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OL 0 Monaco 0: Un Rocher trop solide...

Publié le 26 septembre 2004 à 16:27 par R.B

Les Monégasques, bien en place, ont contenu logiquement des Lyonnais volontaires, mais en difficultés collectives et individuelles, pour faire la différence. Ce sommet, trop hâché par de nombreux coups francs, a donc accouché d'un 0 à 0 qui laisse les hommes de la Principauté à la première place et les Olympiens invaincus après 8 journées... [IMG3254L]

A Lyon, stade de Gerland, OL 0 Monaco 0 (mi-temps : 0 à 0) ; pelouse: grasse; temps: gris et venté ; spectateurs: 38 825; M. Laurent Duhamel (ligue Normandie)



OL : Coupet – Réveillère, Cacapa (cap), Cris, Berthod (puis Nilmar 68ème), Diarra, Juninho (puis Essien 46èmr), Malouda, Govou, Frau, Wiltord.



Monaco : Roma – Maïcon, Squillaci, Rodriguez (cap), Givet, Perez, Modesto (puis Zikos 70èmr), Farnerud, Saviola (puis Evra 63ème), Kallon, Adebayor.



Cartons jaunes pour l'OL : Berthod (12ème), Cris 40ème), Diarra (65ème) ; pour Monaco: Perez (45ème et 60ème), Maïcon (90ème)



Richard Virenque a décidé de ranger son vélo au garage ; ses 7 maillots à pois et ses autres breloques dans l'armoire aux souvenirs. Quel Français va nous inciter désormais à regarder le tour de France l'été prochain ? En cherchant bien, c'est morne plaine à l'horizon. Et la montagne sera à l'évidence un peu moins belle… n'en déplaise à Jean Ferrat. Quel rapport avec le ballon rond ? Aucun. Si ce n'est peut-être, que cette belle affiche de la 8ème journée du championnat de France ressemble un peu à une étape de la Grande Boucle lorsque son tracé emprunte quelques jours après le départ les routes du Ballon d'Alsace. Pas vraiment inquiétant pour la suite des événements, mais quand même… cela donne une petite indication de la forme du moment. Les coursiers au long cours sont des forçats de la route… les joueurs monégasques et lyonnais, à leur façon, du pré gazonné ; statut européen oblige ! 4 000 bornes en 21 jours d'un côté ; de l'autre, une cinquantaine de matches par saison. Il faut toujours faire gaffe au coup de fringale…



Voilà donc une « formidable » étape de montagne qui marquera à coup sûr plus les esprits que le classement final. D'autant, et pour en finir des comparaisons avec la petite reine, chère au Breton Paul Le Guen, que personne n'a oublié la manière dont les Olympiens ont remporté jusque là leurs 3 maillots jaunes : en sprintant quasiment jusque sous la banderole des Champs Elysées !

A 8 jours du derby… à 3 jours de Prague, l'OL doit avant toute chose penser à bonifier son amour des voyages : 10 points sur 12 possibles. Gerland grognerait logiquement si les vendanges, 4 points de perdus en 3 rencontres, se poursuivaient à domicile. Peu importe alors les explications rationnelles !



OL-Monaco. Le Guen et Deschamps face à face sur le banc ; des internationaux aux quatre coins du terrain ; des souvenirs communs à la pelle ; une histoire de suprématie sans cesse remise en jeu…. Sincèrement à quelques minutes du coup d'envoi, on rêve de buts, d'actions d'éclat, d'envolées de gardiens, de suspense, d'absence de calcul malgré la fin du marathon, 2 matches à jouer en une semaine, à bien négocier. La beauté du sport se mélangeant à celle du résultat, favorable bien sûr aux partenaires de Claudio Cacapa. Utopie ? Dans 90 minutes, nous en reparlerons…



Berthod, pour les Lyonnais ; Modesto et Givet pour les Monégasques étaient titulaires au coup d'envoi. Diatta, chez les blancs ; Zikos et Evra pour les rouges restant sur le banc. Très vite on comprit que l'équipe princière avait de beaux arguments pour gêner les Olympiens. Disposée avec 4 défenseurs attentifs, travaillant en prise individuelle dans le geste défensif ; un milieu intelligent grâce notamment au boulot de Modesto dans l'axe, aidé sur les côtés par le jeu subtil du brillant gaucher suédois Farnerud et le bon placement à droite de Perez, le tout bonifié par les décrochages et la qualité technique de Kallon ; devant le remarquable togolais Adebayor, véritable poison aérien pour Cris avec ses 190cm, joua aussi en aiguilleur avisé au sol. Les copains de Rodriguez menèrent à leur guise la première période en démontrant un vrai sens collectif.



