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Paul Le Guen: "Dans les temps de passage"

Publié le 07 octobre 2004 à 18:51 par R.B

[IMG2949L]Après trois jours de repos, les joueurs lyonnais ont repris le chemin des installations de Tola Vologe ; un groupe amputé de ses nombreux internationaux (9). Il n'y aura pas de match ce week-end ;une mini-trève donc pour des Olympiens en pleine santé. Ce premier bilan à de quoi satisfaire les nombreux supporters lyonnais. Le moment nous semblait propice de poser quelques questions à Paul Le Guen.

Après trois jours de repos, les joueurs lyonnais ont repris le chemin des installations de Tola Vologe ; un groupe amputé de ses nombreux internationaux (9). Il n'y aura pas de match ce week-end ; prochain rendez-vous le vendredi 15 octobre à 20h contre Caen. Une mini-trève donc pour des Olympiens en pleine santé. 9 matches de championnat (5 succès et 4 nuls) et une première place partagée avec Lille ; un Trophée des Champions dans les vitrines du club pour la 3ème saison de suite ; un nul et un succès en Champions League. Ce premier bilan à de quoi satisfaire les nombreux supporters lyonnais. Avant que l'enchaînement des matches ne reprenne de façon intense, 15 à 16 rencontres d'ici le 21 décembre, le moment nous semblait propice de poser quelques questions à Paul Le Guen.



Paul, quel bilan fais tu à ce jour ?



« Nous sommes simplement dans les temps de passage. Ils sont bons. On sait que nous serons jugé en fonction de ce que l'on aura gagné en fin de saison. On n'en est pas encore là. Je dirais que l'on a réussi les 10 premiers kilomètres de notre marathon ».



Est-ce que cela correspond à tes attentes ?



« Forcément, quand tu débutes une saison, tu as beaucoup d'espoirs. L'amalgame entre les anciens et les nouveaux joueurs s'est fait rapidement. L'effectif a été grandement renouvelé, mais on sent qu'il y a une véritable cohésion de groupe. Notre devoir, c'est de protéger cette cohésion pour aller encore plus loin. Je crois que l'on a fait le nécessaire en recrutant par exemple deux Brésiliens, Cris et Nilmar. C'était plus facile pour leur acclimatation avec la présence de Juninho, Cacapa, Elber. Wiltord ? Sylvain, il sent le jeu. Le plaisir quotidien qu'il prend sur un terrain, il le transmet aux autres ; il entraîne véritablement ses partenaires ».



As-tu apprécié un match en particulier et, à l'inverse, as-tu été déçu par quelque chose ?



« Je crois que je retiens en premier le match contre Manchester, surtout au niveau de l'intensité. La déception ? Elle est globale, dans le fait de ne pas avoir gagné plus de rencontres à domicile devant notre public. Cela compte énormément de le satisfaire. Il faut avoir une bonne relation avec lui. ».



Que penses tu du championnat ?



« Globalement, il est comme je l'attendais. Je reste persuadé qu'une équipe comme le PSG va revenir vers le haut du classement. Lens aussi. Les saisons précédentes nous avons eu, nous, cette capacité à revenir. Alors d'autres peuvent le faire ».



Un autre marathon vous attend. Comment cela se prépare-t-il?



« Bien sûr. Les cadences infernales vont reprendre. C'est le travail du staff de bien réfléchir et de tenter d'éviter toute forme de saturation. Parce qu'en plus des matches en club, il y a les rencontres internationales pour certains. Par exemple, suspendu ou non, Juninho n'aurait pas joué contre Caen. C'est une évidence ».



Et toi comment te sens-tu ?



« Je me sens bien. J'ai été content de pouvoir, comme les joueurs, passer quelques jours un peu plus tranquilles. Je reprends en quelque sorte mon souffle ; j'ai passé plus de temps avec ma famille. L'entraîneur ne ressent pas la fatigue physique, mais nerveusement, elle est bien là. Mais quand, tu t'arrêtes après avoir vécu un scénario comme celui de St-Etienne –OL, tu savoures encore plus. Cela amplifie ton bonheur. J'ai donc savouré ces instant, tout en commençant à regarder nos futurs adversaires. Lorsqu'il y a des matches qui se succèdent, je ne travaille que sur le match que l'on va jouer. Là, j'ai vu non seulement Caen, mais aussi Fenerbahce. Je suis plus relax. J'ai classé les images dans un coin de ma mémoire et je les ressortirai après le match contre Caen. Ce genre de choses, je J'imprègne très vite… »



Un mot sur le jeu de l'équipe ?



« Nous avons encore une marge de progression. C'est indéniable. J'ai déjà trouvé que les attaquants avaient fait preuve de plus de complicité l'autre soir à St-Etienne. C'est vrai que pendant cette mini-trève, ils ne sont pas tous là pour travailler ensemble. Mais il y a Florent, Pierre-Alain, Nilmar... Notre capacité à marquer des buts en fin de rencontre ? Je crois, que c'est une question de confiance, de mental et de physique. J'avoue cependant qu'à St-Etienne quand je regarde mon chrono et que je vois qu'il reste 5 minutes de jeu et que nous sommes menés 2 à 1, je me dis qu'on peut encore faire un résultat positif, mais je suis bien obligé de dire que j'ai aussi peur de perdre et j'en rage intérieurement devant cette éventualité… Là, le scénario se termine bien, mais je me souviens de mon premier match de championnat en tant qu'entraîneur de l'OL à Guingamp ; nous menions 3 à 1 quasiment au début des arrêts de jeu ; à la fin, il y a 3 à 3 ! »



Si je te dis que tu sembles plus détendu d'une façon générale et notamment avec la presse. Es-tu d'accord avec cette impression ?



« Oui. Les succès ont apporté plus de confiance. J'ai l'impression de mieux maîtriser le sujet, même, et j'insiste, si je dis souvent que les équilibres sont fragiles. On sait où on va. Je connais aussi mieux mes interlocuteurs, notamment la presse qui nous suit régulièrement. Je suis un lent… et un timide. Le football a un peu guéri cette timidité.»



R.B

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