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« On sera mieux qu’à l’aller »

Publié le 10 mars 2013 à 10:00 par BV

Rod Fanni évoque « les valeurs de cœur et le mental qui maintiennent le bateau (marseillais) sur la bonne voie. »

L’écart qui vous sépare de l’OL est de 3 points, vous avez 2 points d’avance sur le 4e (Saint-Etienne). Regardez-vous plutôt devant ou derrière vous ?
Les deux. (rires) Derrière, ça revient fort, ça se resserre, d’autant qu’il n’y a pas qu’une seule équipe à surveiller. Devant, contrairement à ce que beaucoup disaient, même pour Paris, ce n’est pas évident, il n’y a aucun match facile. Nous, on regarde devant et derrière pour se situer, mais on se regarde surtout nous-mêmes, car on sait qu’en gardant notre rythme actuel, on resterait à notre place et ce serait déjà beaucoup.

Quel est l’objectif de l’OM en fin de saison ?
On espère terminer dans les trois premiers. C’est l’objectif qui a été fixé en début de saison. Mieux, ce serait du bonus, moins bien, ce pourrait être délicat pour le club. Terminer dans les trois premiers serait une très bonne chose.

On est une équipe à réaction, qui a de l’orgueil. On a la faculté de ne jamais lâcher de la première à la dernière minute, même si l’on est parfois un peu moins bien.

Cette saison, l’OM a remporté 12 de ses 15 victoires en L1 par un but d’écart. Comment l’expliquez-vous ?
On est une équipe à réaction, qui a de l’orgueil. On a la faculté de ne jamais lâcher de la première à la dernière minute, même si l’on est parfois un peu moins bien. Depuis le début de la saison, on s’est souvent compliqué la tâche, mais on a régulièrement fait preuve de cette force de caractère qui nous a permis de renverser des situations compliquées. On n’ignore pas que ce n’est pas une bonne habitude à prendre, qu’on peut se brûler les doigts à trop jouer à ça, mais, ces derniers temps, notre principale force, c’est vraiment notre force de caractère.

Que diriez-vous du jeu développé par l’OM en ce moment ?
Sur pas mal de matches, on a eu la possession du ballon, on a produit du jeu, même si les gens s’accordent à dire que l’on n’en produit pas. Notre jeu est certes en dents de scie, on alterne le bien et le moins bien, mais on reste une équipe cohérente. On est capable de conserver le ballon, d’enchainer les passes, de mettre du mouvement, on a aussi des individualités qui faisaient auparavant la différence et valorisaient ce que l’on faisait de bien. Ces individualités « parlent » un peu moins aujourd’hui, mais on a toujours les valeurs de cœur et le mental qui maintiennent le bateau sur la bonne voie.

Le match de dimanche, constitue-t-il un tournant de la fin de la saison ?
Je pense, oui. Ce match est très important, notamment dans le domaine psychologique. Le résultat de cet affrontement comptera dans les têtes, dans l’esprit de tout le monde, que ce soit du côté de Lyon, de Marseille, de Paris, des poursuivants, de tout le monde. Ce serait un signe fort, le signe que rien ne sera facile.

Qu’est-ce qui devrait faire la différence dimanche ?
D’une part, la combativité : il faudra être présent dans les duels, à l’impact. Les coups de pied arrêtés devraient également être très importants. C’est souvent sur ce type de situation que ces matches-là se décantent. Lorsque l’enjeu est important, que les deux équipes peuvent être crispées, c’est ce type de détails qui peuvent faire la différence.

L’OL avait réussi une très, très belle partie au match aller, avec pas mal de réussite également. Je ne pense pas que les Lyonnais auront autant de réussite au retour.

Le match aller au Stade Vélodrome avait été largement à l’avantage de l’OL (1 – 4). Où trouvez-vous des motifs d’espoir pour le retour à Gerland ?
Les matches s’enchainent et ne sont jamais les mêmes, chaque match a sa vérité. L’OL avait réussi une très, très belle partie au match aller, avec pas mal de réussite également. Je ne pense pas que les Lyonnais auront autant de réussite au retour. Quant à nous, je pense que l’on sera mieux, que l’on sera au rendez-vous.

Quel joueur lyonnais constitue à vos yeux le danger numéro 1 ?
Bafé (Gomis) est un de mes amis, et à mes yeux l’un des meilleurs attaquants du championnat de France, voire d’Europe. Beaucoup de bons joueurs ont émergé à l’OL ces derniers temps, des joueurs qui sont réguliers, qui se sont mis tout de suite au niveau, qui travaillent pour l’équipe. C’est ce qui fait aujourd’hui la force de cette équipe. L’OL avait effectué un gros recrutement il y a quelques saisons en enrôlant notamment Yoann Gourcuff, mais la mayonnaise n’avait pas pris. Aujourd’hui, cela marche, l’OL est à sa place.

Avec trois buts inscrits cette saison, vous réalisez, à 31 ans, votre meilleur exercice sur le plan offensif. Avez-vous le sentiment d’être passé à côté d’une grande carrière d’attaquant ?
Je pense, oui. Je pense que cela aurait été beaucoup mieux financièrement parlant. J’en veux un peu à mes anciens coaches de m’avoir fait jouer derrière. (rires) Plus sérieusement, ma saison est satisfaisante, je n’ai pas eu de pépin physique, comme les saisons précédentes.

Le Stade de Gerland est-il un stade particulier pour vous ?
Oui, c’est là que j’ai disputé mon premier match de professionnel en Ligue 1, avec le RC Lens. (OL – Lens, le 10 septembre 2002, 0 - 1)

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