masculins / Manchester - OL J-1

Pour le plaisir et ... plus encore!

Publié le 22 novembre 2004 à 13:52 par R.B

[IMG3892L]Il y eut déjà par le passé l'Ajax d'Amsterdam, l'Inter Milan, le Celtic Glasgow, Barcelone, le Bayern de Munich, Porto. Il y aura mardi soir dans la légende personnelle de l'OL, Manchester United, un autre ancien vainqueur de la plus prestigieuse des Coupes d'Europe. Ce 23 novembre 2004, les Lyonnais vont mettre leurs pas dans ceux inoubliables du fantasque Georges Best, ailier de débordement aux dribbles de magicien...

Il y eut déjà par le passé l'Ajax d'Amsterdam, l'Inter Milan, le Celtic Glasgow, Barcelone, le Bayern de Munich, Porto. Il y aura mardi soir dans la légende personnelle de l'OL, Manchester United, un autre ancien vainqueur de la plus prestigieuse des Coupes d'Europe. Ce 23 novembre 2004, les Lyonnais vont mettre leurs pas dans ceux inoubliables du fantasque Georges Best, ailier de débordement aux dribbles de magicien ; short long, coupe de cheveu à la Beattles, gueule de play boy, Georges le magnifique s'est brûlé ses belles ailes dans l'alcool et les femmes. Mais quel talent ! Sir Bobby Charlton était un créateur divin, un gentleman en toutes circonstances. Denis Law, un Scottish buteur, ballon d'Or France Football. Nobby Stiles, le méchant du milieu de terrain avec ses dents en moins… puis plus tard Cantona. Eric the King au col du maillot relevé, le port altier, des buts décisifs, une suspension hyper médiatisée, un brassard de capitaine, une gloire immortalisée par sa statue dans le musée du club mancunien. Peter Schmeichel, ce gardien danois blond comme les blés. Ses pognes de géant, ses épaules de fort des halles réduisaient sa cage de moitié. Sa féroce envie, de toujours tout gagner, impressionnait les « visiteurs » de sa surface de réparation Et encore David Beckham, bien sûr, Giggs, les frères Neville… et tant d‘autres avant… maintenant. Le grand Matt Busby sur le banc dans les années 60 ; Sir Alex Ferguson aujourd'hui. Sir Alex soufflera d'ailleurs ses 1 000 bougies à la tête des siens contre l'OL.



Pas question de jouer « au vieux con » ; juste une façon d'exprimer qu'un très grand d'Europe, du monde ne s'est pas fait en quelques saisons. Le Real Madrid a existé bien avant la génération Zidane, Ronaldo, Figo, Raul et consorts… Les Red Devils ont franchi le cap du siècle. Ils ont tout gagner au fil du temps. Ils étaient champions d'Angleterre dès 1908 ! Ce club est l'un ou le club le plus puissant du monde. Un stade de 68 000 places ; un merchandising qui remplit les caisses. Il y a le musée de MU ; un musée qui s'enrichit continuellement. Ici on joue pour gagner. La deuxième place n'a aucune valeur ! Alors oui, venir à Old Trafford est un événement. Les Gones vont fouler une pelouse chargée d'histoire. Puisse-t-elle leur donner force, volonté, inspiration et réalisme pour laisser leurs traces dans ce temple aussi vénéré que le Camp Nou, Santiago Bernabeu, San Siro…



Pour le plaisir, voire plus encore ! Les partenaires de Sidney Govou ont la chance d'affronter ceux de Roy Keane l'esprit dégagé du souci de la qualification. Cet intenable Lyon est invaincu après 4 journées et possède un point d'avance sur les Anglais. En revanche, les locaux ont besoin encore de quelques unités pour faire la maille. N'en doutons pas, ils seront au rendez-vous des 1/8ème de finale. Un doute subsiste : qui terminera premier de la poule ? La voilà la cerise sur cette rencontre du groupe D. Une cerise plus qu'honorifique, puisque le premier se coltinera un deuxième de poule, même si des deuxièmes vaudront aussi bien que des premiers, Barcelone ou Milanc AC ? Juventus Turin ou Bayern ?... Peu importe, il y aura incontestablement un avantage à l'affaire : le match retour à domicile en sachant que Porto la saison dernière n'a pas tremblé ni à Manchester, justement, ni à Lyon.



L'OL est ambitieux, d'une ambition construite au fil des ans. D'abord l'hexagone pour royaume. C'est fait et bien fait et cela pourrait durer. Puis montrer son joli minois sur le Vieux Continent. Déception d'abord (Maribor); coup de froid (Moscou), de colère (Ajax) ; des regrets... Avant d'accrocher ce quart de finale lors de l'exercice préc�dent. L'OL progresse et rêve, concrètement, d'inscrire son nom au palmarès dans les années qui viennent. C'est la volonté de Jean-Michel Aulas, un président qui a pris son temps pour mieux se rapprocher des étoiles.



Cette rencontre pour le plaisir agrémenté d'une première place, est aussi un match pour marquer les esprits. Imaginons un instant que les Olympiens, privés pourtant de Coupet, Cacapa, Abidal, Benarfa, Elber, fassent un résultat mardi soir. Ils gagneraient encore du terrain dans le respect des amateurs de ballon rond ; un peu plus de considération dans l'imagerie populaire et à coup sûr un rôle de candidat sérieux à une belle place finale dans cette édition. On s'emporte vers des rives ensoleillées en oubliant presque ces gentils démons rouges ! Rooney est venu rejoindre sur la pelouse le grand Van Nistelrooy. Rio Ferdinand a en fini avec sa suspension… Le collectif de MU aura encore plus de gueule qu'au match aller où en 2 coups rondement menés ils ont annihilé les 45 premières minutes merveilleuses des Lyonnais. Le royaume des cieux risque fort de ressembler à une bataille de coups. Nico Puydebois va devoir élever la justesse de ses poings pour éloigner le danger. Cris et Diatta seront concernés par tout ce trafic aérien. Au sol, rien ne sera simple… Christiano Ronaldo, bloqué côté droit à l'aller, s'était illico presto exilé à gauche pour exécuter quelques pas de danse endiablés à souhait. La patte gauche de Giggs est un bijou dans la création, la finition. Scholes sait tout faire… Gabriel Heinze ne lâche jamais sa proie quitte à y mettre des ingrédients trop épicés ! Les Mancuniens disposent qui plus est d'un banc de qualité. Un seul bémol ? La valeur des gardiens de but. Tim Howard ou Roy Carroll ; l'Américain ou l'Irlandais ne sont pas ce que l'on appelle communément des valeurs sures à leur poste. Quelle faute de main d'Howard à Gerland. Le grand « ricain » y a d'ailleurs perdu sa place, lui qui avait renvoyé « Fabulous Fab » à ses chères études…



On attend l'OL dans cette rencontre. Il y a du plaisir à prendre, à donner. Il y a un comportement à avoir. Il y a, on l'espère, un résultat à obtenir en sachant qu'un nul garantirait, presque, la première place du groupe D. Il faisait une dizaine de degré en arrivant ce lundi à Manchester. L'atterrissage a été mouvementé en raison du vent violent. Mardi soir, il y aura d'autres turbulences dans l'enceinte d'Old Trafford. Pourquoi ne pas envisager qu'elles soient le fait de Gones transformés en diables ! Et puis cela rappellera à Sylvain Wiltord sa campagne anglaise avec les Gunners. Il en a connu des rencontres "historiques" avec les Red. Il doit servir de guide à ses partenaires...

R.B

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