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Patrice Bergues : "Ce n’est pas une fatalité"

Publié le 08 février 2007 à 09:00 par FA

Patrices Bergues évoque la mauvaise période des Lyonnais. Il fait également le point sur l'évolution des blessures qui ont touché les olympiens.

Cette semaine internationale se passe dans un contexte particulier, est-ce que cela permet de travailler certaines choses à l’entraînement ?
"Au niveau du groupe, non mais au niveau du collectif cela permet de, physiquement, pouvoir combler des différences de niveau pour des joueurs comme Fabio Santos ou qui n’ont pas beaucoup joué comme Claudio Caçapa et Jérémy Berthod. Pour les autres, cela permet de les alléger un peu. On essaye de faire un travail entre deux de réajustement. Et puis, sur le plan technique, on peut travailler des choses qu’on a un peu perdu ; on essaye de retravailler sur les principes de jeu de façon à retrouver nos marques, de retrouver de la confiance parce que c’est ce qui nous manque en ce moment."

Cette trêve tombe-t-elle au bon moment ?
"Cela peut être un bien pour un mal. Le fait de s’aérer, de voir d’autres horizons peut permettre de s’aérer un peu l’esprit. Dans ces périodes-là, le fait de changer de lieu, de voir des personnes différentes peut être un plus."

Après une telle première partie de saison, comment expliquez-vous les difficultés actuelles ?
"Si vous aviez les explications ce serait plus simple. C’est plein de petites choses qui font qu’à l’arrivée, la confiance s’en va. Auparavant, on avait l’impression mentale qu’on allait gagner, aujourd’hui on se demande si on ne va pas finir par perdre les matchs. Les équipes qui souffrent passent par ces épreuves là. Ce n’est pas une fatalité. Il y a obligatoirement des raisons. Il faut retravailler et forcer la chance."

Quand on voit que les autres équipes engagées en 8es de finale de la Ligue des Champions, comme Le Bayern Munich ou le Real Madrid, ont elles aussi des difficultés, est-ce que c’est rassurant ?
"Chacun a ses problèmes. Je crois qu’on s’occupe des nôtres. On ne peut pas se rassurer en regardant les autres. Si on n’avait pas de problème, on serait très content. On essaye de passer cette mauvaise passe le plus vite possible et de retrouver une efficacité tant offensive que défensive. On n’est pas à la rue physiquement parce que, dans le cas contraire, à la fin des matchs on ne serait pas présents. On fait des choses très difficiles alors qu’il y a des choses faciles qui sont à faire…c’est le propre de quelqu’un qui n’est pas bien en confiance. Il faut avoir des certitudes dans son jeu et c’est vrai qu’aujourd’hui, on a perdu un peu tout cela."

Dans ces conditions, le match contre Lorient prend-il une importance considérable ?
"Troyes était d’une importance considérable…chaque match est important. Aujourd’hui Lorient, Lille, la Roma bien sûr…Tous les matchs sont importants pour nous. Je ne pense pas qu’il y ait un match plus important qu’un autre. Après c’est le contexte qui fait cela ; pour nous ceal reste le même match, la même envie. Je n’ai pas vu les joueurs avoir une envie différente suivant les matchs. J’ai même la sensation qu’aujourd’hui ils font plus d’efforts que peut être ils n’en faisaient avant. Forcément comme on ne fait pas les choses bien ni dans le bon tempo, on est obligé d’en faire plus .Quand on est ensemble pour presser, on dépense beaucoup plus d’énergie. C’est des petits trucs…il ne faut pas nier la part de réussite qu’il y a dans le jeu. Aujourd’hui on est peut être en deçà de la normale mais cela fera une moyenne à la fin du Championnat."

Un mot sur Lorient ?
"Troyes et Lorient sont deux équipes qui ont beaucoup de qualités dans le jeu et qui s’en sortent aujourd’hui, c’est tout à leur honneur. Ils jouent pour gagner des matchs, c’est bien qu’ils soient récompensés. En tant qu’entraîneur, j’aime bien ces équipes qui sont capables de produire du jeu dans la continuité. Ils se disent que s’il faut descendre, il faut le faire en développant leur jeu et avec leurs idées."

Des nouvelles des blessés ? "Claudio ne semble plus souffrir de son inflammation. Il est bien dans les jeux d’opposition mais il est encore prudent. Pour Lorient, c’est la décision du coach ; si c’est possible, oui pourquoi pas. Par contre, Karim est encore dans la reprise. Comme c’est une rechute, il faut y aller doucement. Il est favorable, il participe au jeu. Il y a toujours un peu de ménagement mais bon ce n'est pas mal. Wiltord ? Il reprend, il court…c’est un signe encourageant. C’est quand même quelqu’un d’important dans le groupe."