masculins / OL 3 - Nancy 1

On n’arrête plus Malouda !

Publié le 20 décembre 2006 à 23:26 par SR

Turn-over ou pas, avec 7 joueurs sur le flanc (4 en convalescence et 2 suspendus) il fallait faire avec. Mais avant tout, faire confiance au coach Olympien… et en l’absence des attaquants de métier, à Malouda.

Homme souriant, blagueur. Chambreur même. Son jeu est à son image, fantaisiste et efficace. Florent Malouda était désigné pour prendre les choses en main à la pointe de l’attaque et par la même occasion, le brassard du capitaine. C’était l’homme à tout faire, aux talents divers. Sa polyvalence l’avait amené par le passé à jouer latéral gauche en l’absence de Berthod et Abidal. Ses prestations laissaient d’ailleurs Paul Le Guen envisager une reconversion. Les coups du sort prolongeaient l’intérim… et les tracas du numéro 10 au poste d’arrière gauche pendant que les titulaires du poste accumulaient les pépins physiques. Les mois ont passé et l’OL compte aujourd’hui 4 absents aux avants postes, et Malouda est l’homme de la situation.
D’un côté à l’autre du terrain, les frasques et l’esprit fantasque du Guyanais faisaient bon ménage. Et en bon capitaine, Malouda était le premier à fouler la pelouse de Gerland ce soir.
Amoureux du travail, des dribbles, du jeu « à la brésilienne »… l’international A était revenu transformé d’Allemagne… plus de volume dans son jeu, plus de précision… plus de réalisme devant le but au retour d’une finale de Coupe du Monde. Le Guyanais comptabilise déjà 10 réalisations à l’approche de la mi-saison, toutes compétitions confondues, alors qu’il quittait les saisons précédentes avec 6 (2006), 8 (2005) et 4 unités (2004) au compteur. 7 en championnat, 2 en Champions League, le natif de Cayenne ouvrait son compteur en Coupe de la Ligue en fusillant Bracigliano de son pied gauche magique avant de filer à Sidney Govou son premier but de la saison pour une victoire lyonnaise.

Après avoir lutté dans la fournaise de joueurs rugueux tels que Hilton et Coulibaly dimanche dernier au Stade Bollaert, « Maloude » se démenait une nouvelle fois à merveille entre les griffes de 2 grands gaillards nommés Puygrenier et Diakhaté pour son deuxième match au poste de son copain Drogba. Il y avait d’ailleurs des airs de ressemblance ce soir, comme cette demi-volée qui aurait pu faire mouche sans compter sur la vigilance du portier adverse (36’). Comme ces contrôles dos à la défense nancéinne ; ces puissantes accélérations ou encore ce fort bon jeu de tête bien aidé par une détente de basketteur.

Un caméléon, « qui travaille beaucoup et pousse son équipe vers l’avant » dixit Patrice Bergues au bout des 58 ballons joués en 90 minutes d’effort données par « Flo ». La Guyane a donné la vie à un sacré fils, que Lyon a adopté pour son don pour le « sacrifice ».
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