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OGCNice 0 OL 1: Çà commence très bien!

Publié le 06 août 2004 à 23:50 par R.B.

[IMG2705L]Après 22 saisons d'attente, l'OL a enfin remporté son premier match de la saison au terme d'une rencontre très disputée. Coupet, décisif à trois reprises, protégeant au final le but de Giovane Elber. Le collectif lyonnais, même rajeuni et encore incomplet, a prouvé qu'il faudrait toujours compter avec lui. Un exercice qui comence bien...

A Nice, Stade du Ray ; temps : beau ; Pelouse : en bonne état ; spectateurs :environ 14 000; arbitre : M. Bertrand Layec

But : Elber (77eme)

Avertissements : Nice, Linz (82eme) ; Lyon, Reveillere (65eme), Juninho (89eme) ; Essien (41eme).



Nice : Gregorini, Traoré, Cobos (cap), Pamarot, Varrault, Pitau, Echouafni, Bigné (puis Die 88eme), Roudet (puis Fauconnier 80eme) , Linz, Meslin (puis Vahirua 58eme).



OL : Coupet, Reveillere, Cacapa (cap), Abidal, Berthod, Essien, Juninho, Frau (puis Ben Arfa 69eme), Govou (puis Balmont 79eme), Elber (puis Bergougnoux 83eme).







L'OGCN fête ses 100 ans ; presque le double en âge de l'OL (54 ans) son adversaire du soir. Souvenirs plutôt rigolos, c'est au début des années cinquante, à l'époque où l'Olympique Lyonnais en était encore au biberon et aux couches culottes que le Gymnaste Club décrochait ses premiers titres de champion de France (1951 et 52) ! Depuis le bébé a bien grandi ; il se présente sur la Côte d'Azur dans la force de l'âge, en roi de France, trois fois de rang. Alors que les Azuréens cherchent tant bien que mal à se stabiliser au plus haut niveau après des années d'ombre et de crise. La roue tourne…

En ce jour de la Transfiguration, la question étant de savoir, d'une part, si les Niçois allaient arroser leur siècle au champagne ou si, d'autre part, les Lyonnais en finiraient avec le syndrome du premier match de la saison qu'ils n'arrivent plus à remporter depuis ce fameux OL – Nancy (2 à 0) datant de 81-82. Un bail légèrement énervant !

Plus sérieusement, le Champion en titre est attendu au tournant après un été fait de nombreux mouvements vidant pour l'instant, aux yeux des spécialistes, son banc plein de talents devenu par la force des choses le plus jeune, peut-être, de l'hexagone à l'image de la présence du gaucher surdoué Hatem Ben Arfa, âgé de 17 ans.

A quelques pas de là, à Cannes, les partenaires de Claudio Cacapa avaient été, la semaine précédente, plus que rassurants dans le jeu et au tableau d'affichage face au PSG lors du Trophée des Champions. Mais les véritables trois coups de la saison revenaient bien ce soir au sifflet du Breton Monsieur Layec, arbitre de ce 35eme Nice – OL de l'histoire de la Ligue 1.

Il est 20h 45 ce vendredi 6 août 2004, les Lyonnais commencent leur marathon qui les conduira de l'Hexagone à l'Europe en passant par les coupes françaises. 47 matches au minimum. Combien au maximum ?

Si la soirée débuta par une belle tranche de vie du passé rouge et noir, centenaire oblige, le présent lui succéda sur le champ. Les visiteurs, n'ayant cure du souvenir, monopolisaient le ballon. Elber, Malouda, Juninho frappaient hors du cadre azuréen. Il fallait attendre le premier quart d'heure pour voir une tête de Linz, à côté. Dans la foulée, l'Autrichien, sur une longue et belle ouverture était à deux doigts de crampons d'amortir le ballon et d'inquiéter vraiment Coupet.

Les champions de France répliquaient par une superbe action collective où Govou s'illustrait. Avant, 26eme minute de jeu, le seul titre cadré de cette mi-temps. Sur un énième ballon en profondeur, Linz, décidemment homme de tête, plaçait un coup de boule sur le côté gauche de « Greg » qui s'envolait à la perfection. 12 minutes plus tard, après quelques tentatives « approximatives, le collectif olympien s'offrait à la vitesse grand V une action d'éclat avec le duo Malouda-Elber.

