masculins / Bordeaux - OL J-1

« On vient pour marquer ici »

Publié le 06 avril 2010 à 18:45 par DC

Claude Puel à son tour a répondu aux questions des journalistes. Il bannit tout excès de confiance.

Claude, la dynamique est largement lyonnaise avant ce match retour…
Oui mais il faut faire attention à ne pas verser dans l’excès de confiance. Je pense qu’il y a une certaine sérénité, c’est intéressant. Mais peu de monde nous voyait passer face au Real, donc on considère que les deux équipes ont la possibilité de se qualifier. Il faut prendre ce match comme il se doit.

Pensez-vous que Laurent Blanc va innover dans son schéma tactique ?
Ils peuvent préparer tout ce qu’ils veulent. On ne joue pas en fonction de l’équipe adverse. L’important ce n’est pas ce que va proposer l’adversaire, l’important c’est comment on va aborder ce match-là, faire en sorte d’être très solides mais également de venir marquer ici.

Le danger c’est de trop penser à ces deux buts d’avance, et d’être conservateurs ?
Ce qu’il faudra faire c’est se déplacer, et marquer tout simplement. C’est ce qu’on a fait au Real, et de toute façon il y a très peu de matchs dans cette compétition où les équipes restent attentistes. Je ne vois pas pourquoi demain il n’en sera pas de même.

Est-ce qu’il y a une forme d’accomplissement personnel à l’idée de passer en demi-finale ?
Non, parce que déjà on n’est pas qualifiés, et puis c’est un quart de finale à jouer, on ne se projette pas au-delà ce cette échéance, ce serait la meilleure façon de passer à côté. On est là pour espérer se qualifier, et  livrer un bon match tout simplement.

Gomis n’a pas les mêmes qualités que Lisandro, allez-vous jouer différemment ?
Bafé peut être très intéressant dans un contexte à l’extérieur, parce qu’il est capable de garder des ballons, de nous faire remonter le bloc, car on s’attend à un gros pressing bordelais. Le match de Bafé va être très important pour nous.

Faut-il oublier le match aller ?
Dans une phase aller-retour l’important à la première manche c’est de se mettre en situation d’avoir la possibilité de se qualifier au match retour. C’est ce qui a été fait au premier match, mais la qualification n’est pas là encore. Donc il faut livrer ce match, et être capable de venir gagner ici à Bordeaux.

Est-ce que vous craigniez un sursaut d’orgueil des Bordelais ?
Pourquoi craindre ? Il y a autant de volonté des deux côtés de passer au prochain tour.

Devez-vous prendre des risques tactiques ?
J’en ai assez pris à Rennes, non ? (rires) On va limiter un petit peu.

Bordeaux est-il affaiblit après ses trois défaites d’après vous ?
Non, chaque équipe connaît des périodes difficiles. Je le redis, personne ne nous voyait éliminer le Real… C’est une autre compétition, un autre match, on sait que tout est possible.

Pensez-vous mettre en difficulté la défense bordelaise comme au match aller ?
A nous de reproduire ce qu’on a fait offensivement pour pouvoir les mettre en difficulté.

Doit-on s’attendre à un match débridé ?
Peut-être qu’il le deviendra par la force des choses, on ne sait jamais ce qui peut arriver dans un match. On n’a pas beaucoup joué avec le frein à main jusqu’à présent, surtout en Coupe d’Europe. Encore une fois on ne doit pas se contenter du score du match aller, on sait qu’on devra marquer également ici à Bordeaux. Et marquer ça veut dire entreprendre.

Y’aura-t-il une pression particulière à l’idée de passer en demi-finale ?
On n’est pas dans une perspective à regarder plus loin que ce match. Encore une fois les deux équipes peuvent prétendre à se qualifier.

 

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