masculins / OL 0 - Soyaux 0

OL Féminin: Un nul et c'est tout

Publié le 17 octobre 2005 à 08:21 par R.B

A la plaine des jeux de Gerland, dimanche après-midi, OL féminin et Soyaux 0-0

Arbitre : Christophe Simon

Le groupe : Aurore Pégaz – Sandrine Dussang (capitaine), Coralie Ducher, Daniel Slaton, Laura Gandonou, Anne-Laure Perrot, Aurélie Naud, Ludivine Bruet, Sandrine Brétigny, Delphine Blanc,Claire Morel, Aurore Giraud, Sarah Chorfa, Cécile Locatelli.

Entraîneur Farid Benstiti.



C'est la déception et les regrets qui habitaient hier les esprits après le triste match nul obtenu (0-0) face une pâle équipe de Soyaux arrivée à Lyon avec l'idée de fermer le jeu et ramener des points si possible. Pour les visiteuses, le but est atteint. Elles le doivent à une désespérante inefficacité lyonnaise, un manque étonnant d'entente, voire même une ambiance tendue. En quelque sorte le ying et le yang par rapport à la prestation produit à la Roche sur Yon voici seulement une petite semaine (victoire 4-0).



L'entame de match a déjà laissé entrevoir un manque d'agressivité, de mordant. Cependant les alertes devant le but de Sirinbick Burcke déclanchées par Morel (4e) et par Brétigny (7e), donnaient l'espoir d'un redressement. Malgré une maladresse dans les transmissions les Lyonnaises s'offraient une belle occasion (24e) lorsque Anne-Laure Perrot trouvait Brétigny en relais avec Claire Morel. Mais la frappe croisée de cette dernière trouvait la main ferme de la gardienne. Sur le corner qui s'en suivait, Aurélie Naud prenait sa chance des 25 mètres mais voyait sa tentative s'écraser sur la transversale sans que Slaton ne puisse la rabattre.

Les possibilités n'ont pas manqué en cette fin de première période, mais avec des balles en profondeur mal dosées, un milieu de terrain trop vite oublié, des mésententes entre les joueuses devenant chroniques, le score n'a pu évolué. Par contre l'agacement, la pression, et l'absence de lucidité ce sont invités sur un terrain où il n'aurait pas dû avoir leur place.



La deuxième période ne fit que cultiver les défauts de cette formation olympienne à côté de son sujet. La domination stérile de l'OL ne faisait que conforter Soyaux à ne surtout pas faire de jeu. Attendre et entretenir l'énervement suffisaient à faire déjouer un groupe se heurtait encore et toujours à sa propre impuissance à achever les phases entreprises butant à plusieurs reprises sur la gardienne (Brétigny 48e, 60e, Morel 78e). Sur cette action d'ailleurs l'arbitre n'a pas voulu voir le tacle irrégulier aux 6 mètres sur cette dernière, comme il avait tourné la tête ailleurs pour éviter cette main visiteuse devant sa gardienne en première période. Bref, rien ne souriait aux Lyonnaises, pas plus l'inspiration que le destin. Il y a des jours comme cela… Oui mais ce sont des jours de trop lorsque l'on affiche des ambitions.

On ne peut désormais qu'attendre très vite une réaction d'orgueil.



« Méritait-on mieux ? »



L'entraîneur Farid Benstiti avait la tête des mauvais jours. Ces points perdus à domicile face à une formation largement à portée et cette manière d'aborder le match de la part de ses joueuses auront du mal à passer. Et à l'évocation des deux penaltys oubliés, il lâchait : « Quand tout s'y met… Mais je ne sais même pas si l'on aurait mérité une victoire ! Mais au-delà du résultat nul, c'est la manière qui m'insupporte. Les filles n'ont mis aucun ingrédient pour concrétiser. Je ne comprends que l'on puisse passer d'un match de très bon niveau à la Roche-sur-Yon à une prestation aussi pâle. Ce manque de régularité chronique m'inquiète. La constance fait partie du bagage du footballeur. Il serait tout de même temps de l'acquérir. La jeunesse n'est pas une excuse suffisante, d'ailleurs je n'en cherche aucune.

Certes, il manquait Lorrie Fair, Alix Faye-Chellali, Gwenaël Pelé qui sont des joueuses qui savent temporiser, calmer, et qui communiquent leur envie de conquête, une énergie positive. J'ai l'impression que le travail important qui se fait à l'entraînement n'est pas intégré où qu'elles ne savent pas l'adapter au contexte de la compétition. »



Les Lyonnaises disposeront de deux semaines pour retrouver leurs vraies valeurs, celles qu'elles possèdent et celles qu'elles doivent absolument ajouter à leur bagage. Elles doivent en effet très vite réagir pour s'en aller affronter Toulouse le 30 octobre.



P.C avec R.B