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OL - Strasbourg: Trois points dans la douleur!

Publié le 30 octobre 2004 à 23:04 par R.B

[IMG3620L]L'OL a terriblement souffert pour battre petitement 1 à 0 des Strasbourgeois venus à Gerland sans aucune intention de jeur. Et comble de malchance, Claudio Cacapa s'est blessé au genou sur un attentat "impensable" de Keita... Les Lyonnais sont toujours invaincus, en 16 matches officiels, et leaders du championnat devant Lille.

A Lyon, stade de Gerland, OL 1 Strasbourg 0 (mi-temps 0 à 0) ; pelouse : glissante ; temps : frais ; spectateurs 38 201 ; arbitre : M. Thierry Auriac



OL : Coupet – Réveillère, Cacapa (cap) (puis Frau 37ème), Cris, Abidal, Essien, Diarra (puis Nilmar 64ème), Wiltord (puis Clement 77ème), Govou, Malouda.



Strasbourg : Cassard – Deroff, Fahmi (puis Devaux 46ème), Kanté (cap), Boka, Abdessadki (puis Cartier 84ème), Johansen, Keita, Arrache, Pagis, Lacour (puis Farnerud 71ème)



But : pour l'OL Frau (67ème)



Cartons jaunes : pour l'OL, Frau (75ème), Essien (83ème). Pour Strasbourg, Pagis (84ème), Boka (15ème)



Cartons Rouges : pour Strasbourg, Keita (32ème).







5 matches en 15 jours ; 12 ou 13 rencontres d'ici la trêve. Une place de leader du championnat à conserver, voire consolider ; une qualification au1/8 de finale de la Champions League à assurer ; un parcours en Coupe de la Ligue à bien négocier. Fenerbahçe…Manchester United… Sparta Prague, au nom de l'Europe. Marseille… PSG… Auxerre… Bordeaux, en France. Lille, dans le Nord, en Coupe. Autant de chausse-trappes à éviter pour l'ogre lyonnais avant le passage du Père Noël et basculer ensuite dans la très longue ligne droite de l'arrivée ; là où se juge, in fine, la qualité d'une saison. Nous avons le temps!



Une grosse paire de minutes avant de passer à l'heure d'hiver, le Strasbourg de Kombouaré, devenu depuis peu celui de Duguépéroux, est à Gerland. Et oui, en football, il ne faut jamais oublier de prendre les choses dans l'ordre. Cette adversaire ne nous fait pas spécialement rêver depuis plusieurs saisons. Si Rémi Vercoutre avait été dans la cage alsacienne ; Bassila, Devaux, sur le terrain… nous aurions eu quelques impatiences attentionnées à l'égard de ce visiteur presque centenaire. Les blessures et les choix du coach nous privant du plaisir d'agréables retrouvailles, les sentiments deviendront pensées uniques : une 7ème victoire en championnat, large et belle comme une citrouille d'Halloween.



Les Alsaciens vont aussi bien que les Corses d'Ajaccio et un peu mieux que les Provençaux d'Istres. Ils sont donc reléguables pour l'instant ! En battant Nice samedi dernier, ils ont enfin débloqué leur compteur succès, de quoi mettre du carburant dans leur moral, malgré une infirmerie trop garnie. Vous connaissez la fameuse loi des séries… l'OL, invaincu depuis16 rencontres officielles toutes compétitions confondues, en vit une belle et ne veut pas la perdre ; Le Racing croit, lui, en celle possible liée au récent déclic psychologique. On peut toujours tout envisager avant…



Que va-t-il se passer sur la pelouse de Gerland ? 2 Maliens, Diarra et Keita, seront face à face au milieu de terrain ; la meilleure défense d'un côté, la plus faible de l'autre ; une Pagis-dépendance chez les Alsaciens, 6 buts sur 12, opposée aux nombreux buteurs lyonnais ; un banc étoffé chez le Champion de France, nettement moins « marqué » pour les visiteurs ; une domination sans partage poussant à la résistance courageuse… etc, etc, etc…. Laissons faire le terrain qui vendredi soir a renvoyé Marseillais et Monégasques dos à dos aux vestiaires. Un bon point pour Coupet et ses copains.



