masculins / Stage Tignes

Quand Bob parle de Tignes

Publié le 02 juillet 2013 à 09:30 par R.B

Pour le préparateur physique Robert Duverne le stage de Tignes est toujours un moment très particulier… et ce à divers titres…

Quand il parle de Tignes, son regard s’illumine, son verbe s’accélère ; « Bob » est intarissable et jamais repu. Depuis la saison 98, il est venu de façon quasi continue avec l’OL sans parler des stages avec l’équipe de France. Le voilà donc de retour à l’aube de ce nouvel exercice lyonnais. « C’est à chaque fois une première fois et cela l’est réellement pour certains joueurs. On connait le cadre de travail. On dispose de conditions magnifiques pour travailler de façons diverses au-delà de l’altitude avec en plus un terrain en parfait état ».
Sur la durée du stage, Robert revient sur le passé. « On a déjà fait des stages de 6 à 7 jours. Cette fois ci, il y avait des impératifs à respecter. Mais n’oublions pas qu’à Lyon, on avait fait 5 séances avant de monter alors que certaines années, tout commençait à Tignes. Le programme est très intense avec ce stage plus concentré, plus dynamique ».

Robert le pêcheur devant l’éternel se sent comme un poisson dans l’eau. «Le  vécu m’aide. Ici, on a tous nos référents sans que l’on fasse d’une saison à l’autre du copier-coller. On va d’ailleurs innover avec par exemple le triathlon autour du lac. On travaille à la fois collectivement et individuellement. Certaines activités sont faites pour échanger. L’échange entre les joueurs, c’est aussi le but du stage. Il y a l’aspect athlétique, l’aspect mise en place du jeu et cet aspect collectif qui doit déboucher sur le don de soi, la volonté de se surpasser ».
C’est vraiment un lieu de travail rêvé
Il s’interroge aussi sur ce que cela peut représenter vraiment pour les joueurs. Pour lui, c’est très clair. « Pour moi, il me semble que c’est différent parce que à la base j’aimerais vivre ici. Chaque stage à Tignes est un moment privilégié. Je me sens Tignard dans l’âme. Je suis chez moi. Tous ces stages représentent des histoires. Et, ils se sont tous très bien passés. Je me dis qu’ils ont été les stages des premiers titres. Je revois Juninho, Coupet, Violeau, Delmotte… Il y a une saveur extraordinaire. J’en ai fait ailleurs, mais là, on ne voit pas le temps passé. Ces stages mettent bien en route la saison. Ils lancent le groupe avec de bonnes fondations. Et puis on se connait depuis le temps avec les gens de la station. Je ne voudrais que l’on lâche ce remarquable outil de travail que l’on a fait évoluer. Je n’aimerais qu’un autre club récupère ce lieu. C’est vraiment un lieu de travail rêvé. Qu’est-ce que tu peux avoir de mieux ? ». Et de regarder les montagnes avant de partir en randonnée avec les internationaux arrivés juste avant.
Sur le même thème