Le Guyanais choisissant le centre au lieu du tir ! Juste avant la pause Juninho et Berthod, de loin, n'avaient pas plus de réussite que cette nouvelle tête de Linz arrêtée facilement par Coupet.

0 à 0 à la mi-temps et si les copains d'Elber ont prouvé que techniquement, collectivement, ils étaient un ton au dessus des Aiglons, la bataille du milieu n'avait pas encore choisi son camp au tableau d'affichage ; Essien , pour sa part, entrant dans les annales de cette nouvelle saison, avec son carton jaune (41eme) pour un méchant tacle sur le tibia de Roudet qui sur le flanc gauche a causé de « petits tourments » à ses adversaires.

La deuxième période allait être plus équilibrée, plus vivante. Chaque équipe aura des opportunités de faire la différence. Des la 49eme minute de jeu, Elber, vraiment somptueux, à l'énergie mettra le ballon au dessus. Il récidivera à la 62 eme ; dans la foulée, la tête, et oui, de Linz frisera la lucarne de Coupet alors que quelques secondes auparavant, un ex-canari, Vahirua, avait remplacé « un poussin »: Meslin.

Les Centenaires poussaient ; sur un coup franc côté gauche, Coupet plus le poteau sortaient un arrêt décisif. Les Lyonnais tremblaient, bougés souvent dans l'axe aérien par ce diable de Linz. Mais, l'homme le plus critiqué la saison dernière du collectif olympien, Elber, profitait d'un long centre de Malouda mal renvoyé par le « papy » Cobos pour ouvrir le score d'une reprise limpide (77eme).

Il restait un gros quart d'heure à tenir avant que l'OL efface ces 22 saisons sans victoire pour l'ouverture du championnat. Paul Le Guen, après avoir lancé Ben Arfa à la 69eme minute de jeu, utilisait ses deux autres jokers, Balmont et Bergougnoux. Il fallait tenir. Et ils allaient tenir, notamment par une parade extraordinaire de Coupet dans les arrêts de jeu. Ce voltigeur nettoyait sa lucarne sur une frappe de Pitau.

Le temps était venu des embrassades, des sourires. L'OL, en champion, a su surpasser la douleur des instants délicats pour en finir avec la malédiction du passé tant rabattu. Ce mélange d'anciens talentueux et de jeunes plein d'envie prouvant qu'il faudrait encore compter sur lui.

D'ailleurs l'entraîneur niçois, Gernot Rohr a été le seul parmi ses confréres de Ligue 1 avec le Lillois Claude Puel a faire de Lyon son favori pour le titre 2005 ! Le succès des hommes de Paul Le Guen devant le conforter dans son choix, même si ses protégés auraient pu s'en sortir différemment. Mais est-ce que la victoire de l'OL n'est pas méritée pour l'ensemble de cette oeuvre très encourageante. Décidemment, Nice inspire les Brésiliens qui sur les trois dernières saisons ont été trois fois décisifs; sans oublier ce quatrième succès de rang au Stade du Ray, lors des 4 derniers voyages et ce sur le même score de 1 à 0.

Dans ce cas là, le collectif prime sur les individualités, mais Dieu que Coupet a été à la hauteur de son importance; Abidal est déjà Lyonnais; Essien fut présent de bout en bout; Elber décisif et tellement beau à voir jouer; Malouda très actif. Enfin Paul Le Guen a prouvé par son coaching qu'il avait envie d'aller de l'avant.





Statistiques:

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Corners pour Nice : 4

Corners pour OL : 8

Hors Jeu Nice: 1

Hors Jeu OL : 1

Coups francs Nice : 28

Coups francs OL : 19

Tirs cadrés Nice : 5 Linz (2), Roudet (1), Pitau (2)

Tirs Cadrés OL : 3 Elber (1), Malouda (1), Juninho (1)

Tirs non cadrés Nice : 7

Tirs non cadrés OL : 14



Coupet arrêts : 13

Coupet arrêts décisifs : 3





R.B.

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