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OL Féminin: les Lyonnaises ne méritaient pas cela!

Publié le 16 novembre 2005 à 17:48 par PC avec RB

Défaites à Montpellier 2 à 1, les <b>Lyonnaises</b> ont livré un match courageux faisant douter les championnes de France en titre en menant au score dès la 38e minute grâce à un but splendide de <b>Ludivine Bruet</b> auteur d'une frappe de plus de 30 mètres lobant défense et gardienne.

Les Héraultaises sont revenues dans la partie et ont chassé le doute qui les taraudait face à ces Lyonnaises qui leur tenaient tête malgré leur jeunesse et leur inexpérience. Il a fallu pour cela le coup de pouce d'un directeur de jeu sourd à l'appel de son assesseur signalant avec beaucoup d'insistance un hors-jeu. Lattaf (67e) ne laissait pas passer l'occasion et ramenait ainsi les deux formations à égalité.

« C'est rageant, regrettait l'entraîneur Farid Benstiti. Nous avions très bien engagé le match malgré des conditions très difficiles et un terrain détrempé. Montpellier nous a d'ailleurs peu mis en danger en première mi-temps et notre avance semblait fort logique ». Signalons tout de même que, suite à une mésentente avec sa défense, Aurore Pégaz a commis une faute sanctionnée par un penalty détourné par ses soins (12e). Remontées et déterminées, les olympiennes entrevoyaient alors une bonne opportunité.

« À la mi-temps, je sentais un deuxième but possible tellement nous avons su gêner l'adversaire sans trop nous mettre en péril. Les jeunes ont rivalisé avec les internationales de Montpellier. Il nous restait 25 minutes et l'on gérait bien »

Hélas, les nerfs, bien maîtrisés jusque-là, ont lâché et Sandrine Brétigny réputée pour son tempérament impulsif, voire explosif, prenait un carton jaune à la suite d'une contestation sur sa position de hors-jeu. La sanction faisait suite à une autre reçue en première période pour une mise à distance tardive sur coup franc. Pas d'anti-jeu, pas de violence, mais des maladresses et une expulsion (65e) très lourdes de conséquences pour l'avant-centre et le groupe.
Hoda Lattaf profitait donc, comme mentionné plus haut, de l'erreur d'arbitrage et de la supériorité numérique pour remettre son équipe dans le sens de la marche avant que Abily (76e) ne renverse totalement la tendance d'un lob sur Pégaz. L'entraîneur Héraultais ne cachait pas sa satisfaction en une phrase qui devrait être interprétée comme un compliment par son homologue lyonnais : « ça vaut le coup de vivre des matches comme ça ! » Qualité dans l'engagement et dans le jeu malgré des conditions difficile, certes !

Mais frustration chez des Lyonnaises qui ne méritaient pas cela.
« Nous ne sommes vraiment pas aidées, regrettait le coach lyonnais. Les filles démontrent qu'elles valent mieux en termes de résultats que le classement d'aujourd'hui. Mais on ne peut pas oublier que ce n'est pas que sur ce match-là que l'on peut nourrir des regrets. Il y a surtout les points laissés à Compiègne, à Toulouse et face au CNFE. La formation est là, c'est un travail qui trouve sa récompense car les moins de 17 ans se sont montrées très présentes dans les duels. »

Privée de Brétigny suspendue et de Sandrine Dussang toujours blessée, l'OL féminin devra se remobiliser afin de produire une prestation sinon supérieure, au moins égale, dimanche à la plaine des jeux de Gerland face à un autre prétendant au titre actuellement aux commandes, Juvisy.
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