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OL - Ajaccio: Les belles histoires de "Nanard"

Publié le 11 octobre 2005 à 17:32 par R.B

[IMG4143L]Qui ne connaît pas la fabuleuse mémoire de <b>Bernard Lacombe</b> pour raconter les histoires qu'il a vécues tout au long de sa carrière de joueur, d'entraîneur et de dirigeant. Raconter autant en gestes qu'en paroles. Alors avant chaque match des Lyonnais, nous demanderons désormais à Bernard de nous raconter quelques souvenirs liés à l'adversaire de l'OL. <b>Ce sont les belles histoires de « Nanard »</b>... Raconte nous à propos d'Ajaccio...

Qui ne connaît pas la fabuleuse mémoire de Bernard Lacombe pour raconter les histoires qu'il a vécues tout au long de sa carrière de joueur, d'entraîneur et de dirigeant. Raconter autant en gestes qu'en paroles. Le souci du détail l'habite… un souvenir en appelle un autre… nous pourrions rester des jours et des nuits à l'écouter égrener ces larges pans de sa vie. Et quand, ce passé devient trop secret, pas question de le divulguer. Alors avant chaque match des Lyonnais, nous demanderons désormais à Bernard de nous raconter quelques souvenirs liés à l'adversaire de l'OL. Ce sont les belles histoires de « Nanard » ou encore "les Nanardises". Raconte nous à propos d'Ajaccio...



« Sans trop réfléchir, j'en ai trois qui me viennent à l'esprit. Le premier remonte à la saison 1972-73. Nous devions aller à Ajaccio. Malheureusement, il y avait une grève du zèle du personnel d'Air France. Du coup, pas question de prendre l'avion ! Direction Perrache le vendredi midi… le train jusqu'à Marseille. Puis, le bateau, c'était le Napoléon, pour une traversée de nuit. Nous sommes arrivés le lendemain vers 7 h à Ajaccio. Je partageais ma cabine avec Daniel Ravier. Le soir au dîner, les serveurs ont attaché les couverts tellement il y avait du roulis. Nous n'avions pas pu dormir et sommes restés très, très longtemps sur le pont… La nuit était manifique. En mettant le pied sur le sol corse, je tanguais encore ! Nous jouions le dimanche après-midi, du coup le samedi nous avions pu regarder un match du tournoi des V Nations entre la France et l'Ecosse. Le match contre Ajaccio? Nous avons perdu 4 à 3. Il y avait dans l'équipe d'Ajaccio Baratelli , Trésor, M'Pélé… Ce dernier avait inscrit 3 buts… Moi, je crois que j'en ai mis 2. On a repris le bateau le lundi matin, puis le train le mardi avant d'arriver à Lyon dans l'après-midi vers 16h. Tu parles d'un déplacement! Bastia avait joué à St-Etienne et avait connu les mêmes problèmes que nous et s'était incliné 2 à 0 dans les arrêts de jeu ».



[IMG33860#W]Quel est ton deuxième souvenir ? « C'était en 1970-71… toujours à Ajaccio. Nous avions fait 0 à 0. Monsieur Mouton était l'arbitre. Sur une action Di Nallo se retrouve face à Baratelli et marque. En voulant contrer « La Fleure », « Doumé » se fait mal au nez sur la pelouse durcie par le temps. Et il se met à saigner… Les Corses avaient déjà réengagés… Monsieur Mouton arrête le match et va voir Baratelli. Selon Marius Trésor, mais franchement je ne sais pas si c'est vrai, un vieux supporter corse derrière le but aurait dit à l'arbitre que s'il accordait le but, il était un homme mort. Et bien, il annulera le but et nous ferons match nul ».



Un petit dernier « Nanard » ? « C'était en 1972-73 à Gerland cette fois ci. Nous étions en première période. Sur un corner de Daniel Ravier, Jean Baeza marque de la tête. Mais en même temps qui place sa tête il heurte celle de François M'Pelé. Immédiatement, le coup a marqué le visage juste sous l'oeil et Jean s'est retrouvé complètement défiguré. Cela ne l'a pas empêché de finir la rencontre ». Enfin si je te dis Rolland Courbis ? « Je pense immédiatement à l'Equipe de France junior. Nous étions ensemble en 1968-69 et 1969-70. Derrière, il jouait notamment avec Boissier et Lopez. Que des poètes ! A cette époque Lopez il filait des coups. Rolland, c'est un personnage. J'ai de l'affection pour lui. Je sais en autre qu'il est très famille. Pour moi, c'est un super mec et en plus dans le football, il est malin ».



R.B