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OL - Nantes: Le Lyon n'a pas pris froid!

Publié le 13 novembre 2004 à 19:57 par R.B

[IMG3140L]Les Lyonnais appliqués, solidaires, solides ont battu logiquement une équipe nantaise qu'i n'a pas sur trouver la solution pour bouger ce bloc impressionnat. Les champions de France sont toujours invaincus et n'ont plus pris de but depuis maintenant 480 minutes. Ils peuvent attendre tranquillement les résultats de leurs concurrents... ils seront leaders au soir de cette 14ème journée...

A Lyon, stade de Gerland, OL 2 Nantes 0 (mi-temps : 0-0) ; temps : glaciale et ventée; pelouse : en bon état; spectateurs :35 556; Arbitre : . Gilles Veissière (Méditerranée).



OL : Puydebois – Réveillère, Diatta, Cris, Berthod, Essien, Diarra, Juninho (puis Clement 85ème), Govou (cap) (puis Bergougnoux 84ème), Frau (puis Nilmar 68ème), Malouda.



Nantes : Landreau (cap) – Savinaud, Caceres, Guillon, Viveros, Toulalan, Yapi, Fae (puis Dimitrijevic 72ème), Quint (puis Pujol 72ème), Ahamada, Bagayoko.



Buts : pour l'OL, Frau (46ème), Govou (59ème)



Faut-il appréhender actuellement chaque rencontre disputée par les Lyonnais ? A qui le tour de rejoindre l'infirmerie? On va finir par afficher sa peur ou se poser ce genre de questions plutôt noires si les blessures continuent d'accabler les Champions de France. En terme de série, nous préférerions que celle de l'invincibilité en championnat perdure. En sachant que dans tous les domaines, il y a forcément une fin aux séries. Souhaitons simplement que ce match contre Nantes ne conduise pas à l'hôpital un énième joueur et que l'OL affiche toujours sa virginité dans la colonne défaite… et un joli 9 dans celle des succès.

Il fait un froid de canard sur Gerland. Congelés en tribune de presse, nous prions pour que le spectacle nous réchauffe. Privés de Coupet, Cacapa, Wiltord, Abidal, Benarfa, les Olympiens présentent cependant un visage attrayant et solide. Et comme on le répète systématiquement dans ces cas là : aux présents de montrer leurs talents. Les Nantais ne sont pas du genre à gâcher un spectacle. Ils se plaisent à défendre au fil des saisons leur label maison de jeu en perpétuel mouvement. Un Canari apprend à faire courir le ballon, à se rendre disponible… Je prends ; je donne ; je reçois. Ce « volatile » est par essence obligatoirement collectif. Certes cela ne fonctionne pas toujours. Par leur faute et aussi celle de leurs adversaires. « Il ne faut pas leur laisser le ballon… ». Paul Le Guen l'a encore dit vendredi soir à l'issue de l'entraînement à huis clos. Il y aura donc bataille pour la possession de balle et son utilisation. Faisons confiance à Diarra, Juninho, Essien pour maîtriser le milieu de terrain. A propos du Ghanéen, il a reçu avant le coup d'envoi le trophée du meilleur joueur du championnat de France pour le mois d'octobre. Lui qui a une peur bleue des chiens va devoir montrer une fois encore que rien ne l'impressionne dans un rectangle vert. On lui fait confiance.

Comme on fait entière confiance à Gilles Veissière, l'arbitre du match. A propos des arbitres, juste une parenthèse, le jeu n'existerait pas sans eux. Mais pour rendre ces éminents services, ils ne touchent plus des clopinettes comme autrefois. Cela mérite bien, si c'est justifié, des critiques, des désaccords ; et d'une façon générale, des jugements de valeur… Cela existe dans toutes les fonctions rétribuées. Il y a quand même pire que de tenir un sifflet pendant 90 minutes ! Et que l'on ne vienne pas nous parler de pression, d'enjeu…

