masculins / Stage

Préparation : Les Lyonnais ont dompté le col de l’Iseran

Publié le 30 juin 2016 à 14:28 par SC

Les Lyonnais se sont attaqués au col de l'Iseran

29 photos

Le groupe s’était donné rendez-vous ce jeudi matin avec les sommets. Une grimpée à vélo de 11 kilomètres était au programme des Olympiens. Et malgré l’orage et le froid, tous sont allés au bout de l’ascension.

Cela restera une nouvelle fois le point culminant du stage de Tignes. Cette année encore, les joueurs lyonnais se sont attaqués au col de l’Iseran. Un peu plus de 11 kilomètres d’ascension, 700 mètres de dénivelé positif, des pentes à forts pourcentages... bref, une montagne à gravir. Et au départ du pont de Saint-Charles à 2070 mètres, la plupart n’en mène pas large même si on peut lire de l’espoir et de la détermination sur les visages. Il y a aussi de la crainte pour ceux qui partent dans l’inconnu, cherchant du regard, au loin et la tête en l’air, le point d’arrivée. « Même le bus, il galère à monter… », s’interroge Olivier Kemen. Sergi Darder et son pote Rafael appréhendent ce moment depuis déjà des semaines. « On n’a presque jamais fait de vélo ». Contraste avec l’attitude tranquille de Nabil Fekir, cette décontraction qui ne le quitte jamais. « Ça va le faire, j’ai sorti le short de cycliste ! ». Quelques roues arrières et le voilà lancé à l’assaut du col, aux côtés de tous ses coéquipiers. Pas pour longtemps…

Quelques coups de pédale de Mathieu Gorgelin, Clément Grenier ou du Doc, les spécialistes de l’étape, et le peloton a déjà éclaté. Derrière, premier problème technique pour Rafael. Mapou Yanga-Mbiwa met l’ambiance avec ses enceintes embarquées dans le sac à dos. « Je vais rester derrière lui car je n’ai pas d’écouteur. La musique, ça va m’aider », lance Sergi Darder. Pas besoin finalement. Le grimpeur espagnol s’en sort beaucoup mieux que ce qu’il avait annoncé. La bonne humeur et le soleil sont encore là.

Et puis, la pente devient plus abrupte. L’oxygène se fait plus rare. Le temps se gâte tout d’un coup. Une pluie battante, le froid et le bruit de l’orage accompagnent les joueurs lyonnais, les sourires laissant place aux rictus de souffrance, de fatigue, de ras-le-bol. « J’en ai marre, pourquoi ça monte tout le temps ? », lâche le capitaine Maxime Gonalons. Ses acolytes Clem et Math sont loin devant. Gorgelin a pris la tête. Et ne la lâchera plus jusqu’en haut du col. 53 minutes au chrono et 2 770 mètres d’altitude. Le vainqueur de 2013 garde son maillot jaune avec un nouveau superbe temps. Lucas Mocio, Clément Grenier, Nabil Fekir, Timothé Cognat… lui emboîteront le pas très peu de temps après. Tout comme Gaëtan Perrin pour son baptême.

C’est la première fois que je le faisais donc je ne connaissais pas le parcours. J’ai voulu suivre les premiers au début. Après, je suis monté à mon rythme tranquillement et ça s’est plutôt bien passé. Les derniers kilomètres étaient durs avec la fatigue et la météo. Mais on l’a fait !

Pas le temps de s’éterniser sous la tempête, les arrivants montent dans le bus se réchauffer et se sécher en attendant leurs coéquipiers. Il leur reste encore un peu de force pour se féliciter. La descente en bus est l’occasion pour les Lyonnais de profiter enfin des paysages grandioses après une montagne d’efforts.

Photos

Les Lyonnais se sont attaqués au col de l'Iseran

10 photos