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OL - Monaco: Le bal des Seigneurs

Publié le 24 septembre 2004 à 11:59 par R.B

[IMG3250L]A la cour du <b>Roi</b> de France, voici venus samedi les <b>Princes</b> de Monaco. Pas de baise main, ni de cirage de pompes pour autant ! Un bal des Seigneurs très coloré avec toutes ces nationalités très variées (<b>11</b>), ces joueurs étrangers (<b>16</b>). Le maître de musique aura le choix entre le tango argentin, la samba brésilienne, le sirtaki grec, le slow italien, la valse française, les danses africaines…

A la cour du Roi de France, voici venus samedi les Princes de Monaco. Pas de baise main, ni de cirage de pompes pour autant ! Un bal des Seigneurs très coloré avec toutes ces nationalités très variées (12), ces joueurs étrangers (17). Le maître de musique aura le choix entre le tango argentin, la samba brésilienne, le sirtaki grec, le slow italien, la valse française, les danses africaines… Sur le banc des entraîneurs 2 autres joyaux couronnés différemment. A l'infirmerie de bien beaux partis (Elber, Abidal, Chevanton, Nonda, Plasil, Bernardi). Un roi … des princes dans leurs frontières (10 titres de champion, 8 coupes de France, 2 coupes de la Ligue…). Un roi… des princes aux rêves de grandeurs européennes.

Certes les Monégasques, nobles de naissance par le fait de leurs Princes successifs, ont une ancienneté bien marquée dans les palmarès (premier titre de champion en 61) et en âge (création du club en 1919). Les Lyonnais plus jeunes (1950) ont acquis leur blason au fil du temps et du travail, sans avoir les facilités liées à une Principauté !

Ce bal, automnal de l'an 2004, a déjà eu par le passé d'autres vies: 40 au total ; les invités, tellement bien reçus, sont repartis 12 fois gagnants, 10 fois dos à dos et 18 fois marris. Seuls les Verts, et oui, ont fait mieux (10 succès, 14 nuls et 16 défaites). Il y eut même un « bal trappe »; le très fameux de la saison 99-2000 poussant Anderson au rouge !



Ce bal devenu un classique tombe à pic en cette période européenne ; l'OL ira à Prague mardi et Monaco recevra La Corogne. Mais après 7 journées, le rendez-vous entre le champion 2003 et son dauphin ; le champion 2004 et son principal concurrent tout au long de la saison ; le premier du moment et son second… n'arrive-t-il pas un peu tôt pour en tirer des conclusions hexagonales? « C'est un match à gagner ; le championnat est encore long. Les 2 équipes ont bien débuté leur championnat. N'en tirons pas pour autant des conclusions hâtives ». Vous prenez les joueurs lyonnais les uns après les autres et vous entendrez le même discours.



Soit ! Toutefois, si l'on regarde en détail les 2 groupes, on peut se dire, sans heurter les susceptibilités, que les masques sont déjà tombés après le judicieux recrutement de l'été. Il y aura à l'évidence la notion d'usure physique pouvant modifier les données théoriques, si par bonheur la Champions League se prolongeait sur le printemps. Sincèrement ces Seigneurs… ne les voyez vous pas sur le podium du championnat au mois de mai… avec la couronne ?



Comment se présente cette soirée avancée ? Avec des absents de par et d'autre ; après le genou d'Elber, Abidal est revenu de Toulouse, le fessier gauche déchiré. Paul Le Guen aura l'embarras du choix pour le remplacer (Diatta, Berthod… Malouda) tout en maudissant cette blessure tellement le véloce Eric a été impeccable depuis le mois d'août. Attention sur le côté gauche olympien à ce diable de Maicon, l'ancien partenaire de Cris à Cruzeiro, véritable Roberto Carlos, en plus grand, du couloir droit des blanc et rouge. Un seul des 18 éléments du voyage dans la Ville Rose restera dans les tribunes. En espérant que dans leur cour de Gerland, ces Lions marquent "enfin" leur territoire. Sinon à quoi cela sert de voyager en classe affaires!



Pour Didier Deschamps, c'est toujours un peu la « déche » au niveau des attaquants : Nonda, Chevanton, blessés, les possibilités de choix sont plus restreintes. Reste Adebayor, Kallon, un Sierra Léonais dopé par le but adverse et Saviola ; un « lapin » pas encore au point qui rappellera aux supporters lyonnais une de leurs « idoles » argentines... par le talent et la taille : Gallardo. Il pourrait y avoir aussi Camara, buteur lors du dernier succès 3 à 1 à Gerland. Bernardi, le maillon fort du milieu, étant un absent quasi irremplaçable. L'Uruguayen Perez et le Grec Zikos ayant cependant un bon registre différent.



Monaco a un point d'avance sur l'OL au classement, tout en ayant rarement convaincu pleinement dans leurs prestations, mis à part lors du nul à Lens (1-1). Ajoutez y ce brin de chance contre Nantes et les copains de l'araignée italienne Flavio Roma, en état de grâce en ce moment, doivent penser qu'en haussant leur niveau de jeu, ils peuvent avoir de grandes ambitions tout le temps. Sans oublier que les jeunes tricolores Givet, Evra, Squillaci ont intérêt à chaque match de se bouger les crampons… pour continuer de plaire à Domenech.



Place donc à ce Bal des Seigneurs, dirigé par le Sieur Laurent Duhamel, un international normand de 35 ans. Oh fait, question discipline, savez vous que ces Princes Monégasques ont la fâcheuse tendance à voir jaune: 22 cartons et le pompon de champion. Maicon ,Zikos et Kallon sachant d'ores et déjà qu'ils seront bientôt au piquet. Cela promet avec les locaux costauds plusieurs points chauds. Est-ce incompatible en portant de telles armoiries !



Statistiques Monaco:



19 joueurs utilisés; 2 à 630 minutes de jeu (Roma et Evra).



22 cartons jaunes: Zikos 3, Kallon 3, Maicon 3, Perez 2, Chevanton 2...

10 buts pour dont 4 pour Kallon (2 pénalties); 3 têtes; 1 seul but hors de la surface (Kallon); 4 buts après des centres; 1 après un corner... 5 buts en première mi-temps et 5 en deuxième.

5 buts encaissés dont 1 coup franc (Lens); 1 tête...





R.B



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