masculins / Nancy - OL J-2

Pablo Correa : « Cela demeure fragile »

Publié le 01 octobre 2010 à 12:21 par BV

L’AS Nancy-Lorraine présente l’étonnante particularité d’avoir perdu les quatre rencontres qu’elle a disputées à domicile. Si le dernier match nul à Auxerre (2 - 2) est encourageant, Pablo Correa demeure méfiant, considérant qu’il s’agit du « plus mauvais moment » pour accueillir l’OL.

Avez-vous jeté un coup d’œil sur la victoire de l’OL face à l’Hapoël Tel Aviv (1 – 3) ?
Bien évidemment. On l’a regardée attentivement. Comme je l’avais déjà constaté lors de sa défaite face à Saint-Etienne (0 – 1), l’OL commence à mettre son jeu en place. Peu importe l’adversaire, le pays ou le contexte, il n’est jamais évident d’aller marquer trois buts à l’extérieur en Champions League. C’est loin d’être l’OL que l’on voyait il y a un mois. Bien entendu, c’est également une équipe qui a des failles, cela fait partie du contexte qui les entoure aujourd’hui.

Nancy occupe actuellement la 15e place. Cela correspond-il à vos ambitions ?
Pas à nos ambitions mais c’est normal en regard de ce que l’on a montré jusqu’à maintenant. Il y a un point d’interrogation qui accompagne mon équipe, de l’inquiétude parfois. Mais on a l’espoir que tout se mette en place pour que l’on puisse remonter au classement parce que seuls les résultats donnent confiance. L’objectif demeure le même : de terminer dans les 10 premiers. On veut s’améliorer d’année en année. On a finit 12e la saison dernière avec un arrière goût de regrets. A nous de montrer que l’on peut faire quelque chose d’intéressant dans ce championnat homogène.

Vous avez disputé 4 matches à Marcel Picot cette saison pour autant de défaites. Comment l’expliquez-vous ?
On n’a pas d’explication. Beaucoup de gens disent que c’est à cause du synthétique mais le synthétique est le même pour les deux équipes. On a abordé le premier match à domicile face à Rennes avec la volonté de vouloir casser quelque chose par rapport à la saison passée mais on a été réduits à 10 rapidement. Jouer en infériorité numérique face à Rennes, c’était suicidaire. Les matches face à Toulouse et Brest étaient équilibrés. Ils auraient pu basculer de notre coté mais ce ne fut pas le cas, surtout en raison de notre manque d’efficacité. Quand nos adversaires ont réussi à ouvrir le score, on a alors éprouvé beaucoup de difficultés. Il faut dire que malgré l’image d’une équipe défensive que conserve l’ASNL, ce n’est plus le cas.

Votre problème serait-il donc offensif ou défensif ?
Les deux. Vous pouvez manquer de réalisme offensif mais il faut également avoir de l’efficacité défensive pour au moins tenir le 0 – 0. Face à Toulouse ou Brest, on n’a pas su marquer et lorsqu’on s’est retrouvés menés, on n’a pas eu la force, l’intelligence pour revenir. Si vous ne marquer pas de but, vous ne pouvez pas gagner de match, mais si vous en encaissez trop, c’est également le cas.

5 joueurs nancéiens ont déjà été expulsés cette saison. A quoi l’attribuez-vous ?
C’est là toute l’inconstance mentale que l’on peut avoir. Dans ces expulsions, il y a un peu de tout. Pour moi, toutes ces expulsions sont justifiées. Sur ces cinq expulsions, deux sont la conséquence de gestes violents, mais je n’ai pas une équipe violente, c’est paradoxal. Cela montre qu’il y a un problème. En un mois de championnat, on a déjà dépassé le nombre d’expulsions que l’on peut connaitre en une saison. Cela signifie que quelque chose ne tourne pas rond. On a réussi à finir à onze à Auxerre et à bien tenir mais cela demeure fragile. Je l’attribue surtout à une incapacité à s’adapter à l’adversaire et à la démarche que l’on doit entreprendre pour résoudre un problème avant de se retrouver face à un autre problème plus grave. Il y a du retard dans nos démarches, ce qui nous contraint ensuite à utiliser la force pour rattraper le coup et à aller au-delà de la limite.

L’OL occupe la 18e place du classement. Qu’est ce que cela vous inspire ?
C’est un moment. Dans la vie, on passe tous par des mauvais moments mais cela reste des moments. La différence entre l’OL et Nancy, c’est qu’à Nancy, ces moments peuvent durer plus longtemps. Je ne me fais pas d’illusion : on ne terminera pas devant Lyon à la fin de la saison.

Est-ce le bon moment pour accueillir l’OL ?
Certainement pas, mais guère pire que les années précédentes, lorsque l’on a reçu l’OL à 5 ou 6 journées de la fin, lorsqu’il était dans le sprint pour le titre. Un championnat tient aussi à cela, au calendrier. L’OL commence aujourd’hui à sortir de cette mauvaise période, est sur une pente ascendante, on les prend donc au plus mauvais moment.

Un match nul vous conviendrait-il ?
Oui. Mon équipe n’étant pas encore capable de résister à domicile, de tenir un 0 – 0, je me dis que, dans notre situation actuelle, un nul pourrait nous convenir.

Un mot sur Pape Diakhaté qui a été formé à Nancy. Que pensez-vous de lui et de sa progression ?
Je suis tout d’abord content de voir un joueur qui a été formé à Nancy évoluer à l’OL. Tous les joueurs qui sont à l’ASNL ont la volonté d’arriver un jour dans un plus grand club. Il apporte sa maturité et ses qualités à l’OL. Lorsqu’il était à Nancy, j’ai été surpris que les grosses écuries ne lui manifestent pas plus d’intérêt. Sa progression et son parcours sont tout à fait normaux.

Sur le même thème