masculins / Fiorentina - OL J-1

Pourquoi attendre le 10 décembre?

Publié le 24 novembre 2008 à 19:51 par R.B

Mardi soir, les Lyonnais ont l’occasion de valider leur billet pour les 1/8èmes de finale en ramenant un point de Florence. Autant s’éviter des interrogations en attendant la dernière journée de poule…

Entre obligation et aspiration. Tels peuvent se résumer les enjeux de ce match. La Fiorentina n’a pas le choix. Si les coéquipiers de Frey veulent rester dans la course de cette Ligue des Champions, cela passe effectivement par un succès, en sachant que rien ne sera acquis pour autant. Avec 3 points en 4 matchs, voire 6 avant la dernière journée, la Viola n’a plus son destin entre ses mains. Le Bayern et l’OL ayant déjà 8 unités.

En revanche, l’OL n’a plus qu’un point à prendre pour se retrouver en 1/8èmes de finale et jouer ainsi, l’esprit libéré de tout retour italien, la finale du groupe F face au Bayern le 10 décembre. Et si par malheur, le septuple champion de France venait à perdre sur les bords de l’Arno, rien ne serait perdu pour autant, en terme de qualification, voire même de première place du groupe et ce sans se soucier forcément du résultat des Florentins à Bucarest.

Ces données peuvent-elles indiquer une tendance de la rencontre, du style les Italiens vont attaquer et les Français vont attendre ? Pas évident… La Fiorentina aime bien laisser le ballon à ses adversaires pour mieux les surprendre. Elle possède en la personne de Gilardino, d’un attaquant de très grande qualité ; un attaquant qui sait tout faire au-delà de ses nombreux buts inscrits. Personne n’a oublié sa prestation du match aller ! La Viola est dépendante, comme l'OL avec Benzema, de son talent de buteur. Comme Il y a encore Mutu, Santana, Kuzmanovic, Montolivo, Melo… Dans sa cage Frey est capable de tenir la baraque bien protégé par le tandem Danielli-Gamberini. La Viola, c’est du solide, surtout à domicile où elle est invaincue en championnat et en Ligue des Champions. Elle vient d'ailleurs de battre Udinese 4 à 2.

L’OL, toujours invaincu, va-t-il se contenter d’attendre pour éventuellement contrer ? En est-il capable ? Ou bien préférera-t-il prendre le jeu à son compte ? Après une vingtaine de matchs sous l’ère Claude Puel, les 2 scénarii semblent plausibles. Les Olympiens sont incontestablement en position de force. Qualifiés en entrant sur la pelouse, il n’y a pas de raison de se précipiter dans ses débats. Cela devrait aussi pousser l’entraineur lyonnais à débuter, comme d’habitude en Ligue des Champions, avec un milieu à 3 éléments. Après, quid du positionnement de Karim Benzema ? Sur le côté gauche, comme au match aller, ou dans l’axe ? Le latéral gauche Zauri est un client défensif… et offensif. En sachant que l’OL peut modifier son schéma de jeu en fonction des événements.

Ce voyage en Toscane peut rimer avec bonheur d’une mission accomplie 90 minutes avant la fin de la phase de poules. Cela changerait du suspense lié au déplacement en Ecosse la saison dernière où l’OL avait joué à quitte ou double.
Sur le même thème