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OL Féminin feu et flammes

Publié le 08 février 2005 à 11:15 par SR

[IMG4545L]Il y a 12 saison (1992-1993 que Juvisy n'avait pas connu si cruelle défaite (4-0 à domicile face à … Lyon), longtemps que sa défense imperméable n'avait pas encaissé trois buts en un seul match, soit quasiment autant que depuis le début du championnat. Car si Claire Morel (37e.), Sandrine Brétigny (66e) et Christie Welsh (92e.) ont concrétisé la supériorité olympienne, c'est avant tout une ère nouvelle qui s'amorce pour le football féminin lyonnais.

Il y a 12 saison (1992-1993 que Juvisy n'avait pas connu si cruelle défaite (4-0 à domicile face à … Lyon), longtemps que sa défense imperméable n'avait pas encaissé trois buts en un seul match, soit quasiment autant que depuis le début du championnat. Car si Claire Morel (37e.), Sandrine Brétigny (66e) et Christie Welsh (92e.) ont concrétisé la supériorité olympienne, c'est avant tout une ère nouvelle qui s'amorce pour le football féminin lyonnais.

Les dirigeants ont obtenu la réponse qu'ils attendaient depuis plusieurs semaines : le recrutement des Américaines a non seulement dynamisé le jeu mais offert un souffle insoupçonné à un groupe transcendé, aspiré vers le haut. Les filles de Farid Benstiti ont produit une prestation tout feu tout flamme devant plus de 600 spectateurs conquis par un spectacle de grande qualité, un football généreux pour ne pas dire champagne.

Les Olympiennes ont terni le rayonnement du leader et de ses internationales dont la canonnière redoutée, Marinette Picho, qui n'avait sans doute pas connu semblable opposition depuis son retour des States.

Les leaders ont ployé puis cédé une fois avant la mi-temps (1-0). Et si l'on craignait le manque de forme des cinq américaines privées de compétition depuis leur arrivée à Lyon, on avait tord ! On peut alors s'interroger sur la nature de leur influence lorsqu'elles seront à 100 %.

Ce qui semble une assurance cependant, c'est qu'à évoluer à leurs côtés, les Lyonnaises se découvrent une confiance et des ressources nouvelles qu'elles s'emploieront désormais à développer encore. Et c'est au contact des meilleurs que le football féminin pourra envisager sortir crânement de se frontières.

Certes, Juvisy a fait les frais de la qualification tardive des jokers olympiens. Montpellier, pour sa part, aujourd'hui seul leader s'en réjouit… Et Lyon nourrit les regrets de n'avoir pu aligner la même équipe dans l'Hérault huit jours plus t�t. Mais il se sent dans le vrai.

« S'ouvrir à une autre politique pour évoluer, voilà qui nous conforte dans notre choix, apprécie l'entraîneur. Car il faut savoir que le match que l'on a vu dimanche, c'est ce que l'on voit dans les championnats étrangers. Et nous avons encore une grosse marge de progression. Il nous faut chercher à maintenir ce rythme de jeu plus longtemps encore. Et cela sur toute la fin du championnat.

Nous devons également aller chercher un troisième challenge de France consécutif pour nous nous fixer l'objectif de marquer l'histoire de ce trophée vieux de quatre ans. »

Elles se rendront pour cela dimanche à Sarregueminine, une formation d'Honneur qui voudrait faire de cette rencontre une vraie fête.





La réserve partage les points

En lever de rideau les réserves (D3) ne sont pas parvenues à se départager (0-0). Supérieures dans le jeu, les filles de Vincent Ye sont retombées dans leur défaut principal : le manque de concrétisation. L'OL reste pour l'instant leader sous la menace de Juvisy qui compte un match de retard.

« C'est décevant concède l'entraîneur. Il faut vraiment que l'on progresse dans la finition. Mais cette imprécision dans le dernier geste, c'est avant tout collectif. C'est le premier match où l'on ne marque pas. Mais c'est en rencontrant des oppositions de ce niveau que l'on évolue. »



La trois piégée à Saint-Genis-Laval

Le groupe de Jacques Foraison n'a pas conservé sa suprématie régionale. Il s'est incliné 1-0 samedi soir lors de la 9e journée au cours du match retour à Saint-Genis-Laval. Composée de nombreuses joueuses formées à feu le FC Lyon, la rencontre revêtait un parfum particulier. Et le club partenaire avec la section féminine olympienne s'est montré un redoutable adversaire qui a parfaitement joué le coup. Sa tâche s'est trouvée facilité par la transformation d'un superbe Coup-franc dans la lucarne dès la deuxième minute du match. Dès lors, les Saint-Genoises ont fermé le jeu et contenu les assauts nombreux et dangereux des olympiennes.

Cependant pour Jacques Foraison qui redoutait le manque de compétition (ndlr : depuis le 19 décembre) de ses jeunes filles, ce n'est pas alarmant : « Les filles ont bien réagi face à une formation bien plus âgée, plus expérimentée. Nous avons fourni une excellente deuxième mi-temps. Nous avons tapé deux fois la barre, frôlé la ligne… Il nous a manqué le dernier geste, un peu de réussite devant des défenseurs valeureux et une excellente gardienne ».

L'OL conserve cependant sa place de leader.





Coupe fédérale : les 13 ans sans problème

Les jeunes d'Annes-Sophie Massard ont abordé le deuxième tour régional de Coupe fédérale (équivalent de la coupe de France) avec sérieux et un profond respect de l'adversaire. Malgré le fossé technique qui sépare ces jeunes filles de celles de Saint-Ctr Féline (battue 13-0) et des Minguettes (10-0), les Lyonnaises se sont appliquées à produire du jeu et exprimer une grand envie.

Le groupe : Julie Pérodin – Faren Lamartine, Margaux Genin, Juliette Croes, Lydia Miraoui, Amélie Manes, Mégane Lopez-Tores, Amandine Hébert, Adria Boutaleb, Charlène Sasso.



SR avec PC
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