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Quand la fête est finie…

Publié le 28 avril 2010 à 10:35 par R.B

Le Bayern s’est logiquement qualifié pour la finale du 22 mai à Madrid. L’OL doit rapidement se concentrer sur la fin du championnat pour obtenir une place sur le podium…

Il n’y a pas de honte à être dominé tactiquement, physiquement, techniquement, mentalement. Il n’y a pas de honte à perdre contre plus fort que soi. Cela n’empêche pas la frustration, la déception. Sur ces deux rencontres face aux Bavarois, l’OL na pas existé comme en attestent l’impression visuelle et les chiffres. 35 tirs à 16… 10 tirs cadrés à 2… 4 buts à 0… 15 occasions de buts à 3… 63% de possession de balle à 37%.

Au-delà des données chiffrées, une impression quasi-totale d’impuissance face à cette formation excellemment organisée, respectueuse des consignes, servie par des athlètes au souffle inépuisable et quelques footballeurs de grand talent. Une volonté, aussi, d’aller en permanence de l’avant. 18 joueurs utilisés en 180 minutes et pas un seul à la peine. Une équipe qui avait joué trois jours avant en ayant plus de fraicheur que celle qui avait passé son temps à récupérer, à faire le plein d’énergie… Un groupe, mélange d’expérience et de jeunesse. Un groupe qui bénéficie de la culture de la gagne.

Une fois encore, malgré le changement de système tactique, l’OL n’a pas vu le ballon ou presque. Depuis le 1/8ème de finale aller face au Real Madrid, les Lyonnais ont eu en moyenne 35% de possession de balle. Trop peu ! Le foot est un sport qui se joue à 22 avec un ballon. Autant l'avoir... Difficile de s’imposer sur la durée à un tel niveau en courant toujours après cet objet rond. Ou alors, il faut être diablement costaud, hyper réaliste, super attentif, chanceux, formé à cela...

On aurait aimé voir ce ballon dans les pieds d’un maestro lyonnais pour accélérer, calmer, ordonner. On aurait aimé voir de la folie. De l’impact physique avec notamment le grand absent Toulalan. On aurait aimé voir un groupe à l’unisson dans son expression individuelle. L’esprit d’entreprise a manqué, conséquence de ses propres manques tout autant que de  la supériorité adverse. A la décharge des Olympiens, ils n’ont pas été aidés par l’arbitrage avec ces deux cartons rouges trop sévères. Cela aurait-il changé quelque chose ? On peut l’espérer. En conclusion, le Bayern était tout simplement plus fort.

Le rêve est passé. La fête est finie. Place désormais à ce quotidien qui permet ces soirées étoilées. L’OL a cinq matchs pour terminer sur le podium. Largement plausible. Certainement compliqué. Quelle sera la capacité de réaction dès ce dimanche à Montpellier avant d’enchainer la réception d’Auxerre ? Voilà une bonne question ! 5 matchs pour sortir quelque chose de véritablement tangible de cette saison. Un ticket pour la LDC ou à défaut un billet pour l’Europa Ligue. Le vrai bilan se fera donc au soir du 15 mai. La ligne droite débute dimanche dans l’Hérault. Cela fait cinq matchs de rang, depuis le déplacement à Rennes le 3 avril, que l’OL n’a plus gagné. Ces trois points feraient le plus grand bien.

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