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OL - Sochaux: Toutes griffes dehors?

Publié le 13 août 2004 à 09:14 par R.B.

[IMG2750R]Pour <b>la 38eme édition </b>en terres lyonnaises de ce duel entre « fauves », quelles griffes laisseront leurs empreintes sur ces débats ? Si les Sochaliens n'auront rien à perdre, les Lyonnais penseront à bonifier leurs 3 points pris à Nice… pour gâter en autre leurs supporters qui attendent de les revoir avec impatience, gourmandise et, pour certains, un zest d'interrogation.

Le Sochaux, club crée en 1928 et leader en terme de présence en Ligue 1 (57 saisons), d'avant guerre avait de la gueule : 2 titres de champion 1935,38 ; une Coupe de France en 37. Et puis, mis à part 3 couronnes de D2 en 47, 88, 2001… plus rien. Enfin, la saison dernière, La Coupe de La Ligue est venue récompensée ces Lionceaux attachants en lieu et place des Canaris d'un Landreau trop gourmant. Battus à plat de couture 12 mois plus tôt au même stade de la compétition par Monaco (1-4), les Doubiens de Guy Lacombe restent en championnat sur 2 cinquièmes places. Eux qui par le passé ont obtenu 2 fois le siège de dauphin en 52-53 et en 78-79. Tiens cette saison là, il y avait Anziani, Genghini, Ivezic, Parizon, Parick Revelli, Ruty, Stopyra et un certain Joël Bats. Personne n'a oublié aussi la génération des Rousset, Bazdarevic, Silvestre, Hadzibegic, Laurey, Croci, Henry, Thomas… 2 fois quatrième à la fin des années 80, après une saison en D2 en 87-88, marquée par une visite « ébouriffante » à Gerland conclue victorieusement 7 à 1 ! Sans tirer un trait sur ce groupe, dirigé par René Hauss en 68, animé sur la pelouse par les Georges Lech, Watteau, Piat, Battman, Seles… au final les pieds sur la troisième marche du podium.



Trêve de passéisme ! Pourtant avec le départ de Pierre-Alain Frau et de Benoit Pedretti, leurs deux enfants doués du centre de formation, les supporters du FCMS doivent se demander cette saison s'ils ne vont pas regarder dans le rétro. Au pied des Usines Peugeot, si chaque matin du monde, comme partout ailleurs, est sans retour, la vie est cependant un éternel recommencement ; finances obligent. D'autres petits fauves ont pris la relève ; Le grand rouquin Jéremy Mathieu est déjà sorti de sa coquille de simple espoir ; un autre Jérémy, Menez, pourrait lui emboîter les crampons ; Guirane N'Daw aussi ; Sylvain Monsoreau en étant déjà à un niveau supérieur.



Cela sera-t-il suffisant pour briller en championnat, dans les coupes françaises et en UEFA ? D'autant que Flachez, le capitaine, a choisi un nouveau challenge… en Ligue 2 à Guingamp. Pagis voulant « se séparer » de son entraîneur, et vice et versa à priori, a pris la direction de Strasbourg. Philippe Raschke, atteint par la limite d'âge, a bien mérité sa retraite. L'ancien stéphanois Potillon ; le bientôt ex niçois Pitau et un Brésilien buteur patenté, international à 5 reprises, Ilan sont venus enfiler la tunique jaune et bleue. Rejoignant ainsi le buteur Santos, les gardiens Richert, Gnanhouan, les défenseurs Monsoreau, Paisley, Diawara… les milieux Isabey, Oruma…orphelins depuis peu de Trapasso, genou en vrac au bout de 20 minutes de jeu pour l'ouverture de cette saison. On l'aura compris, il y a des incertitudes dans cette belle maison présidée par Jean-Claude Du Plessis. Mais à Sochaux, pas question de faire des folies, quand on ne peut pas… on laisse cela à d'autres !



Les récentes affiches OL – Sochaux ont toujours été agréablement pimentées. En 2001-2002, il avait fallu un coup franc de Juninho, son premier lyonnais, pour arracher le nul ; la saison dernière, une remise de la poitrine d'Elber profitait à la frappe hors de la surface de réparation de Luyindula pour de nouveau partager les points ; en 2002-2003, quelques jours après l'élimination, aux tirs au but, en coupe de la Ligue (triplé de Santos) au stade Bonal, les Olympiens prenaient une éclatante revanche en s'imposant 4 à 1 (2 buts de Luyindula, 1 de Juninho et 1 Charvet csc).



Pour la 38eme édition en terres lyonnaises de ce duel entre « fauves », quelles griffes laisseront leurs empreintes sur ces débats ? En ouverture de la saison, les Lionceaux, à domicile, ont battu petitement les Corses d'Ajaccio 1 à 0 (but de la tête de « Sly » Monsoreau, surnommé depuis Monzorro, après un corner d'Isabey) ; Menez a montré vitesse et puissance, principalement, sur le côté gauche et Santos a eu deux véritables occasions de but qu'il n'a pas su cadrer; une chose est sûre, au FCMS, le ballon circule toujours bien! « les Lions », eux, se sont imposés à Nice 1 à 0 (but d'Elber). Samedi, la jeunesse, des 2 côtés, sera au rendez-vous, avec peut-être la présence du tandem de l'équipe de France des moins de 17 ans championne d'Europe Menez-Ben Arfa, mais chacun avec ses propres couleurs. « Sochaux, c'est toujours la même chose ; les gars te laissent le ballon ; ils sont bien en place et puis ils placent un contre qui peut faire mouche. Contre eux, il faut souvent marquer les premiers… et peu importe les départs de Pedretti, Frau, Pagis. Les remplaçants sont formés dans le même moule ». Les propos de Florent Malouda sont sans équivoque sur ce qui attend les champions de France samedi soir.



« Il leur faudra peut-être un peu de temps pour retrouver la même cohésion, mais je ne me fais aucun souci pour eux. Ils vont être super motivés samedi. Menez ? Tout le monde savait qu'il pouvait intégrer le groupe pro. Les nouveaux leaders de jeu du FCMS ? Mathieu, Monsoreau par exemple. Monsoreau a toutes les qualités pour être le patron de la défense… ». Avis d'un connaisseur : Pierre-Alain Frau.



L'OL attend toujours la signature de ce fameux défenseur central. Diarra , Diatta devraient patienter encore un peu avant d'intégrer le groupe; Sochaux privé de Trapasso, Daf, Oruma, Boudarene, Ilan, de leur prochaine recrue Pitau; Santos, problème à la rôtule, s'est entraîné ce vendredi sans problème. Sochaux, avec un nouveau capitaine, Isabey à la place de Flachez. Tout ceci ne doit pas gêner le spectacle. Et si les Sochaliens, handicapés sur le papier, n'auront rien à perdre, les Lyonnais, de plus en plus sélectionnés français, penseront à bonifier leurs 3 points pris à Nice… pour gâter, en autre, leurs supporters qui attendent de les revoir avec impatience, curiosité, gourmandise et, pour certains, un zest d'interrogation.





R.B.

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