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OL – Manchester dans la presse

Publié le 18 février 2008 à 12:55 par BV

Petit tour d'horizon de la presse de ce lundi 18 février. La rencontre entre l'OL et Manchester y est largement évoquée.

[IMG41308#L]Un point, c’est ce qui sépare l’OL, leader de la Ligue 1, de son plus proche poursuivant, Bordeaux. Le large succès des Girondins sur la pelouse du stade de Louis II de Monaco (6 – 0) permet en effet aux hommes de Laurent Blanc de revenir presque à hauteur des champions de France, une situation que ces derniers n’avaient plus connue après 25 journées depuis la saison 2003-2004. Comme le note L’Equipe : « tout reste possible». Le quotidien sportif fait sa Une sur les conséquences de ce score de tennis infligé par les Marine et Blanc : « Bordeaux relance tout » illustré par son homme en forme : Fernando Cavenaghi, auteur de 8 buts lors des 6 derniers matchs de Ligue 1. Bordeaux va recevoir à trois reprises (Anderlecht en UEFA puis Lille et le PSG en L1) avant de se rendre à Lyon pour un duel décisif.

Après son revers au Mans, la formation lyonnaise est partagée entre gueule de bois post-déroute et mobilisation pré-Champions League, comme le déclare sans détour Juninho : « Soyons plus chiants ». Lucide sur les faiblesses actuelles de l’OL, le Brésilien diagnostique : « (Face au Mans), on n’a pas eu une seule occasion, et ça, c’est très, très rare. Je ne me souviens même pas si c’était déjà arrivé. On a toujours le talent mais on manque un peu de caractère (…) On a fait beaucoup d’efforts pour être en huitièmes de finale de la Ligue des Champions, il ne faut pas lâcher maintenant.» Le capitaine de l’OL stigmatise l’âme de compétiteurs que le club a « perdue » mais se montre optimiste : « je ne suis pas inquiet, cela va revenir. »

[IMG42901#R]L’Equipe consacre une demi-page au retour à la compétition de Cris, le Brésilien a joué 90 minutes hier avec la réserve de l’OL. « Cris veut jouer mercredi » titre Sébastien Tarrago. Au terme de la défaite face à Raon-l’Etape (0 - 1), le Brésilien s’est déclaré « vraiment bien physiquement ». Conséquence : il pense pouvoir rejouer avec l’équipe première… « à partir de mercredi ! ». « Si le coach me choisit, je peux jouer, ce n’est pas un problème, a-t-il assuré. (…) Je suis prêt ».
Après plus de six mois d’absence, Cris peut-il retrouver la compétition lors d’un match de Ligue des Champions face, qui plus est, à Ronaldo, Rooney ou Tevez ? « Il n’y a pas de soucis. J’ai trente ans. Je sais comment jouer. C’est vrai que je n’ai pas beaucoup de rythme. Mais ce n’est pas grave. C’est le match de la saison. Je sais que je peux jouer. Je sais que je peux être dans le groupe (…) Le genou est costaud. Maintenant, il faut jouer. Je pense que je peux aider l’équipe. C’est aussi pour cela que j’ai envie de rejouer : pour aider mes amis. On est dans une période un peu difficile. Aujourd’hui, il faut réagir. On n’a pas beaucoup de temps, » a-t-il affirmé.

[IMG42902#R][IMG41305#L]De son coté, Le Progrès met l’accent sur la sortie de Jean-Michel Aulas après la défaite au Mans. « Jean-Michel Aulas hausse le ton» titre le quotidien régional : « Le président lyonnais a mis les joueurs et le staff face à leurs responsabilités après la décevante défaite au Mans. Il attend une grosse réaction mercredi. » Le président lyonnais souligne que l’OL n’est pas « dans un conflit de générations mais les valeurs du vestiaires ont évolué. Les leaders historiques ne sont plus les seuls leaders techniques, il y a donc des réglages à faire progressivement pour que l’équipe, même quand elle est moins bien, fasse primer les valeurs du collectif ». Des réglages dont il a fait part à Alain Perrin au cours d’une « mise au point » : « je lui ai rappelé que nous avions contre Le Mans beaucoup de joueurs qui n’étaient pas à leur poste de prédilection. J'aurais préféré qu’une équipe type joue même si cela dépend aussi des joueurs absents ou pas au meilleur de leur forme. »

Des réglages à faire selon Jean-Michel Aulas. « Une soudure nécessaire » aux yeux de Christian Lanier qui note que « c’est un groupe fissuré qui s’est incliné au Mans. Il reste quelques jours avant la réception de Manchester United pour tenter de souder une équipe en manque de jeu collectif ». Et notre confrère de souligner qu’au Mans « le disjoncteur a sauté et personne n’a trouvé le bon interrupteur ». « On a eu la sensation que ce groupe ne vivait pas ensemble, ne s’épanouissait pas » écrit-il avant de s’interroger : « la faute à qui ? ». « A Alain Perrin, ce serait un peu facile, analyse-t-il. Au contexte enfermant dans un confort permanent les joueurs ne ressentant pas une réelle pression ? C’est possible. A un mercato de janvier catastrophique pour l’homogénéité du groupe ? C’est très probable. » Et de conclure : « sous la pression de Bordeaux, et appelés à défendre leurs chances contre Manchester mercredi, les Lyonnais auront à démontrer qu’ils ont encore des projets ensemble… »

[IMG42903#R]Le Progrès est allé explorer «l’Univers de Manchester United ». Ou plutôt : l’univers de « Manchester United Limited », l’empire financier mis en place par le nouveau propriétaire de « Man U », Malcom Glazer. A coups de millions d’euros, le milliardaire américain, également propriétaire de l’équipe de football américain des « Tampa Bay Bucaneers », a transformé « United » et son âme, au grand désespoir de ses fans.

[IMG42763#L]Le Dauphiné Libéré traite également de la rencontre de Champions League sous l'angle financier. La philosophie de Manchester United ? « Etre en pleine santé économique et recruter les meilleurs joueurs du monde afin de réduire au maximum la glorieuse incertitude du sport. » Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la marque se porte bien, « seul un tiers de ses revenus étant directement lié à ses résultats sportifs ».
Une réussite qui ne laisse pas insensible Jean-Michel Aulas, le président lyonnais : « Manchester United est un modèle économique à suivre. C'est un club qui a un passé et un avenir. Il réussit la synthèse du palmarès et de la réussite économique. Il varie ses ressources pour investir. Nous allons, nous aussi, essayer de suivre cette voie dans deux directions notamment: le développement de la marque OL et la construction d'un stade neuf de 60 000 places."
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