masculins / OL 2 - VA 1

Parole à la défense !

Publié le 10 novembre 2006 à 22:42 par SR

Cela ne pouvait pas plus mal tomber pour Valencienne : l’Ogre Lyonnais, pas dans son assiette la semaine dernière en terre rennaise, a été battu pour la première fois de la saison. Et aujourd’hui, son appétit a décuplé.


Tiago n’y allait pas avec le dos de la cuillère cette semaine : « Faites nous confiance : nous ne voulons plus perdre » ; « nous avons tiré les enseignements qu’il fallait. » ajoutait Gérard Houllier avant de se plonger dans la confrontation de ce soir. Et à une semaine du revers, les Gones n’avait pas fait tout un plat de ce coup d’arrêt.

Les Nordistes, eux, débarquaient à Lyon avec un effectif décimé par forfaits et suspension. Même si Kombouaré et ses hommes n’avaient « rien à perdre » et comptaient mettre les petits plats dans les grands, les assauts rhodaniens leurs coupaient rapidement la chique. Une défense remodelée, une attaque en perte de vitesse, à trois longueurs des reléguables… Valenciennes n’était pas au mieux avant d’affronter la meilleure attaque de ligue 1.
Sur le jeu, Coupet n’était d’ailleurs pas inquiété en première mi-temps. Savidan, seule en pointe, multipliait les courses sur des longs ballons… en vain. Cris, au passage, lui montrait toute son envie après une semaine d’absence en le reprenant de force (27’). De l’autre côté du terrain, l’équipe nordiste était repliée devant Penneteau face à des Gones imprimant un rythme bien soutenu pour les nouveaux pensionnaires de L1 : Malouda et Benzema étaient trop juste sur le centre de « Sid » (4’) ; la patate de Govou filait au dessus (12’) ; l’enchaînement contrôle orienté / frappe de Nino Wiltord, tout juste entré en jeu sur un pépin de Benzema, rasait le poteau (22’)… La blessure de Karim (15’), dans les papiers du sélectionneur Domenech, marquait une première mi-temps maigre d’occasion franche.

Et comme si le sort s’acharnait, Govou rejoignait Benzema à l’infirmerie après quelques minutes passées en seconde période. Le brassard changeait de bras pour orner celui de Nino Wiltord pendant que le jeune Loïc Rémy faisait son entrée sur le côté droit de l’attaque pour faire sauter le verrou adverse.
Venu pour défendre et replié à 10 devant Penneteau, les fautes des « bleus » se multipliaient aux abords de la surface nordiste (68’), nous rappelant l’absence de l’artificier Juninho, purgeant son match de suspension.
Et contre toute attente, sur un contre rondement mené, Savidan échappait à Cris et Squillaci avant d’ajuster Coupet (75’ ; 0-1). A un quart d’heure de la fin, contre le cours du jeu, le petit poucet venait de jeter un froid aux supporters olympiens. Rémy, d’une frappe aux 20 mètres (68’) et Nino, d’un ciseau au point de penalty (72’) devaient regretter leurs approximations avant que les défenseurs lyonnais ne prennent le match à leur compte. Cris enflammait Gerland de la tête avant que Squillaci ne soulève à nouveau les 39 833 supporters sur une reprise de volée (84’ et 86’). Coup sur coup, en deux minutes, la charnière centrale rhônalpine avait renversé la vapeur.

Pendant 10 minutes, Kombouaré pensait réaliser le hold-up parfait mais l’OL démontre une nouvelle fois sa capacité à renverser une situation forte compromise. A force de mental et de combativité, l’OL repart sur un nouveau marathon avec de nouveaux défis.
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