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Après OL - Besiktas : Vincent Ponsot « On a confiance en l’UEFA »

Publié le 14 avril 2017 à 12:48 par SC

Vincent Ponsot, Directeur général adjoint juridique, et Annie Saladin, Reponsable de la sécurité à l'OL, ont tenu un point presse ce vendredi matin, quelques heures après les incidents au Parc OL du match entre l'OL et le Besiktas.

Vincent Ponsot, Directeur général adjoint juridique

 « En tant qu’organisateurs, on porte une responsabilité mais il est manifeste qu’on a été victimes d’une agression d’hooligans turcs. Avec l’appui de la vidéo, les officiels ont assisté à ce qu’il s’est passé. La responsabilité finale sera déterminée par la commission de discipline de l’UEFA. Il y a une instruction disciplinaire qui est en cours. On va devoir s’expliquer. Les événements ont été clairs. Les officiels ont notamment vu ce qu’il s’est passé à l’envahissement sécuritaire. Pour eux, cela ne faisait pas de doute et ils ont félicité les équipes d’Annie Saladin pour avoir bien géré la situation. » 

« Il y a eu des difficultés à appréhender, notamment par la police, certains hooligans au regard de leur violence et de leurs déplacements rapide. Certains avaient des billets dans le secteur visiteur. Il y a eu des violences dures à l’entrée du stade. Chaque club est responsable de ses supporters. Les règlements de l’UEFA sont très clairs sur ce point. » 

Annie Saladin, Responsable de la sécurité à l'OL

« On a contrôlé au maximum tous les supporters. Il y a eu un double contrôle de billets. Certains avaient des billets mais ont forcé le passage pour se rendre dans la Tribune Sud. Ils sont rentrés de force. On avait pris toutes les mesures de contrôle en périphérie. Ils n’étaient pas dans la tribune où ils devaient être. C’était un groupe de 40-50 supporters. Quand on voit le profil de ses supporters… on n’a malheureusement pas réussi à les contenir. On était sur un millier de stadiers. C’était un dispositif équivalent à l'Euro. Plus, ce n’était pas possible. La volonté de ces supporters était telle qu’ils auraient réussi à obtenir ce qu’ils voulaient à l’arrivée… Il y a eu des incidents de partout. » 

« Il y a eu la mise en place d’un dispositif de sécurité par les forces de police à l’arrière de la tribune. Les services de police sont entrés en tribunes sur les recommandations des stadiers et ont gentiment évacué ce groupe de la tribune puis du stade. Il n’y a pas eu de mouvement de foule. C’est le moment le plus important. Si on avait loupé cette manœuvre, ça aurait pu être un moment de panique. Il y aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves. C’est ce qui a permis de calmer les tensions. On a réussi à exfiltrer ce groupe qui était à l’origine des jets de projectiles dans le Virage Sud et ça a rassuré… Le supporter qui veut rentrer un pétard ou un fumigène le rentrera. Les stadiers sont formés pour la palpation et ont fait leur travail mais ils ont une obligation de limiter à certaines zones la palpation. Le supporter est au courant de ce que nous n’avons pas le droit de faire et sait bien où cacher ce type d’objets. On a interpellé un individu pour possession. Je n’ai pas de solution. Il y en a une mais on ne veut pas et on ne peut pas l’appliquer. » 

Vincent Ponsot 

« On est dans un Etat de droit, il y a un cadre légal. Le seul moyen est de "mettre les supporters à nu" mais on n’a pas le droit de le faire. C’est ce que nos supporters ont d'ailleurs subi à Rome. En France, on ne peut pas le faire. En règle générale, on agit par répression car on a un service de vidéo-surveillance très efficace. Pour qu’il n’y ait plus du tout d’engin pyrotechnique, il faut que la loi évolue. On veut tirer les conséquences de ce qui s’est passé. On était obligés d’ouvrir la vente au grand public. On avait interdit l’achat à l’étranger. La communauté turque s’est mobilisée et a acheté beaucoup de billets. La prochaine fois, il faudra se poser la question d’assumer le refus de vente. La loi doit évoluer pour nous aider. Il y a eu une vente réservée aux abonnés. »

Annie Saladin 

« Les premiers incidents ont été créés par des supporters turcs, vers 18h30, en sortant du tramway avec des fumigènes. Il y a eu une première réaction des forces de l’ordre. Un autre groupe a été reconduit. La présence des supporters turcs en nombre et les incidents à l’extérieur a eu une influence sur le comportement de nos supporters qui se sont sentis agressés. Les effectifs de police étaient placés à l’extérieur pour limiter des incidents et ont été très sollicités. Il y a eu un vrai travail…. Deux stadiers ont été agressés. Un a été grièvement brûlé par un supporter turc avec des fumigènes. On va étudier les images pour l’identifier. Il y a eu des blessés par rapport aux jets de pétards mais c’est très léger. Il y a eu une grosse peur et elle est justifiée. » 

Vincent Ponsot 

« Il n’y a plus eu d’incident après la sortie du groupe. Il faut féliciter le comportement de la grande majorité des supporters lyonnais sinon le match n’aurait pas pu avoir lieu. Il y a une instruction disciplinaire qui est en cours. Je suis assez confiant car on a assisté aux événements en direct… On a confiance en l’UEFA. On a demandé à ce que nos joueurs soient en sécurité à Istanbul. »

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