue, et les arbitres. Il faut que tout soit prêt avant qu’ils arrivent. On fait aussi le tour du stade pour vérifier avec le délégué général de la Ligue que tout est bien en place. » Lorsque c’est le cas, il a une toute autre mission. Celle qui va l’occuper durant le match.

Une petite demi-heure avant le coup d’envoi, Michel Bourrat récupère l’observateur dans les coulisses du stade. L’observateur est un ancien arbitre chargé par la Ligue d’évaluer la prestation des arbitres du match. Une nouveauté voulue par la nouvelle Direction Technique de l’Arbitrage présidée par Pascal Garibian. Lors du match contre Reims au mois de décembre, c’est Philippe Malige qui avait été désigné. L’ancien arbitre pro de 2004 à 2012, placé dans les tribunes pour le ressenti et devant une télévision pour les ralentis, passe tout à la loupe, ne laisse rien au hasard. « Ma mission est d’analyser comment les arbitres gèrent la rencontre et l’environnement. » L’aspect physique, l’approche technique, l’application des règles et la personnalité sont décortiqués.

Mon rôle est de le prendre en charge de son arrivée à son départ. Je lui propose sandwichs, boissons…Je suis à ses côtés dans la tribune de presse. A la mi-temps, on va se restaurer dans les loges.

Les deux hommes ne se quitteront plus. Le premier restant au service du second. « Son nom m’est communiqué 15 jours avant. Mon rôle est de le prendre en charge de son arrivée à son départ. Je lui propose sandwichs, boissons…Je suis à ses côtés dans la tribune de presse. A la mi-temps, on va se restaurer dans les loges. » Une présence très appréciée par les hôtes. « On est un des rares clubs à le faire ».

Michel Bourrat est un passionné, un vrai et de longue date. Ce qui le fait avancer chaque jour depuis de nombreuses années se résume en trois mots, trois passions. Il les évoque non sans une certaine émotion. « La première et la plus importante, c’est la passion de servir, de me rendre disponible pour ce que j’aime. C’est pour cela, que je veux faire beaucoup de choses, le plus possible. Mais je ne m’occupe que par le football. Ce sport est une véritable passion. J’ai aussi un grand attachement pour ce club que j’ai connu par hasard en 1952. Il m’a fait vivre des moments formidables. »

Photos

Un métier à l'OL

5 photos