masculins / OL - OM : 1 - 2

Niang et Mandanda font chuter l'OL

Publié le 11 novembre 2007 à 23:31 par BV

Certes, ce revers face à l'OM, après 11 matchs de championnat sans défaite, est une déception, mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain : l'OL a gagné 28 des 33 derniers points mis en jeu et demeure en tête de la L1.

C'est voir le verre à moitié plein puisqu'avec 4 points d’avance sur Nancy à l’aube de cette 14e journée, les champions de France étaient assurés de conserver leur trône. Disons donc qu'ils s'étaient auparavant offert un « joker », et qu'ils l’ont simplement grillé. En concédant sa première défaite à domicile de la saison en Ligue 1, l’OL a tout de même perdu l’occasion de créer un écart confortable avec la meute de ses poursuivants, Nancy ne pointant désormais plus "qu'à" trois points (avec un match en retard).

De son coté, Marseille n’a, pour l’heure, pas ce type de préoccupations, ni le jeu des formations qui partagent les siennes et ont par conséquent du souci à se faire. Grâce à ce succès, les Marseillais sortent d’une zone de relégation dans laquelle ils n’ont, de toute évidence, rien à faire. Alors certes, l’OM n’est pas la redoutable formation présentie durant l’été mais il a suffisamment de talents, deux surtout en attendant le retour en forme de Nasri, et d'abnégation pour faire rompre une formation lyonnaise bien peu en réussite et un tantinet fébrile défensivement.

Les Lyonnais ne peuvent en tout cas pas arguer de l’ignorance pour expliquer ce revers. Les deux principaux dangers marseillais étaient connus de tous : Niang devant, Mandanda derrière. Un joueur ne peut pas à lui seul sauver une équipe, deux suffisent amplement.

Tout avait pourtant commencé le plus normalement du monde : les Lyonnais leaders de la L1 avaient ouvert le score précocement, face au 19e, grâce à un but de Juninho, pour son 200e match. L’histoire débutait idéalement, c'en était même presque insolent; de la tête, le Brésilien reprenant une reprise d’Hatem Ben Arfa boxée par Mandanda (7e). Ce que les champions de France ignoraient, c’est qu’ils venaient d’assister à l’unique « erreur », du portier marseillais qui écœura ensuite les attaquants rhodaniens.

Pour bâtir son succès, l?OM aura fait avec ses moyens, ses doutes mais également ses certitudes. Au premier rang d’entre elles, ce qui semble de plus en plus s’apparenter à une « Niang-dépendance ». A lui seul, le Sénégalais aura fait passer une bien mauvaise soirée à l’axe défensif rhodanien. A peine deux minutes après l’ouverture du score lyonnaise, il transforma le penalty qu’il s’était procuré après avoir été accroché dans la surface par Toto Squillaci (9e). Il frappa ensuite au dessus (12e), vit Vercoutre claquer sa reprise acrobatique (24e) et complota avec Mathieu Valbuena dont la reprise fut écartée par le portier lyonnais (34e). Juste avant la pause, il doubla la mise, se jouant de Cleber Anderson avant de loger le ballon entre les jambes de Vercoutre (42e). Timidement, presque pour la forme, Nasri et Cana l’accompagnèrent dans ses tentatives, sans inquiéter le gardien lyonnais (18e et 39e).

A la pause, l’avantage d’un but en faveur des Marseillais récompensait leur volonté et sanctionnait le manque de réalisme des joueurs d’Alain Perrin. Car après avoir ouvert le score sur leur première occasion de but, ces derniers firent preuve d’une étonnante maladresse. Fred, hors-jeu, empêcha Sidney Govou de se présenter seul face à Mandanda (19e), puis n’attrapa pas le cadre de la tête à deux reprises (20e et 42e).

Et quand ce n’est pas la maladresse qui contrariait les ambitions rhodaniennes, c’est Mandanda qui jouait les héros.
Le portier marseillais mit en échec tour à tour Juninho (27e), Govou (47e et 53e), Fred (50e) et Hatem Ben Arfa (77e). Lorsque Karim Benzema pénétra sur la pelouse en lieu et place de Fred, on imaginait l’attaquant lyonnais capable de sauver la patrie en un quart d’heure. Mais l’international français dut également subir l'implacable loi de l’impeccable Mandanda qui repoussa ses trois tentatives (75e, 87e et 90e).

L’addition aurait même pu être bien plus salée pour les Lyonnais si Nasri (63e et 64e), Niang (88e) et Valbuena (89e) avaient cadré leurs frappes, si Vercoutre n’était pas bien sorti dans les pieds de Niang (69e et 70e).

C’est un coup d’arrêt pour les Lyonnais qui restaient sur 9 victoires et 1 match nul lors de leurs 10 derniers matchs de championnat. La trêve internationale permettra à tous de trouver des réponses aux questions que ne manquera pas de soulever cette soirée « où rien ne va ». A la reprise, il leur en faudra bien plus pour dominer Rennes, quatrième du classement … et surtout Barcelone.
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