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OL - Troyes: les belles histoires de "Nanard"

Publié le 15 novembre 2005 à 11:27 par R.B

Qui ne connaît pas la fabuleuse mémoire de Bernard Lacombe pour raconter les histoires qu’il a vécues tout au long de sa carrière de joueur, d'entraîneur et de dirigeant. Alors avant chaque match des Lyonnais, nous demanderons désormais à Bernard de nous raconter quelques souvenirs liés à l’adversaire de l’OL ou encore aux Stades. Ce sont les belles histoires de « Nanard » ou encore "les Nanardises". Raconte nous Troyes...

Qui ne connaît pas la fabuleuse mémoire de Bernard Lacombe pour raconter les histoires qu'il a vécues tout au long de sa carrière de joueur, d'entraîneur et de dirigeant. Raconter autant en gestes qu'en paroles. Le souci du détail l'habite, un souvenir en appelle un autre, nous pourrions rester des jours et des nuits à l'écouter égrener ces larges pans de sa vie. Et quand, ce passé devient trop secret, pas question de le divulguer. Alors avant chaque match des Lyonnais, nous demanderons désormais à Bernard de nous raconter quelques souvenirs liés à l'adversaire de l'OL. Ce sont les belles histoires de « Nanard » ou encore "les Nanardises". Raconte nous Troyes...

Parmi tous ses souvenirs liés à ce club de Troyes, Bernard met en avant celui de la saison 1975-76.
« C'était le dernier match ; le 38ème. Monaco, Troyes et l'OL étaient encore concernés par la relégation. Monaco recevait Lille et nous nous accueillions Troyes. Il fallait s'imposer pour se maintenir. Ce genre de match est inoubliable. Tu joues avec une pression qui n'est pas du tout positive. Lille n'avait jamais gagné à l'extérieur ; à priori Monaco n'avait rien à craindre. A la mi-temps, nous menons 1 à 0 et Monaco 2 à 0. Je ne te raconte pas la seconde période ! « Louba », Raymond (Domenech), Jeannot (Baeza), ils découpaient tout les gars qui se présentaient en face. Je me souviens notamment d'un geste de "Louba sur Differding inimaginable. Le Troyen partait vers notre cage... il n'est jamais arrivé! Sur le banc, les 2 équipes avaient des transistors pour suivre le résultat de Monaco - Lille. A un moment, le 12ème homme Thoirain nous annonce que Lille mène 4 à 3 et nous invite à arrêter de filer des coups. Finalement, nous gagnerons 2 à 0 ; Lille 4 à 3. Monaco descendra en D2. Après le match, les 2 équipes se sont retrouvées pour boire un coup à la piscine. Cela avait quelque chose d'impensable après la distribution de coups. Je me suis dit que cela devait ressembler à une troisième mi-temps de rugby ».

En 76-77
« Nous avons gagné à Troyes, 3 à 0. Ce jour là, j'ai marqué 2 buts et Serge Chiesa a inscrit un coup franc. En face, j'étais marqué par un gars qui débutait : Philippe Mahut. Il a joué ensuite à Metz, à St-Etienne. Il a été 9 fois international ».

En 74-75
« Nous avons gagné à Gerland contre ces Troyens grâce à un but de Jacquet. Une autre année, je me souviens aussi d'un match nul 2 à 2 avec une frappe monumentale d'Alain Thiry dans la lucarne de Formici. Avec Fleury, nous avions fait un appel pour qu'il nous donne le ballon. Au lieu de cela, il a choisi de frapper. Comme nous n'étions pas du genre commode sur un terrain, sa première réaction a été la suivante : « les gars ne m'engueulaient pas. Il y a eu aussi ce 2 à 0 en Coupe de France avec 2 buts de Chiesa».

Et puis, il y a encore ce souvenir. « C'était au début de saison 1969. Je ne sais plus pourquoi nous faisions en match à Troyes. Le 24 avril 1968, l'équipe de Yougoslavie avait étrillé la France 5 à 1. Baeza et Di Nallo avaient joué cette rencontre. Baeza avait pris des torticolis avec son ailier Petkovic. Au passage, l'autre ailier s'appelait Dzajic ; il avait fait tourner en bourrique Estève pour sa première, et dernière sélection. Avant le match, les 2 équipes étaient sur la pelouse. Fleury décide alors de taquiner « Jeannot ». «Tu as vu le mec là bas, c'est Petkovic, tu te souviens à Belgrade, il t'a fait courir toute l'après-midi et tu ne l'as jamais attrapé.». Cela a énervé « Jeannot ». Pendant le match, il l'a littéralement coupé en 2. Il a alors apostrophé Fleury en lui disant: «et comment il est maintenant ton Petkovic ? ». A la réception d'après match, cela avait failli dégénérer avec la femme du président Eulafroy qui lui avait reproché son geste ».
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