Paul Le Guen alignait « son » équipe du moment. Pas le temps de regarder sa montre, ni de faire coucou à Trézeguet et au couple Vercoutre présents dans les tribunes de Gerland ! Wiltord au bout de 35 secondes avait une occasion en or d'ouvrir le score ; il ne concrétisait pas la récupération de Juninho. Un signe avant coureur de la domination sans partage des Lyonnais. 4 minutes plus tard, « Nino » vendangeait de nouveau un caviar de Govou ; puis Govou croquait une offrande de Malouda (15ème) ; Wiltord était ensuite contré après un étourdissant duo Govou-Essien ; Cris plantait une reprise de volée à côté sur un corner de Juninho. Décidemment, cela ne rentrait pas. Et les Strasbourgeois me direz-vous ? Inexistants, tout simplement. Ils étaient venus pour subir ; ils subissaient avec le seul Pagis devant qui n'avait pas de ballon à négocier. Cela devenait franchement crispant ; Réveillère faisait valoir son ébouriffante pointe de vitesse sur le côté droit qu'il concluait de 2 ou 3 centres dangereux ; Govou mettait une tête à côté sur un centre idéalement dosé de Wiltord (28ème). Et l'accident se produisait. Cacapa sortait un ballon, le remontait ; le jeune malien Keita allait au contact et lui fracassait la jambe d'un pied assassin. Un geste d'une violence inqualifiable pour un garçon qui s'était déjà mis en évidence lors de ses premières apparitions en Ligue 1 par son engagement physique incontrôlé. L'arbitre sortait le rouge. Mais la douleur de Captain Claudio nous tirait des larmes de rage que l'exclusion de cet « irresponsable alsacien » ne pouvait contenir. Le Brésilien sorti sur une civière, Frau rentrait sur la pelouse ; Malouda reculait en latéral gauche et Abidal prenait place aux côtés de Cris en défense centrale. Juninho enfilait le brassard de capitaine et la première période s'achevait comme elle avait commencé par un but tout fait manqué par « Juni ».



0 à 0 à la pause. 11 Lyonnais contre 10 Strasbourgeois sans saveur. L'OL allait-il buter longtemps encore sur ce groupe qui avait quitté rarement son camp pendant les 45 premières minutes et qui était venu entre Rhône et Saône pour prendre clairement un point sans rien montrer. Cela repartait forcément de plus belle, toujours dans le même sens, au rythme presque d'un tir par minute. Mais toujours pas de but. Les champions de France en venaient à manquer d'imagination même s'ils essayaient d'écarter au maximum leurs adversaires d'un soir. Les frappes n'étaient plus cadrées. Les changements de rythme manquaient cruellement. Et les maladresses, la précipitation faisaient le reste... Govou, qui portait depuis la reprise le brassard de capitaine, passait dans l'axe ; Wiltord sur le côté. Nilmar remplaçait Diarra (64ème).

Et 3 minutes plus tard, Gerland criait sa délivrance ; une excellente transversale de Réveillère trouvait Wiltord qui s'arrachait pour offrir à Frau le but… qui sera celui de la victoire. Dans la foulée, Nilmar tirait à côté en conclusion d'une action solitaire. A 1 minute de la fin, le Brésilien à la belle gueule d'amour perdra son face à face avec le gardien Cassard, plus à l'aise dans ce genre de situation que dans ses dégagements. Quelques cartons jaunes auront été distribués auparavant dont un à Mickaël Essien qui le privera du match de Coupe de la Ligue. Wiltord, douleur musculaire, ayant été remplacé par Clement dans le dernier quart d'heure. Sans oublier une longue séance de passes, peut-être une trentaine, entre les blancs, sans que les apathiques bleus ne puissent intervenir. Ces bleus auront en tout et pour tout mis une tête à côté en deuxième période ; 3 tirs non cadrés au total… les statistiques les plus faibles dans ce domaine à ce jour d'un adversaire de l'OL ! Coupet touchant 2 ballons sur des centres aériens pour se réchauffer. Des chiffres strasbourgeois à l'image de ce qu'ils auront montré sur le pré glissant! Un jeu d'enfant pour le « monstrueux » Cris que de régler, rarement, quelques détails défensifs.



L'OL, dans la douleur, a réussi l'essentiel. Cela ne peut être complétement, satisfaisant, rassurant en regard des blessures et de l'absence de réalisme: 28 tirs (le record de la saison étant de 29 contre Sochaux) ; 9 occasions franches de but, voire même un peu plus selon l'indulgence que l'on veut bien y mettre, dans les pieds de Wiltord, Govou, Nilmar, Juninho… cela doit se traduire « impérativement » par quelques buts de plus au tableau d'affichage. Ah, si « Nino » ne croque pas son « occase » après 35 secondes de jeu… Il ne faut jamais remettre à plus tard ce que l'on peut faire de suite ! Quant à Cacapa, son genou semble très mal en point… Cette soirée éprouvante pourrait coûter cher à ce groupe toujours invaincu, toujours leader… On va avoir du mal à s'endormir ce soir !

Au fait, Fenerbahçe a perdu pour la première fois de la saison en championnat, 2 à 1 à Besiktas; le Sparta s'est imposé 2 à 0 et Manchester s'est incliné 2 à 0. Dans 4 jours, retour à Gerland pour le premier match retour de la Champions League. On espére moins souffrir...



Statistiques :



Hors jeu OL : 6

Hors jeu Strasbourg : 1

Corners OL : 11

Corners Strasbourg : 2

Coups francs OL : 16

Coups francs Strasbourg: 15

Tirs cadrés OL: 10

Tirs cadrés Strasbourg : 0

Tirs non cadrés OL : 18

Tirs non cadrés Strasbourg : 3

Coupet arrêts : 2



R.B





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