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Nice - OL: les belles histoires de "Nanard"

Publié le 24 novembre 2005 à 16:27 par R.B

Qui ne connaît pas la fabuleuse mémoire de <b>Bernard Lacombe</b> pour raconter les histoires qu'il a vécues tout au long de sa carrière de joueur, d'entraîneur et de dirigeant.

Raconter autant en gestes qu'en paroles. Le souci du détail l'habite... un souvenir en appelle un autre... nous pourrions rester des jours et des nuits à l'écouter égrener ces larges pans de sa vie. Et quand, ce passé devient trop secret, pas question de le divulguer. Alors avant chaque match des Lyonnais, nous demanderons désormais à Bernard de nous raconter quelques souvenirs liés à l'adversaire de l'OL. Ce sont les belles histoires de « Nanard » ou encore "les Nanardises". Raconte nous Nice...

1971-1972
« Nous avions perdu 2 à 1 à Nice. C'était un des premiers matchs télévisés que je jouais. L'arbitre s'appelait Monsieur Maillard. Il y avait eu un bazar entre Loubet et Raymond Domenech. Raymond avait taclé Charly, mais il l'avait manqué. Il l'avait juste effleuré ; du coup Charly en avait perdu sa chaussure. Raymond avait été expulsé. La fin du match avait été houleuse. Nous sommes sortis du Stade du Ray sous la protection de la police. Jean Baeza avait envoyé quelques gifles. Raymond lui était parti à l'aéroport dans le panier à salade des gendarmes. Il nous attendait tranquillement. Après ces incidents, chaque fois qu'un joueur adverse tombait sur la pelouse de Gerland, les supporters criaient : Loubet! Loubet! Loubet ».

1974-1975
« C'était un dimanche après-midi à Nice. Nous perdions 2 à 0 à 10 minutes de la fin. Serge m'a donné 2 ballons et nous avons fait 2 à 2. J'ai marqué un but de la tête. J'aimais bien jouer au Stade du Ray. C'est un vrai stade de football. Les spectateurs sont tout près du terrain. Et puis à l'époque, la pelouse était d'une très grande qualité. Une autre fois, en 1972-73, nous avons fait match nul. C'était Jean Snella, l'entraîneur des Aiglons. Il y avait Katalinski, Revelli, Van Dyck, Jouve. Fleury Di Nallo avait marqué les 2 buts dont un extraordinaire après avoir dribblé plusieurs joueurs. Cette saison l� ; Nice avait 8 points d'avance à la trêve sur le deuxième. A la fin de la saison, Nantes a été champion avec 5 points d'avance sur les Niçois. Et à l'époque, la victoire rapportait 2 points ! »

1976-1977
« A Nice, il y avait Jouve, Guillou, Bjekovic, Baratelli... Nous l'avions emporté 4 à 1 en faisant un match de très haut niveau. J'avais inscrit 2 buts ; j'en avais fait marqué un à Spiegel après avoir « amusé » plusieurs fois Baratelli. La même saison, à Gerland, nous avions gagné 4 à 1. Les Niçois avaient ouvert le score par Loubet. Aimé Jacquet avait égalisé. Loubet avait pas mal nargué pendant la rencontre. Cela avait énervé, forcément, Raymond Domenech qui la chopé sur une action en lui marchand dessus de la tête au pied. Et puis, à cette époque, on jouait le dimanche après- midi. A la mi-temps, le speaker annonçait le résultat du tiercé. En regagnant les vestiaires, ce même Loubet était fou de joie, malgré le score en notre faveur. Il venait d'apprendre qu'il avait gagné le tiercé ! ».

1980-1981
« Je jouais avec Bordeaux. Nous avions un gardien, Pantelic, qui était vraiment farfelu. Il avait décidé de ne pas bloquer un ballon. Du coup, Slivo avait marqué un but gag. Heureusement, nous avions égalisé. Ce gardien avait inscrit un jour un but en dégageant puissamment. Il tirait aussi les pénaltys. Franchement, il était bizarre ».
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