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OL - PSG: les belles histoires de "Nanard"

Publié le 30 novembre 2005 à 11:23 par R.B

Qui ne connaît pas la fabuleuse mémoire de Bernard Lacombe pour raconter les histoires qu'il a vécues tout au long de sa carrière de joueur, d'entraîneur et de dirigeant.

Raconter autant en gestes qu'en paroles. Le souci du détail l'habite… un souvenir en appelle un autre… nous pourrions rester des jours et des nuits à l'écouter égrener ces larges pans de sa vie. Et quand, ce passé devient trop secret, pas question de le divulguer. Alors avant chaque match des Lyonnais, nous demanderons désormais à Bernard de nous raconter quelques souvenirs liés à l'adversaire de l'OL. Ce sont les belles histoires de « Nanard » ou encore "les Nanardises". Raconte nous le PSG...

En 1974-75
« Ce match à Gerland, je ne peux pas l'oublier. Nous étions menés 3 à 0 à la mi-temps. Les Parisiens ajoutent un quatrième but dès le début de la seconde période. Mon père a quitté le stade. En arrivant à la maison, ma maman lui a dit : tu as vu ce qui s'est passé. En lui annonçant le score final de 4 à 4, il ne voulait pas le croire. J'avais inscrit 2 buts ; Domenech et Di Nallo 1. »

En 1982-83
« Je jouais avec Bordeaux. Nous avions gagné 2 à 1 à Bordeaux. Baratelli et Luis Fernandez n'arrêtaient pas de chambrer. Sur une action, où Baratelli relance, j'étais juste derrière Luis ; je lui ai mis une tarte. L'arbitre, Monsieur Bouillet, n'avait rien vu, mais un des arbitres de touche, oui. Heureusement que nous jouions chez nous, j'ai juste pris un carton jaune. Entre Luis et Bordeaux, c'était chaque fois un sketch, notamment avec René Girard. Les 2 ne pouvaient pas se blairer, alors ils se courraient après du début à la fin. René en faisait autant avec Lemoult ».

En 2001-2002
« Lors de notre victoire 3 à 0 à Gerland, Luis Fernandez avait eu un comportement inacceptable avec Jacques Santini, le club. Il nous avait manqué de respect. J'ai été fâché avec lui plusieurs semaines. Et puis, le jour où nous avons été sacrés contre Lens, je lui ai envoyé un message : tu vois Poulidor, à force de s'entraîner il est devenu champion. Luis avait l'habitude de comparer l'OL à Poulidor. Il m'a répondu dans la foulée : ici, c'est Jacques Anquetil; félicitations. Nous nous sommes reparlés."

Coupe de France
« C'était avec Bordeaux ; nous avions perdu 3 à 1 au PSG. Au match retour, nous menions 2 à 0 et étions qualifiés. Malheureusement, les Parisiens ont marqué un but et nous ont éliminés. Ils avaient une belle équipe avec Rocheteau, Susic, Boubacar, Fernandez. C'est Boubacar qui avait marqué. Face au PSG, j'ai rencontré de grands joueurs comme Susic, Bianchi, Ardiles. Juninho, il me fait penser à Susic. Ce Yougoslave était vraiment un grand joueur et en plus c'était un super mec. Sinon, j'ai toujours aimé rencontrer Baratelli. Il a été un des gardiens de but, avec Ettori, contre qui j'ai marqué le plus de buts dans ma carrière. Un jour, en les comptant, je suis arrivé à 20. Je me souviens qu'il jouait avec un superbe maillot jaune. Cela devait m'inspirer »

En 1978-79
« Avec St-Etienne, nous avions gagné 4 à 1 au stade Geoffroy-Guichard. J'avais inscrit 2 buts et fait une passe décisive à Jacques Santini sur un coup franc rapidement joué. Remarque, ce jour là, nous n'avons eu aucun mérite. Jean-Michel Larqué avait joué en défense centrale. Ah, s'il avait fait toute sa carrière à ce poste, j'en aurais mis un paquet de buts en plus ! Il n'était pas bon de la tête et quand il taclait, il se jetait! »
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