Que faisaient les blancs ? Ils avaient du mal à trouver des solutions dans tous les secteurs du jeu ; à terre, en l'air, en passes courtes, dans le jeu long, rien ou presque rien ne marchait. Berthod avait pris du jaune pour avoir découpé le grand Maïcon (12ème). M. Duhamel, « dans un grand soir », sifflait comme un merle ; 50 coups francs au total. Une demi heure de jeu, avant que Wiltord n'écrase enfin une frappe, la toute première de son équipe, arrêtée facilement par Roma. Les pertes de balles locales, exploitées savamment par les visiteurs semaient la panique dans les 16 mètres de Coupet sans que les joueurs de la Principauté ne puissent armer un véritable danger. Cris, couchant Kallon, récoltait un carton juste avant la mi-temps. On se demandait vraiment comment les champions de France allaient s'y prendre pour marquer 1 but. Ce sommet, les Lyonnais avaient du mal à l'atteindre !



Paul Le Guen laissait Juninho (petit coup au mollet) aux vestiaires ; Essien prenait place au milieu aux côtés de Diarra. Monaco ne faiblissait pas ; l'OL était plus présent ; un centre tir de Malouda (46ème) repoussé par Roma, puis une tête de Frau passait à côté. Adebayor frappait lui aussi à côté (47ème) ; Coupet se couchait ensuite sur un corner et ce diable de Togolais remettait le couvert (55ème) après une énième perte de balle lyonnaise ; cette fois ci, le gardien international sortait le grand jeu. Wiltord, toujours aussi intelligent dans son jeu, embarquait les rouges qui dégageaient en catastrophe (59ème). L'Uruguayen Perez, fidèle à ses mauvaises habitudes (3 jaunes depuis le début de la saison), avait pris un carton à la fin de la première période. Oubliant sans doute cette sanction, il stoppait trop brusquement Berthod, laissant ainsi ses partenaires à 10 pour les 30 dernières minutes.



Deschamps sortait alors un Saviola, presque transparent, pour positionner Evra au milieu de terrain. Après un festival de têtes blanches dans la surface de Roma, Paul Le Guen faisait entrer Nilmar à la place de Berthod. Les Lyonnais poussaient ; Nilmar manquait sa reprise sur un centre ami et en suivant Diarra à 6 mètres de la ligne de but reprenait le ballon. But ? Malheureusement non ! Roma, dans un arrêt à la Gordon Banks devant Pelé en coupe du monde 70, détournait l'essai du Malien qui s'arrachait les cheveux. L'exploit de l'Italien avait des allures de tournant du match. Cris dévissait (74ème) sa reprise de volée défensive... sur le poteau de Coupet! Malouda multipliait encore les allers retours sur son côté gauche, à croire que ce gars là n'a pas de rate… combinant avec Wiltord, avant de sauver en catastrophe devant Kallon un centre vicieux d'Evra. La fin approchait ; Essien, au dessus ; Frau, à côté avant que Réveillère ne conclut son festival dans le couloir droit d'un centre un peu long pour Wiltord et que Maïcon ne prenne un carton pour avoir pris trop de temps à faire une touche.



0 à 0. Les Monégasques pouvaient être contents de leur prestation, mélange de solidité collective et de qualités individuelles ; avec du répondant dans le domaine physique et de l'expérience. Les Lyonnais ont perdu 2 nouveaux points à Gerland et se sont cassés souvent les dents sur ce Rocher princier. Ils ont eu souvent du mal à trouver le liant pour déborder ce concurrent très sérieux au titre de champion. Paul Le Guen souhaitait dans l'ordre gagner ou, au pire, rester invaincu. Les Olympiens sont toujours invaincus… c'est un bon point ! Rendez-vous maintenant à Prague mardi soir.





Statistiques :



Corners OL : 6

Corners Monaco : 4

Hors jeu OL : 5

Hors jeu Monaco : 2

Coups francs OL : 25

Coups francs Monaco : 23

Tirs cadrés OL : 3 (Wiltord 1, Malouda 1, Diarra 1)

Tirs cadrés Monaco : 2

Tirs non cadrés OL : 9

Tirs non cadrés Monaco : 2

Coupet arrêts : 4

Coupet arrêts décisifs : 1





R.B



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