masculins / OL - Barcelone J-3

"Pep" Guardiola vu par Sonny Anderson

Publié le 21 février 2009 à 08:00 par GG et BV

Parlez nous un peu de l’entraîneur de Barcelone, Josep Guardiola.
C’est quelqu’un que j’apprécie énormément. Je l’ai rencontré lorsque je suis arrivé à Barcelone, il en était le capitaine. Je l’avais déjà vu à la télé mais lorsque je suis arrivé j’ai découvert en lui le patron du vestiaire ; il connaissait tout le monde car c’était l’enfant du pays, la Catalogne, le milieu de terrain de la sélection espagnole, celui qui pratiquait le jeu sans ballon, à une touche de balle, qui ne perdait pas un ballon. Dans le vestiaire, il gérait chaque fois qu’il y avait un problème, il allait parler avec les joueurs quand ceux-ci avaient un différent avec le coach. Guardiola, c’était un exemple ; il travaillait énormément, notamment défensivement. En match, on savait que lorsqu’il avait le ballon, il ne regardait jamais dans la direction où il souhaitait l’envoyer. Nous, les attaquants savions que le ballon allait nous arriver, au millimètre près.

Êtes-vous étonné qu’il soit devenu l’entraîneur du Barça ?
Non. Il était capitaine et leader du vestiaire de Barcelone ; au Qatar c’était la même chose, il était en quelque sorte « entraineur » de son équipe. Il a réussi à l’emmener en finale de la Coupe, à jouer le haut du tableau. Ca lui a permis de basculer vers le métier d’entraîneur. Il a également connu la réussite avec l’équipe réserve du Barça.

Quel type d’entraîneur est-il ?
« Pep », c’est la philosophie de jeu de Barcelone. Il en est à l’origine, avec Cruijff ; ce jeu en mouvement : contrôle - passe – contrôle ; ce jeu sans ballon, avant de le recevoir. C’est quelqu’un que j’apprécie car il a cette philosophie de jeu. S’il encaisse un ou deux buts, il faut qu’il en marque trois ou quatre ; il aime le jeu offensif, le jeu vers l’avant. Il allie le spectacle aux résultats car il fait défendre ses attaquants, chose qui était auparavant difficile à Barcelone.
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