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« On a besoin de sérénité »

Publié le 28 octobre 2010 à 20:20

Au terme de l'entraînement, Anthony Réveillère s'est exprimé devant la presse. Il est revenu sur l'intervention de Jean-Michel Aulas, hier soir.

Votre président, Jean-Michel Aulas a confirmé hier Claude Puel dans ses fonctions. Comment avez-vous accueilli cette annonce ?
C’est maintenant officiel. Tout le monde attendait cette date butoir, tout le monde est fixé. C’est bien pour nous car on va maintenant arrêter d’entendre parler de tout ça. Pour nous, c’est désormais clair et officiel. J’étais surpris parce que l’on ne s’attendait pas à ce que cela soit annoncé après le match. Le président est resté sur sa ligne de conduite. On l’a pas mal vu face aux médias, réagir à certains articles de presse. Sa décision ne me surprend donc pas.

Bernard Lacombe devrait se rapprocher du terrain. Avez-vous le sentiment que quelque chose ne fonctionnait pas bien ?
Ils sont revenus à des bases. Ils fonctionnaient comme ça auparavant avant de lâcher un peu les rênes, ils les reprennent aujourd’hui. J’ai connu cette situation-là avant, cela ne me surprend donc pas. On est dans une situation délicate en championnat, une situation qui reste fragile. On a besoin de sérénité, de se replacer en haut du classement. On a une saison à bien (il réfléchit)… à bien finir, même si elle est encore longue. Pour nous, le plus important, c’est le terrain. On ne s’occupe pas de l’extérieur.

Que va apporter Bernard Lacombe dans cette nouvelle organisation ?
Avoir une personne comme Bernard Lacombe dans l’environnement est toujours un plus car il s’implique, il l’a toujours fait. Il a toujours un mot, une histoire à raconter. On l’aime pour ça. C’est bien que tout le monde se sente concerné pour obtenir les meilleurs résultats possibles. Tant que l’on tire tous dans le même sens. (…) Le coach sera-t-il toujours là à la fin de la saison ? Je ne prédis pas l’avenir mais je l’espère. Si on termine ensemble, cela voudra dire que l’on sera allé loin et que l’on aura réalisé de bonnes choses ensemble. Les supporters sont derrière nous, à nous de faire le nécessaire pour que tout se passe le mieux possible.

Avez-vous le sentiment que cette crise ait fait avancer les choses ?
Moi, franchement, je n’ai pas ressenti de crise. On est obligés de s’occuper de ce qui se dit mais on sait faire abstraction de tout cela quand on est sur le terrain. A Lyon, on a toujours la pression de gagner. Nous, on est dans notre bulle, on fait notre métier, on essaie de bien s’entraîner, de bien récupérer. On vient aux points presse parce qu’il faut venir. C’est une position au classement que l’on n’a pas l’habitude de connaître mais il n’y a rien d’alarmant parce qu’il n’y a pas un gros écart entre nous et le premier (7 points). On sait que l’on n’est pas à notre place. Quand on est en bas, c’est dur de remonter. Il faut que l’on montre que l’on a du caractère, que l’on ne va pas se laisser abattre.

Avez-vous senti des modifications dans le comportement de Claude Puel depuis que votre président a évoqué ce bilan ?
Il y a de la communication, des choses se sont dites. C’est important, surtout quand cela va un peu moins bien. Un groupe, c’est des joueurs et un staff qui doivent faire l’union. L’union fait la force. Ce dire ce qui va, c’est toujours facile, mais il faut également se dire ce qui ne va pas afin d’améliorer les choses. Le coach est à l’écoute de son groupe, de ses joueurs.

Vous avez perdu vos deux meilleurs matches de la saison contre Saint-Etienne et le PSG. Comment l’expliquez-vous ?
Actuellement, on se procure des occasions mais on ne se montre pas assez tueurs, on n’arrive pas à tuer le match. A l’image du match d’hier où l’on fait une bonne première mi-temps, où l’on doit en marquer au moins deux. Il ne nous manque pas grand-chose sinon de l’efficacité.