masculins / Centre de Formation

Premier pas, Mode d'emploi

Publié le 30 décembre 2004 à 15:46

L'OL n'a pas attendu d'être couronné champion de France pour qu'une foule de joueurs en culottes courtes rêvent d'intégrer les rangs de sa formation... "Le club a un label formation. Il est dû à sa notoriété mais surtout à son vécu, à la qualité de ses installation, de son accueil ou encore des études proposées" raconte Alain Olio, le responsable de la formation...





La Scolarité



Après un cursus normal au collège Saint-Louis-Saint-Bruno, les jeunes de l'OL passent leurs années lycées au sein de l'établissement Faÿs, à Villeurbanne, dans des classes regroupant l'ensemble des sportifs de haut niveau de la région Rhône-Alpes."Nous leur inculquons surtout une culture de la rigueur et du dépassement de soi" explique Robert Béroud, le responsable pédagogique de l'OL. Le système semble mainetnant bien rôdé avec des études secondaires qui s'étalent sur quatre années au lieu de trois : "Avec sept entraînements par semaine, cette formule s'impose. Lorsqu'ils se présentent au bac, ils doivent avoir le même niveau que les autres". S'ils peuvent suivre les filières classiques (Scientifique, Littéraire, Economique et Social, Sciences et techniques tertiaires), les joueurs ont aussi la possibilité de passer un BEP VAM (Ventes Action Marchande) au lycée Louise Labbé. Robert Béroud précise : "Avant, la personnalité d'un joueur et son éducation ne comptaient pas, mais l'OL a très vite compris que l'on ne pouvait pas découper une personnalité et que l'on est, sur le terrain, à l'image de ce que l'on est dans la vie".





Premiers pas chez les pros



Avant d'épauler les pros dans la conquête de leurs objectifs, les jeunes de l'OL les côtoient quotidiennement à Tola Vologe, le centre d'entraînement. "L'année dernière, en vertu de la politique de Paul Le Guen, la mitoyenneté entre CFA et effectif professionnel s'est beaucoup pratiquée. C'est une chance pour les jeunes d'être dans les mêmes murs que les pros. Echanger avec eux, les voir évoluer, est important. Ca motive et ça vaut tous les discours que l'on puisse faire", explique Alain Olio, responsable de la formation lyonnaise.



Si les jeunes footballeurs lyonnais s'entraînent avec les Juninho, Luyindula, Dhorasoo et Coupet, ils jouent quasi uniquement dans l'antichambre de la Ligue 1, en CFA. L'étape est importante, mais il n'est jamais bon d'y demeurer trop longtemps : "Notre souci est le suivant. On sait que pour certains de nos jeunes il est bon de faire une année complète en CFA, mais qu'ils doivent franchir un palier supplémentaire l'année d'après." Ce qui explique la politique de prêts à d'autres clubs.



Face à la concurrence et à la pression, les jeunes formés à l'OL doivent donc et surtout avoir un solide équilibre psychologique. "C'est, en effet, un facteur qui fait partie intégrante de la réussite chez les pros", confirme Alain Olio.





Le recrutement



Aujourd'hui, l'OL est plus que jamais attentif à son recrutement amateur. "Dès qu'un joueur a 14 ans, on réfléchit à ce qu'il pourrait nous rapporter plus tard et ce qu'il nous coûterait s'il ne se formait pas chez nous" confie Alain Olio. Difficile cependant d'estimer si tôt l'évolution sportive mais aussi psychique d'un enfant ou d'un adolescent. Pour que chaque jeune parvient à son plus haut niveau, le club ne lésine donc pas sur les moyens et impose des entraînement quotidiens dès que les joueurs atteignent leur quatorzième année. "Les qualités importantes d'un grand joueur sont la vitesse, l'endurance et l'intelligence du jeu. Mais aujourd'hui, c'est l'aspect psychologique qui fait la différence, nous y sommes donc très attentifs". La recette semble fonctionner : l'OL est le meilleur club de formation français depuis 10 ans (13 titres)







retour