Avec leurs blessés, les 2 entraîneurs n'ont presque pas eu le choix pour constituer leur 11 de départ, si ce n'est pour un poste d'attaquant. Loïc Amisse préférant Ahamada à Pujol ; Paul Le Guen choisissant Frau à la place de Nilmar qui a 120 minutes lilloises dans les pattes. Il fait un froid de canard, mais le vent violent nous inquiète plus que le niveau du thermomètre. Comment jouer avec ces rafales ? En première période, les Gones jouent contre le vent et avouons le, il ne se passera pas grand-chose. Au jeu très posé des visiteurs, les locaux répondent par une forme de prudence. Cela donne des débats en manque de rythme, sans folie, mollasson. Les Nantais auront une occasion franche de but sur une échappée du grand Bagayoko (24ème) qui manquera son face à face avec Puydebois ; pour le reste ils s'essaieront sans précision aux frappes lointaines. Les partenaires de l'intenable Govou auront le but au bout du pied gauche de Malouda (31ème) après une belle action collective. La frappe du Guyanais passant légèrement à côté de la cage de Landreau. En cette fin de mi-temps, les Olympiens montrent des choses intéressantes comme en autre ce triple une-deux entre Malouda et Juninho. Mais au repos on se demande si cette rencontre va se débrider et surtout si les champions de France pourront prendre le dessus sur ces écoliers jaunes trop appliqués.

A peine le temps de se rasseoir et le latéral gauche colombien Viveros manque sa passe en retrait ; Pierre-Alain Frau, à l'affût, récupère le ballon et trompe Landreau d'une frappe croisée (46ème). Les Blancs ont piégé les Canaris qui vont devoir prendre des risques pour revenir au score. Les « Lions » attendent au coin du bois leur proie qui se fait prendre dans son dos par une passe profonde de Juninho à destination de Govou. « Sid » met le turbo et bat en croisant son tir Landreau (59ème).

2 à 0 à l'heure de jeu, le plus dur est fait pour le leader invaincu du championnat. Les visiteurs ne changent quasiment pas leur mode opératoire trop léché, pas assez réaliste. En s'appuyant sur son collectif et le travail de mammouth de Diarra, d'Essien et de Juninho, l'OL peut voir venir. Les quelques actions dangereuses des Canaris sont étouffées par ce bloc sans faille ; et puis pour se rassurer… il y a l'incroyable Cris. Ce gars là, il est impassable ! Certes, sur une incompréhension défensive, Bagayoko aurait pu réduire le score (70ème). Le Malien devisera sa frappe.

Les Lyonnais continent eux de maîtriser la situation en se créant des occasions. Berthod troue la garde nantaise (72ème), mais son but est refusé pour une position de hors jeu. Le remuant Nilmar, qui a remplacé Frau, sème la panique dans la surface de réparation adverse ; les frères jumeaux du milieu, Diarra-Essien, placent une tête et un tir à côté ; Bergougnoux pousse Landreau à une belle horizontale ; avant que Berthod, à l'aise sur son côté gauche, ne clôture la soirée par une tentative légèrement au dessus de la cage jaune. L'OL s'impose logiquement 2 à 0 sans avoir trembler.

Cela fait maintenant 480 minutes que ce groupe n'a pas encaissé de but. Ce groupe a plus joué avec intelligence, application que très brillamment. Mais quelle solidité encore. Impressionnant ! Au passage, c'est la première fois que Nantes perd par plus d'un but d'écart ; c'est la première fois que Govou, très bon, a marqué avec le brassard de capitaine au bras. Diarra, Essien, Juninho ont touché à eux trois, près de 300 ballons. Ahurissant ! L'OL est toujours invaincu et a su se « passer » de ses nombreux blessés. Ces 3 points là sont... des très, très bons points.







Statistiques :



Corners pour l'OL : 2

Corners pour Nantes : 2

Hors jeu pour l'OL : 3

Hors jeu pour Nantes : 2

Coups francs pour l'OL : 16

Coups francs pour Nantes : 11

Tirs cadrés pour l'OL : 4

Tirs cadrés pour Nantes : 2

Tirs non cadrés pour l'OL : 13

Tirs non cadrés pour Nantes : 9

Puydebois arrêts : 8

Puydebois arrêts décisifs : 0



R.B

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