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OL - Sochaux en huitièmes

Publié le 03 février 2008 à 18:41 par BV

Longtemps tenus en échec par les Hauts-Savoyards de Croix-de-Savoie, les Lyonnais ont dû attendre la 80e minute de jeu et un coup franc de Fred pour faire la différence. Ils accèdent aux huitièmes de finale de la Coupe de France où ils retrouveront Sochaux le 19 ou le 20 mars à Gerland.

Le succès fut long à se dessiner, les hommes d’Alain Perrin ne trouvant l’ouverture qu’à dix minutes du terme de la rencontre, en toute fin d’une seconde période durant laquelle ils ne se sont pas procuré la moindre occasion de but à l’exception de la réalisation de Fred et une tête de Grosso largement hors cadre (60e). Sur un terrain qui se dégrada rapidement, ils tardèrent à se dépêtrer du piège tendu par les coéquipiers de Di Tommaso. Mais qu'importe l'attente, l'espoir de remporter un trophée qui fuit l'OL depuis 1973, demeure.

Il y a une semaine, face à Saint-Etienne, le salut était venu d’un coup franc de Benzema. Face à Croix-de-Savoie, c’est Fred qui s’est distingué dans cet exercice traditionnellement dévolu à Juninho, absent en raison d’une fracture au 5e orteil du pied gauche. Pour inscrire son tout premier but de la saison, le Brésilien a également pu bénéficier de l’aide de Johan Durand, le gardien de Croix-de-Savoie laissant maladroitement échapper le cuir sous ventre (80e).

Souffrant peut-être d'un manque de repères dans un schéma en 4 – 4 – 2 (avec un duo d’attaquants Benzema – Fred et Govou et Ben Arfa sur les côtés), les Lyonnais ne trouvèrent que trop rarement le bon rythme pour surprendre une formation de Croix-de-Savoie bien regroupée, et qui sut parfaitement gérer ses rares opportunités de contre. Avant l’ouverture du score rhodanienne, les Hauts-Savoyards ont ainsi longtemps tenu la dragée haute aux sextuples champions de France. Mieux, ils se sont procuré les meilleures occasions de but. C’est tout d’abord Perrin qui, d’une frappe puissante à 25 mètres, inquiéta Grégory Coupet (2e). En position de hors jeu, Di Tommaso trompa le portier lyonnais (4e). Ce dernier sauva ensuite les siens à trois reprises. Il remporta ses deux face à face avec Perrin (23e) puis Di Tommaso (43e), et capta la frappe au ras du poteau du premier (24e).

A la pause, le score de parité semblait presque flatteur pour les Lyonnais qui ne s’étaient montrés dangereux qu’en de trop rares occasions. Benzema avait frappé à coté (17e) puis sur le poteau (19e). Fred avait vu sa tentative claquée par Johan Durand (25e) et Kim Källström à l’entrée de la surface n’avait pas attrapé le cadre (28e).

La réaction de l’OL en seconde période était attendue. Elle mit du temps à se dessiner. Pis, les pensionnaires de CFA s’enhardirent. Et Grégory Coupet endossa une nouvelle fois les habits de sauveur en claquant la frappe de Di Tommaso (55e). La frappe de Bougli (68e) et le centre-tir de Perrin n’attrapèrent pas le cadre. Dans les arrêts de jeu, l’ultime tentative de Coquio s’enfuit à gauche du but de Coupet (92e).

Alors, certes, les Lyonnais n’ont pas montré leur meilleur visage, se contentant du strict minimum. Pas sûr pourtant qu’au mois de mars, au moment d'entamer leur huitième de finale face à Sochaux, ils se souviennent d’avoir peiné sur un délicat terrain de Haute-Savoie. La Coupe de France est remplie de qualifications dans la douleur, de succès au bout du suspens et de fins heureuses. Pour l’heure, l’aventure continue.
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