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OL - Caen: Maintenant, c'est l'heure...

Publié le 15 octobre 2004 à 15:17 par R.B

[IMG3185L]« <b>Now is time </b>» comme disent les Anglais. Maintenant, c'est l'heure… de gagner à domicile ! Pour satisfaire les supporters en manque de succès et pour bonifier toutes ces victoires à l'extérieur. Attention toutefois au Caen de Patrick Rémy, un promu qui ne se laisse pas impressionner...

« Now is time » comme disent les Anglais. Maintenant, c'est l'heure… de gagner à domicile ! Les supporters lyonnais n'ont pas tous les moyens de s'offrir un abonnement sur une chaîne de télé payante, voire de se déplacer loin de Gerland pour suivre les ébats victorieux de leurs protégés. Paul Le Guen l'a bien compris : « je suis satisfait de ce que nous avons fait depuis le début de saison, je regrette simplement que nous n'ayons pas remporté plus de matches devant nos supporters. Il faut leur faire plaisir ; c'est important… ». 12 matches officiels ; pas une seule défaite, mais 4 matches nuls à Gerland en 5 rencontres et seulement 4 buts inscrits. C'est rageant de laisser des points chez soi ; c'est un brin énervant de ne pas bonifier à la maison la cueillette des succès extérieurs ; quant aux buts, ils font partie du spectacle depuis plusieurs saisons. Enfin, ne parlons pas des visiteurs ! Frileux ou non, ils se soucient logiquement, et uniquement, de leurs intérêts. Pas question de leurs rejeter la moindre faute…



Après s'être retrouvé à l'entraînement pendant une grosse semaine entre « 4 yeux de non internationaux », le groupe olympien n'aura pas eu le temps, un seul jour, pour préparer au complet la venue de Caen (qui suit en championnat le match contre St-Etienne et précède celui d'Istres... C'est la série des promus). Là encore, les discours de la maison triple championne de France n'avancent aucune excuse. « Ce n'est pas la première fois, nous avons l'habitude de ce genre de situation ; nous savons gérer, tout comme nous nous adaptons aux absences des uns et des autres… ». Jamais au grand jamais, Yves Colleu, Paul Le Guen et les joueurs ont cherché à ouvrir le parapluie qui sied tant à certains dans ce milieu.

Juninho, Cris suspendus ? Cela fera le bonheur d'Abidal, Clément, Benarfa… Berthod, blessé ? Diatta a déjà montré son potentiel. Wiltord a besoin de souffler ? Frau, Nilmar… peuvent débuter. L'OL est parti pour disputer une cinquantaine de rencontres, 53 la saison dernière.

Cela demande « du matériel », de la rotation volontaire, forcée… peu importe. Et que l'on ne vienne pas dire que l'adversaire du jour se prête à ce genre d'absences. Les Normands ne sont pas les Monégasques ; Hengbart, Seube, Zubar et consorts n'ont pas la notoriété, ni l'expérience des ¾ des joueurs de ce championnat. Vincent Planté, dans sa cage, en est aux balbutiements de sa fonction. Et si Coupet a plus de matches de Ligue 1 a lui tout seul que les 22 joueurs déjà utilisés par le coach normand, ce constat n'est pas du tout suffisant !



Qu'importe… Le foot a ceci de merveilleux qu'il permet tous les scénarii, surtout lorsque le metteur en scène a déjà réussi de belles œuvres. Patrick Remy, l'entraîneur des Caennais, n'est pas un inconnu. Sedan et La Gantoise gardent en mémoire son brillant passage. Le quinquagénaire mosellan possède même un savoir faire, une marque de fabrique qu'il appose avec succès sur ces différents groupes. « On reconnaît la patte de Remy dans le jeu des Normands… ». Un constat en forme de reconnaissance de la part d'Yves Colleu, lorsqu'il parle de cette équipe de Caen qui reste sur 3 nuls de suite (Bordeaux, Strasbourg et Ajaccio). A domicile, elle a battu Lens et Monaco 1 à 0 ; à l'extérieur, seuls Lille et Auxerre on réussi à la battre. Avec 11 points, les partenaires de Danjou sont les promus les plus en forme après 9 journées. « Nous avons fait une bonne préparation ; les gars sont réceptifs et veulent progresser… ». L'ancien lyonnais, Stéphane Roche, aujourd'hui entraîneur adjoint du Stade Malherbe sait tout le travail effectué… et celui qui reste à faire pour obtenir le fameux maintien, objectif clairement annoncé pour ce retour en Ligue 1.



En 7 visites à Gerland, pas le moindre succès ; juste un match nul en 91-92. Ce nul dont on ne veut plus entendre parler du côté des locaux ferait certainement le bonheur des rouge et bleu. Les objectifs sont différents d'autant que l'OL aura dès la fin du match l'esprit tourné vers Fenerbahce et la Champions League. On enchaîne chez les uns… on concentre ses énergies, sur presque un seul sujet, chez les autres. Ainsi va la vie !

Et finalement, cela nous plait bien parce que cette diversité de pensée, liée souvent aux moyens engagés, engendre sur le moment différents modes d'expression qui font un résultat, mais aussi le spectacle. Mais n'oublier pas Lyonnais: « Now… is time ! ».





R.B

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