masculins / Monaco - OL J-3

Patrick Müller est de nouveau Lyonnais

Publié le 26 janvier 2006 à 13:07 par R.B

Il était 12h quand Patrick Müller, Marino Faccioli (représentant le président Jean-Michel Aulas retenu à Paris) et Gérard Houllier ont tenu une conférence de presse officialisant la venue du défenseur suisse à l’OL pour 2 saisons et demi et un transfert de 3 millions d’euros

Après l'introduction de Marino Faccioli, l’entraîneur Gérard Houllier a d’abord expliqué les raisons de ce choix aux très nombreux médias présents dans les studios d'OL Image. parterre :
« Nous avions dit que le Mercato était le moyen de saisir une ou des opportunités en terme de recrutement. En raison des nombreuses blessures liées au secteur défensif, l’opportunité s’est transformée en nécessité. En tant qu’entraîneur, j’ai eu beaucoup de chance. Patrick faisait partie de notre priorité dans une liste qui avait été établie. Nous souhaitions le recruter pour toutes les qualités qu’ils possèdent. Il a l’avantage de bien connaître la maison ; il connaît les habitudes ; il a aussi l’avantage de pouvoir jouer rapidement et d’être aligné en Champions League. Cela prouve que quand vous voulez avoir des objectifs, il faut aussi un effectif. Patrick correspond au jeu que je préconise. Le club a été prévoyant. Et puis, je terminerai en disant que Patrick était déjà très populaire dans le vestiaire avant qu’il ne revienne. Il a été accueilli à l’unanimité ».

Au sujet du Mercato, Gérard Houllier a avoué que l’OL n’avait pas d’autres pistes pour l’instant. « Pour Zubar, ce n’était pas la même opération ; et puis les dirigeants de Caen ont mis la barre très haute. » Enfin, Gérard a terminé en disant que l’international suisse serait dans le vestiaire à Monaco…

Après l’entraîneur, place au nouveau lyonnais qui portera le numéro 4. « Je suis content de me retrouver ici. Cela s’est passé assez rapidement. C’est un honneur pour moi de constater l’intérêt que l’OL a manifesté à mon égard. Moi, je n’ai rien oublié de mes saisons passées à l’OL. Il était impossible pour moi de ne pas saisir cette occasion. Je dis un grand merci au club d’avoir réussi ces négociations».

Un retour en forme de challenge pour toi ?
« C’est un énorme challenge. Depuis mon départ, l’OL a encore grandi. Je me réjouis de retrouver les anciens et de découvrir les nouveaux visages. J’ai suivi les résultats lyonnais depuis que j’avais quitté ce club ».

[IMG39996#R]Qu’as-tu appris en Espagne et en Suisse ?
« En Espagne, cela a été positif, même si je n’ai pas beaucoup joué. Il y a eu plusieurs éléments à prendre en compte : la découverte d’une nouvelle langue ; celle d’un nouveau championnat ; la naissance de ma fille. Tout ceci a joué sur mon adaptation ; et puis, le club de Majorque a changé 3 fois d’entraîneur. Quand j’ai quitté l’OL, j’avais eu des contacts avec Bâle. La porte était donc ouverte pour ce retour en Suisse. J’ai eu le bonheur de remporter un titre de champion avec ce club qui participait aussi aux rencontres européennes. C’était important pour moi d’avoir du temps de jeu dans l’optique de l’Equipe Nationale ».

Un mot sur tes retrouvailles avec Gerland ?
« Je suis très heureux de retrouver ce stade et les supporters ; et une telle ambiance. Lyon est une ville de football. Tout footballeur rêve de jouer dans une telle enceinte ».

Pensais-tu revenir un jour dans le championnat de France ?
« Cela n’était pas une évidence. Si c’était pour retrouver le championnat de France, à part l’OL, cela ne semblait pas faire de sens à mes yeux ».

As-tu suivi le parcours de l’OL cette saison ?
« Bien sûr. Un seul mot le définit : impressionnant ! Une telle régularité ? Une telle constance ? La marque des grandes équipes. Tout le monde parle désormais de l’OL ».

La concurrence ?
« C’est une évidence. Aujourd’hui et quand tout le monde sera rétabli. Cette concurrence, je l’ai déjà connu dans ma carrière dans tous les clubs où j’ai évolué. Cette concurrence, elle est utile dans le football ; cela fait progresser. Je le répète, ce sera le plus gros challenge de ma carrière ».

Seras-tu un espion suisse avant la Coupe du Monde ?
« Non. Tous les joueurs français sont connus. Notre sélectionneur n’a pas besoin de mes conseils. En Suisse, nous sommes contents de disputer cette Coupe du Monde en espérant inverser la tendance au niveau des résultats contre les Français ».

Patrick Müller est né le 17 décembre 1976 à Genève; il a 63 sélections (3 buts). Il a joué 84 matchs de championnat avec le Servette de Genève (4 buts) et 3 matchs européens. Il a disputé 36 rencontres de championnat avec le Grashopper Zurich (1 but) et 2 rencontres européennes. Il avait joué 121 matchs de L1 avec l'OL pour 2 buts (Bordeaux et Strasbourg); il a joué aussi 37 matchs européens (1 but contre le Slovan Liberec). Il a marqué 2 buts en Coupe de la Ligue (Monaco, le jour de la finale et Sochaux) et 1 but en Coupe de France face à Caen. Après l'OL, il a disputé 6 matchs avec Majorque, puis 28 de championnat avec le FC Bâle et 7 en Coupe Uefa.
Sur le même thème