masculins / Stage de Tignes

Nicolas Seguin au sprint !

Publié le 03 juillet 2010 à 15:00 par R.B

Une superbe course… un vainqueur au finish… des records explosés… le tout sous le soleil. Une montée de l’Iseran qui restera dans les esprits…

A 8H, les vélos sont chargés dans un camion. A 9h le bus prend la direction du pied de l’Iseran à la sortie de Val d’Isère, le jour où le tour de France démarre… 11kms à se farcir avec 700m de dénivelé. On lit de l’espoir, de la crainte sur les visages. L’effort va être intense sous le soleil avec au départ, pas très loin,  de jolis moutons le museau dans l’herbe. Certains « coureurs » jouent la gagne à l’image de Claude Puel, Manu Orhant, Nico Seguin, Mathieu Gorgelin… d’autres ambitionnent de finir en battant leur temps précédent ou sans. Enfin, il y a les néophytes dont faont partie Cléber, Gomis, Cissokho, Briand… On sent de la tension… On se demande qui va gagner… On sent que le coach est dans le collimateur pour l’empêcher de s’imposer !

En levant la tête  sur le Pont St-Charles, lieu du départ à 2 070m, les premiers lacets dessinent les difficultés à venir. Jo Bats part en éclaireur 10 minutes avant. « Jo » une nouvelle fois va grimper au mental en sachant qu’il mettra 1h 40 pour franchir la ligne d’arrivée. Chapeau une nouvelle fois pour ce dépassement de soi. Eviter de partir sur le petit plateau pour ménager le palpitant conseille le guide Philippe. Abdel Redissi part bille en tête devant Manu Orhant, Claude Puel, Cléber, Seguin, Gorgelin… Gomis, Boumsong, Briand ferment la marche.

Dès le 2ème kilomètre, 5 gaillards ont pris position devant et ne font plus quitter le devant de la scène. Le Doc Orhant, le h, aérien comme un oiseau, emmène souvent cherchant à faire le trou ; le coach Claude Puel fait les efforts derrière pour rester au contact avec dans sa roue Nico Seguin, Mathieu Gorgelin, Cléber. Les kilomètres défilent régulièrement. Personne ne veut craquer. Les 2 gamins ont choisi la tactique de coller aux basques du coach pour mieux, peut-être, le sauter dans le final. Cela agace l’entraineur lyonnais qui s’arrête presque pour laisser passer ces sangsues. Rien à faire.

Derrière Ederson fait une belle course comme Sylvain Rousseau… Kim Källström remonte à sa main en chantonnant… Cris secoue la tête, mais avance mieux que par le passé, tout comme Rémy Vercoutre, écouteur dans les oreilles, et l’ensemble du groupe. En se rapprochant du sommet, la neige accompagne le peloton… Au 6ème kilo…  30 minutes au 9ème…42 minutes…  le record va tomber.

A 1km du sommet, mis à part Cléber légèrement largué, la victoire est toujours indécise. Et puis Nico Seguin contre le Doc et prend quelques mètres qu’il va garder jusqu’au bout. 6 secondes plus tard, le Doc garde un rayon d’avance sur Mathieu Gorgelin et Claude Puel. Quelle superbe course remportée en 51 minutes 52 secondes devant le trio à 6 secondes! Effort maximal.

Les arrivées s’enchainent. Chacun regarde son chrono en constatant avec plaisir les progrès par rapport au passé. La barrière de l’heure est tombée pour ces nombreux cyclistes d’un jour. Claude Puel digère un peu la défaite. Plus le temps passe et plus les visages sont marqués à l’arrivée. Bafé Gomis et Aly Cissokho finissent ensemble leur calvaire soit le temps d’un match de foot… Et Jo Bats, escorté de Guy Genet et Patrick Collot, ce dernier ayant redescendu après avoir fait la montée en 58 minutes, arrive au sommet sous le regard de tout le groupe une nouvelle fois sous le charme.
L’épouvantail du séjour était bouclé de magnifique manière en ayant donné de superbes images sportives tant physiques que mentales. Place au déjeuner à Bourg-St-Maurice avant le rafting dans l’après-midi.