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« On est à notre place »

Publié le 22 décembre 2012 à 08:00 par BV

S’il se félicite du bon début de saison du Gym, Eric Bauthéac ne s’enflamme pas et rappelle que « la route est encore longue ».

Il évoque également la forme de Dario Cvitanich, le meilleur buteur niçois, et s’attend à disputer samedi à Gerland « le match le plus difficile » de la phase aller.

 

Qu’est-ce que vous vous dîtes quand vous voyez le numéro 5 à côté du classement de Nice ?
Je ne suis pas surpris. Si l’on nous avait dit ça avant le début du championnat, on aurait rigolé, moi le premier, mais quand on voit la qualité du jeu que l’on produit, on se dit que l’on est à notre place, que l’on aimerait y rester. On gère cela sans s’enflammer, en ayant conscience que la route est encore longue, qu’il reste encore 6 mois, que si on fait 6 mois pourris, on va se retrouver « dans la charrette ». L’objectif du club demeure pour l’instant le maintien, on verra après, la saison prochaine dans le nouveau stade, si l’on peut prétendre à autre chose.

L’objectif du club demeure pour l’instant le maintien, on verra après, la saison prochaine dans le nouveau stade, si l’on peut prétendre à autre chose.

Au soir de la 10e journée, vous étiez 17e. Vous n’avez plus perdu depuis, à quoi attribuez-vous cette réussite ?
On a eu du mal à démarrer la saison parce qu’il y a eu beaucoup d’arrivées, un nouveau entraîneur, parce qu’on ne se connaissait pas, qu’il fallait que l’on trouve nos automatismes, nos repères. Dario Cvitanich qui est en pleine bourre en ce moment est également arrivé sur le tard. On ne le connaissait pas, or pour nous, les milieux offensifs, il est très important de bien sentir nos attaquants, leurs appels, les courses qu’ils préfèrent. A force de s’entraîner et de jouer ensemble, on se connait sur le bout des doigts. C’est un attaquant complet, un renard, toujours très bien placé, qui fait de bons appels. De plus, on sait que, quand on est en difficulté, on peut jouer sur lui car, malgré sa petite taille en comparaison des grands défenseurs centraux, il arrive à garder les ballons, à nous permettre de souffler. Il est très important dans notre dispositif, mais toute l’équipe ne joue pas pour lui. C’est un très bon attaquant mais on évoluerait de la même manière si l’on avait un autre avant-centre à sa place.

Le Gym et l’OL se sont déjà affrontés cette saison en Coupe de la Ligue (victoire du Gym 3 – 1). Cela modifie-t-il quelque chose dans l’approche du match de samedi ?
Non, pas du tout. C’était un match de coupe, or on sait que les matches de coupe sont très différents des matches de championnat. Les deux équipes avaient de plus fait tourner. On sait que l’OL va mettre sa grosse équipe ce week-end, que l’état d’esprit sera différent, que l’OL sort d’une défaite contre le PSG (1 – 0) et va vouloir se racheter.

A titre personnel, les cinq premiers mois de la saison constituent-ils la meilleure période de votre carrière (après 18 journées il a marqué 5 buts et délivré 4 passes décisives)?
Oui, je vis actuellement les plus beaux moments de ma carrière en Ligue 1, mais il faut rappeler que ce n’est que ma deuxième année dans l’élite. Je me sens vraiment bien dans cette équipe où règne un état d’esprit irréprochable, où tout le monde tire le groupe vers le haut. Je suis vraiment ravi d’être aujourd’hui à Nice, parce que l’on a vraiment une équipe pour créer la surprise…

Pour ce match, on sera les outsiders, le favori, c’est l’OL. On va tout donner, on n’a rien à perdre.

Samedi ou en fin de saison ?
En championnat bien sûr, mais samedi également. Pour ce match, on sera les outsiders, le favori, c’est l’OL. On va tout donner, on n’a rien à perdre. On va jouer notre football, déjà très heureux d’avoir pris beaucoup de points. Pour nous, ce match, c’est la cerise sur le gâteau avant les vacances.

Que pensez-vous de l’OL ?
C’est une très belle équipe. Je pense que le match de samedi va être le match le plus difficile que nous ayons joué lors de la phase aller. Contre le PSG, on gagne certes à la maison (2 – 1), mais l’OL a un tout autre état d’esprit, est plus accrocheur, a la culture de la gagne. Dans cette équipe, j’aime bien Anthony Réveillère, qui est vraiment un bon joueur et un bon meneur sur le terrain. La défense centrale est costaude, Lisandro et Bafé (Gomis) devant, c’est top. L’OL est bien pourvu dans toutes les lignes, c’est vraiment une belle équipe. Je ne suis pas du tout surpris qu’il soit tout en haut aujourd’hui.

Avez-vous des rapports particuliers avec certains joueurs lyonnais ?
Oui, je connais Baf Gomis et Mamad’ Dabo, les anciens Stéphanois. J’ai vécu 7 ans à Saint-Etienne, j’y ai fait mes classes. C’est pourquoi, pour moi, contre l’OL, il y a toujours un petit challenge personnel. Beaucoup de Stéphanois m’envoient des messages pour me demander de bien représenter Saint-Etienne, mais moi je me donne toujours à fond quel que soit l’adversaire en face. Samedi, je serai aussi concentré que d’habitude.  

L’un des centres d’attention de cette rencontre résidera certainement dans le retour de Claude Puel à Gerland. Cela peut-il avoir une incidence sur votre match ?
On se doute que le coach devrait se faire siffler notamment à l’annonce de son nom, mais il a notre soutien à 100%. Je pense que, même s’il est sifflé, il restera posé, il demeurera lui-même, il est plus fort que cela. Nous, joueurs, je ne pense pas que cela puisse nous déstabiliser.

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