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Pierre-Alain Frau: "Sans cesse prouver..."

Publié le 16 octobre 2004 à 12:46 par R.B

[IMG3279L]La saison dernière <b>Pierre-Alain Fau </b>avait inscrit <b>3 pénalties </b>avec Sochaux ; 3 buts sur les 17 buts qu'il a marqués en championnat. Contre Caen, il a gentiment demandé à Diarra « la permission » de frapper le 3ème pénalty accordé à ses partenaires cette saison. Il a réussi une belle prestation vendredi soir; il a livré ses impressions du moment...

La saison dernière Pierre-Alain Fau avait inscrit 3 pénalties avec Sochaux ; 3 buts sur les 17 buts qu'il a marqués en championnat. Contre Caen, il a gentiment demandé à Diarra « la permission » de frapper le 3ème pénalty accordé à ses partenaires cette saison ; Juninho, justicier contre Sochaux et St-Etienne, suspendu, le Malien buteur dans cet exercice contre Lille le 23 mai dernier s'est effacé et l'ancien doubien a inscrit son 2ème but en championnat depuis qu'il a déménagé de la maison Peugeot vers celle du Président Jean-Michel Aulas. « j'avais vraiment envie de marquer dans cette rencontre, même sur « péno ». A mes yeux, c'était important ; un peu comme une cerise sur le gâteau…Ce but m'a fait plaisir». Le natif de Montbéliard a ainsi porté son total à 43 unités en Ligue 1.

Plus souvent remplaçant que titulaire ces dernières semaines, cela suscitait forcément quelques questions de notre part. Et lui avait–il des interrogations, voire une forme de déception ? « Sincèrement, je crois que j'étais tout simplement moins bon lors des matches précédents. D'être sur le banc à Prague, à St-Etienne, ce n'est pas réjouissant, mais n'a rien de scandaleux. Tu te retrouves derrière les autres attaquants en terme de hiérarchie ; tu en es conscient… La blessure de Giovane Elber m'a handicapé. Il a fallu que je positionne différemment sur le terrain ; un peu plus en pointe comme je le faisais aussi à Sochaux. Mais là bas, le jeu était plus direct; alors qu'à Lyon on cherche d'avantage les relais. Ce match contre Caen m'a fait du bien. Je me suis posé des questions ces derniers temps, sans me prendre la tête pour autant. Ce qui est marrant, c'est qu'au départ, je me suis senti à l'aise plus vite que prévu dans ma nouvelle équipe et puis, il y a eu un coup de moins bien… ».

Pour la première fois de la saison, il a été associé dès le départ à Nilmar. « Cela s'est bien passé. On avait bossé tous les deux pendant la mini-trève. Lui commence à trouver ses marques. C'est plus facile… ».

Ce match contre les Normands et ces 4 buts sont-ils en forme de déclic ? « On verra. Déjà, je n'étais pas inquiet et il ne faut pas se leurrer, tous les matches ne ressembleront pas à celui de vendredi soir. Contre Caen, nous avons tous fait les efforts qu'il fallait. Chacun aide son copain. Sincèrement, je pense que l'OL est une équipe difficile à jouer. En plus, nous avons un groupe de compétiteurs. On veut toujours gagner. Il y a certes des individualités, mais sans le collectif tu n'es rien. Quand tu vois Diarra, Essien faire des efforts pour te donner des ballons, tu as envie de leur rendre la monnaie de la pièce en les aidant dans la récupération, le replacement. Vendredi j'ai pris du plaisir sur le terrain et tu veux le faire partager aux autres. Ici, il y a de la solidité, de la solidarité, de l'intelligence. De la vitesse ? Aussi. Je crois que c'était voulu de la part des dirigeants. Qui est le plus rapide ? A mes yeux, je dirais Eric Abidal ».



Un match gagné avec la manière et des buts et déjà, il faut penser au suivant. « A Fenerbahce, ce sera différent. On sait que les équipes turques sont toujours difficiles à jouer chez elles. On sait à quoi s'attendre et pas question de savourer Caen… Serais-je titulaire ? On verra. Je ne me pose pas la question. Je me dis simplement que contre le Stade Malherbe, j'ai fait ce qu'il fallait pour avoir une place de titulaire. Après, le coach décide. Nous sommes tous dans le même bateau. En signant à Lyon, j'avais conscience du changement par rapport à Sochaux. Si tu es remplaçant, tu sais que tu dois tout donner quand tu rentres. C'est le quotidien d'un grand club. Et puis, si tu fais un bon match, cela ne suffit pas à t'installer. Tu es jugé sur ta régularité. Il faut enchaîner les belles prestations. Il faut sans cesse prouver. Ailleurs, ce n'est pas forcément le cas… ».



R.B