masculins / Bordeaux - OL J-1

On prendrait bien un coup de Bordeaux...

Publié le 10 décembre 2004 à 11:31 par R.B

[IMG3971L]Après les magnifiques lampions de la fête européenne, direction la Gironde. Un petit coup de <b>Bordeaux</b> pour le dernier déplacement de l'année 2004, cela peut-il faire du mal à la santé lyonnaise ? Les Bordelais sont costauds cette saison, mais l'OL, avec l'apport de joueurs reposés, ne veut rien lâcher à 180 minutes de la trêve...

Après les magnifiques lampions de la fête européenne, direction la Gironde. Un petit coup de Bordeaux pour le dernier déplacement de l'année 2004, cela peut-il faire du mal à la santé lyonnaise ? On ne sait jamais… Il y a Bordeaux et… bordeaux. Privés de Meriem, Jemmali, Laslandes, Riera le crû des Marines n'a déjà plus tout à fait le même goût. Si le jeune marocain Chamakh devait rester à la maison… il deviendrait un peu plus fade encore malgré la présence de Darcheville. Invaincus à domicile en 8 rencontres avec un forte propension aux matches nuls (5), les partenaires de Ramé ont changé de visage pendant l'été. Mélange de solidité, de technicité et de réalisme, ils ont bénéficié des arrivées de Kapsis, Rool, Meriem, Laslandes ; de l'apport des jeunes Cohade, Faubert. Il semble aussi que les mentalités se soient transformées avec les départs de ceux qui voulaient voir ailleurs si le ballon tournait plus rond (Feindouno, Caneira, E. Costa…). L'argent ne coule toujours pas à flot dans les caisses du quintuple champion de France, mais l'entraîneur Michel Pavon n'a plus la même pression qu'à l'époque de son arrivée sur le banc à la place d'Elie Baup où il était d'abord question de maintien.



Bordeaux a donc changé de visage en quelques mois. L'ambition est même revenue. «La qualification pour la Champions League ? Bien sûr, on y pense sérieusement… ». Franck Jurietti avance à visage découvert. «Nous avons une équipe solide. Nous défendons bien tous ensemble. Il nous reste à concrétiser un peu plus nos occasions de but… ». 2ème meilleure défense du championnat derrière l'OL, Planus et ses frères ne sont pas faciles à bouger. On reconnaît là, la patte de Michel Pavon, autrefois milieu de terrain de devoir. Il faut bosser collectivement… tisser sa toile pour empêcher les adversaires de s'exprimer. A l'image de l'hyperactif Mavuba. Si le jeune Rio a pointé aux abonnés absents avec le coq sur la poitrine, le célèbre scapulaire lui donne une toute autre dimension. Ce groupe ne semble pas avoir de grosses lacunes. La vitesse et le culot de Faubert sont depuis peu un des atouts non négligeables à signaler… aux défenseurs adverses.



« Ce sera un match serré comme tous les Bordeaux – OL. Les Lyonnais sont invaincus. Ils présentent de fortes individualités, mais c'est d'abord collectivement qu'ils sont impressionnants. Pour moi, ils font partie des 10 meilleures équipes européennes. Nous voulons les faire tomber. Je me souviens du match de la saison dernière… je pense que nous méritions la victoire… ». Jurietti n'entend pas ouvrir samedi soir son couloir gauche à Govou ou un autre olympien ! Autre avis, celui de Marius Trésor, un grand ancien, aujourd'hui espion de Michel Pavon. "Ce groupe olympien a beaucoup de qualités. Sa principale réside dans son milieu de terrain Diarra-Juninho-Essien. J'ai noté cependant 2 faiblesses: le domaine aérien défensif sur les centres et les coups de pied arrêtés; et le côté gauche de cette défense avec la présence de Jérémy Berthod... Pour battre cette équipe, il faudra notamment passer par ce côté...". Si Jérémy avait besoin d'une motivation supplémentaire pour répondre présent, elle est toute trouvée!



Le Sparta balayé... un jour pour récupérer… un autre pour la mise en place… et les 16 Lyonnais désignés par Paul Le Guen joueront le 26ème match de la saison. A 180 minutes d'une trêve attendue, ils partiront dans l'idée de gagner ou au pire de rester invaincus. Après le souffle de la jeunesse « innocente » contre les Tchèques, place aux poumons reposés des Juninho, Cris, Govou, Wiltord. Des arguments poids lourds ! Sylvain va retrouver une pelouse qui la vu «grandir » dans la sphère ronde et il pourra discuter du passé avec Pavon son ancien partenaire de jeu. « Juni » se souviendra qu'il a frappé un soir de printemps un coup franc dévié sur son poteau droit par Roux… repris victorieusement par « Sonny ». Cris baladera son incroyable présence physique. « Sid » pourrait énerver en vitesse les poètes associés Rool-Jurietti. De la fraîcheur, du talent, de l'expérience, de la puissance, de l'envie ajoutés à du talent, de l'expérience, de la puissance, de l'envie. Le tout servi par une superbe ambiance collective. La machine olympienne impressionne, au complet ou non ; et n'entend pas s'arrêter de fonctionner ! Un match après l'autre ; de l'Europe à l'hexagone pas le temps de gamberger, de rêver. Les champions de France ne calculent pas mais savent compter. Lille, Marseille, Sochaux, Auxerre, Monaco et Bordeaux sont distancés mais pas définitivement largués. Il serait vraiment dommage de prendre le tournant du retour avec moins d'avance sur ces poursuivants… Autant ou un peu plus, on signe tout de suite ! Alors on prendrait bien un bon coup de Bordeaux… avant le «pastis » marseillais.



R.B

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