masculins / Fiorentina-OL 1-2

Mission accomplie

Publié le 25 novembre 2008 à 23:15 par RD

L’OL a validé sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions en s’imposant brillamment à Florence (2-1). Le match face au Bayern, le 10 décembre prochain, aura pour simple enjeu de décider de la première place du groupe.

Lyon a donc décroché son billet pour les huitièmes de finale de la C1. Un point suffisait aux Lyonnais pour se qualifier. Ils sont allés en prendre 3 du côté de Florence. La marque des grandes équipes sans doute, qui ne calculent jamais. Et encore une fois, Benzema, incroyable d’habilité, de puissance et de ruse, et Juninho, fin visionnaire et encore très bon sur les sorties de balle, auront porté l’équipe à bout de bras. Après les nombreuses incertitudes qui pesaient sur la défense, c’est finalement Mensah qui débutait la rencontre au poste d’arrière droit et Makoun, au milieu, était préféré à Källström.

Kuzmanovic alluma la première mèche (5e) que Lloris détourna au prix d’une belle manchette à la base de son poteau. Juninho lui répondit deux minutes plus tard sur un coup-franc dans le paquet, détourné par Frey. Alors que les incursions offensives italiennes, orchestrées par la maîtrise technique de Gilardino notamment, eurent donné quelques frayeurs à la défense lyonnaise, c’est l’OL qui ouvrit le score. Suite à une frappe contrée de Keita, et un bel effort de l’Ivoirien pour centrer devant le but, Benzema eut bizarrement tout le temps de contrôler et de centrer en retrait pour Makoun qui ajusta du plat du pied droit le portier florentin. (0-1, 15e). A la minute suivante, Lloris sauva son équipe d’un retour italien en boxant le ballon alors que Mutu s’apprêtait à conclure. Conclure, c’est ce que Benzema manqua de faire sur un nouveau centre de Keita. Puis un pétard de Juninho sur coup-franc vint heurter l’équerre de Frey (23e). Le second but ne tarda pas. Suite à une bonne récupération de balle du capitaine brésilien, Benzema, face à 2 défenseurs italiens, tenta sa chance des 20 mètres et marqua d’une superbe frappe croisée du pied droit (0-2, 27e), ce qui éteint le stade Artemio Franchi, et son équipe par la même occasion. Mais pas pour longtemps. Lloris su rassurer ses partenaires en captant parfaitement centres et corners (30e, 32e).

Mais les longs ballons et les quelques mésententes entre le portier lyonnais et ses défenseurs (31e, 35e) ou encore une tête de Gilardino à côté, firent prendre conscience que les transalpins pouvaient revenir à tout moment. Après que Cris eut été tout prêt de tromper Lloris, la tête de Mutu toucha la barre (43e). Un premier signe, car les efforts des Toscans furent récompensés à trois minutes de la mi-temps, quand Gilardino reprit de la tête un centre de Santana (1-2, 45e). Une frustrante situation de déjà vu côté lyonnais. A la pause, donc, la partie, qui semblait être bien maîtrisée par l’OL, paraissait donc relancée.

Une histoire de montants

Au retour des vestiaires, les craintes suscitées par les attaques toscanes en fin de première période s’avérèrent durant quelques minutes, au cours desquelles les Italiens se firent pressants. Le match gagna en intensité. Sur un coup-franc provoqué par lui-même, Juninho trouva une seconde fois la barre de Frey (49e). Le match faillit alors prendre de nouvelles perspectives par deux fois lorsque la frappe de Montolivo fut repoussée du pied par Lloris, pourtant masqué au départ du ballon (50e), puis une frappe de Mutu fila à côté (52e). Mais à 2-1, tout était encore possible pour la Viola. Une succession de corners, initiée par une frappe de Kuzmanovic finissant sur le poteau de Lloris, battu, puis dégagée par Cris, fit frissonner les tuniques fluo. Frey sauva les siens du K.0 sur une frappe de Keita (70e), et Gilardino démontra une nouvelle fois tout son talent sur une tête qui frôla le montant (79e). Tout juste entré en jeu, Ederson fit apprécier sa frappe de balle en envoyant une reprise de volée de toute beauté sur la barre florentine (86e). Un dernier sauvetage de Boumsong scella le sort de la rencontre, renvoyant la Fiorentina à ses regrets du match aller et l’OL à ses ambitions des prochains mois.

L’OL se qualifie ainsi pour la sixième saison consécutive pour les huitièmes de finale. L’unique inconnue reste la place à laquelle l’équipe de Claude Puel sortira du groupe. Un enjeu intéressant dont l’issue se dessinera le 10 décembre prochain, face au Bayern, à l’occasion de l’ultime sortie européenne de l’année. Juninho et Cris, avertis ce soir, n’y participeront pas. Ils pourront souffler. Au-delà de la qualification, le match a confirmé quelques bonnes dispositions. Juninho et Benzema sont toujours aussi indispensables. Toulalan fait figure de taulier au milieu de terrain. Govou a rarement été aussi affuté et la défense a, dans l’ensemble, relativement bien tenu le coup. Mais l’irrationalité du football nous garde de toute euphorie. Le bilan comptable vient donc redonner une dimension plus rassurante à tout le peuple lyonnais : l’OL est qualifié, l’OL est dans les temps, plutôt en avance, même. Gardons nous donc de prévoir ce qui se profilera dans les prochains mois. Espérons seulement que le parcours puisse être aussi enivrant que la haie d’honneur offerte aux Lyonnais par les joueurs et le staff florentins à l’issue du match.

Les résultats du Groupe F :
Fiorentina – OL : 1-2
Bayern Munich – Steaua Bucarest : 3-0 (Klose x 2, Toni)

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