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OL- Barcelone en questions

Publié le 27 novembre 2007 à 06:00 par BV

Quatre questions au coeur de l'affrontement entre l'OL et le Barça.

Les Lyonnais y croient-ils ?

Au terme de la défaite à domicile face aux Rangers (0 – 3), les Lyonnais avaient semblé mettre sous le boisseau leurs rêves de phase finale de Champions League, ambitionnant une participation à la coupe de l’UEFA. Recentrés sur cet objectif à court terme, tenant tout entier dans une double confrontation avec le VfB Stuttgart (2 – 0 et 4 – 2), et profitant de la faible moisson réalisée par les Ecossais face au Barça (1 seul point pris), les Olympiens ont fait d’une pierre deux coups et se sont relancés dans la course aux huitièmes de finale de la ... Champions League.
Comme le confie Juninho, l’OL « garde l’espoir de se qualifier ». « Maintenant, on ne va pas s’arrêter là », affirme François Clerc. Les mouches auraient-elles changé d’âne ? Jérémy Toulalan n’en doute pas. « Je suis sûr que nous allons nous qualifier », déclare le milieu de terrain lyonnais qui, blessé durant un mois, n’a plus disputé la moindre rencontre de Champions League depuis le match aller à Barcelone.
Pour Jean-Michel Aulas, « il y a beaucoup d’espérance, mais également une crainte énorme ». Le président lyonnais estime que l’OL a « une chance sur cinq » de se qualifier et prévient : « on va la jouer à fond ». A ses yeux, la victoire de la sélection italienne à Glasgow « laisse imaginer que les Rangers puissent perdre leur dernier match face à l’OL ». « Si l’OL pouvait s’inspirer de cette équipe d’Italie qui n’est jamais battue, ce serait pas mal », souffle-t-il.


[IMG42630#R]Comment battre le Barça ?

Lors du match aller, les Barcelonais n’avait pas fait de détails, maintenant longtemps les Rhodaniens à une longueur avant d’enfoncer le clou dans les dernières minutes (3 – 0). Est-ce cette formidable impression de maîtrise collective qui fait dire à Jean-Michel Aulas que « le Barça est largement favori » ? En tout cas, comme l’affirme Hatem Ben Arfa, l’OL « a plus la pression que le Barça ». Une défaite par moins de trois buts d’écart suffirait en effet aux Catalans pour se qualifier pour les huitièmes de finale. De quoi voir venir !
Dans ces conditions, quel Barça faut-il s’attendre à voir évoluer pour la seconde fois de son histoire sur la pelouse de Gerland ? Décomplexé ou nonchalant ? Une interrogation que balaye Hatem Ben Arfa : « de toute façon, contre Barceone, ce sont toujours de gros matchs. On va jouer cette rencontre pour la gagner. » Même son de cloche chez Juninho pour qui « le plus important est de jouer à fond, ne pas trop réfléchir, jouer notre match et prendre du plaisir à évoluer à Gerland comme on l’avait fait contre Stuttgart. On verra à la fin ».
Oui mais comment réaliser ce qui a été doublement impossible il y a deux mois : marquer au moins un but (une performance qu’aucune équipe n’est parvenue à accomplir face au Barça en Champions League cette saison) et ne pas en encaisser ? « On a vu que Barcelone avait quelques faiblesses, confie François Clerc. A nous d’en profiter. Il faudra les priver de ballons. Si on n’hésite pas à les bousculer, on peut avoir des opportunités. On devra rester très attentifs car ils sont capables de tout, mais ce sont des êtres humains. » Monopoliser le ballon et empêcher les hommes de Franck Rijkaard de poser leur jeu rapide, voilà peut-être la panacée. A l’extérieur, face à des équipes moins regroupées et attentistes qu’au Camp Nou, ils éprouvent en effet des difficultés comme en atteste leur 11e place du classement de la Liga « à l’extérieur » et leur bilan d’une victoire, trois nuls et deux défaites.


[IMG42705#L]Lionel Messi, danger numéro un ?

Et s’il n’en reste qu’un... La vision des quatre « fantastiques » catalans dominant l’Espagne et l’Europe est aujourd’hui bien loin. Deux d’entre eux sont absents (Eto’o et Henry) et le troisième est plus fantasque que fantastique (Ronaldinho). De fait, Lionel Messi est bien le seul à se montrer digne de son statut. En inscrivant un penalty (qu’il avait obtenu) ce week-end face au Recreativo Huelva, l’Argentin est devenu seul meilleur buteur de la Liga. Cette saison, sous le maillot Blaugrana, il a marqué 11 buts en 16 matchs. Ajoutez à ceux-ci des passes décisives et des coups francs obtenus : n’en jetez plus, Messi constitue actuellement l’atout majeur des Barcelonais.
Une capacité de dribble, d’accélération, et de finition qui ne laisse pas insensible Hatem Ben Arfa : « C’est un grand joueur qui ne cesse de monter en puissance depuis qu’il joue à Barcelone. Evoluer dans une grande équipe comme le Barça à 20 ans, c’est quelque chose. C’est un beau joueur, très difficile à arrêter. Il faudra faire très attention à lui. » S’il suffisait de « faire attention »... Mais comme l’explique François Clerc, « Messi est très vif, très difficile à prendre en un contre un ». Juninho a la solution, plus facile à dire qu’à faire : « il faut être le plus prêt possible de lui, l’obliger à sortir de son couloir. »
Seul signe encourageant pour les Rhodaniens : l’Argentin a effectué un aller retour en Amérique du Sud pour y affronter la Bolivie (3 – 0) et la Colombie (1 – 2) pour un total de 180 minutes jouées. Samedi, il a à nouveau disputé l’intégralité de la rencontre face au Recreativo Huelva. « J’espère qu’il va être bien fatigué » sourit Juninho.


[IMG42706#R]Une oreille à Stuttgart ?

En deux matchs face à Stuttgart, l’OL est parvenu à refaire la quasi-totalité de son retard face aux Rangers. Pour autant, les Olympiens n’ont pas basculé sur l’autre versant : ils conservent un point de retard sur les Ecossais et une différence de buts particulière largement à leur désavantage. « Il faut être réaliste, prévient Juninho. Aujourd’hui notre situation ne dépend que de nous mais demeure très difficile. Si on obtient un match nul, ce qui est tout à fait envisageable, et que Glasgow bat Stuttgart, on sera éliminés. » Pas tout à fait en réalité. Dans ce cas de figure, l’OL devrait aller s’imposer par au moins trois buts d’écart à Ibrox Park lors de la dernière journée.
Les joueurs d’Alain Perrin suivront donc de près la rencontre entre le VfB Stuttgart et les Rangers au Gottlieb Daimler Stadion, avec l’espoir de voir les champions d’Allemagne gagner leurs premiers points dans la compétition. « Il vaudrait mieux que Stuttgart soit efficace, explique Jean-Michel Aulas. Cela positionnerait notre match dans un contexte différent. De notre coté, on va faire comme si Stuttgart accrochait Glasgow. En gagnant le dernier match à Glasgow, on serait qualifiés ».
L’équation est simple : si l’OL reprend des points aux Ecossais ou leur en concède moins que trois, il s’offrirait une finale le 12 décembre à Glasgow. De l'ampleur du "grapillage", ou de la perte, dépendra la difficulté de la tâche. Dans le cas contraire, il se consolerait avec la coupe de l’UEFA.
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