masculins / PSV Eindhoven 1 - OL 1

Quand le rêve prend fin à Eindhoven...

Publié le 13 avril 2005 à 23:46 par SR

[IMG5287L]On prend les mêmes et on recommence ? Et bien oui. Les 22 acteurs ayant débuté le match aller feront de même au match retour. Et le score du match aller restera sur les écrans géants jusqu'à la fin des prolongations... <br> Cruel à Lyon, oui, cruel aussi à Eindhoven, où la route s'arrête deux étapes avant Istanbul...<br> Le PSV accrocheur, l'OL accroché, le rêve envolé...

On prend les mêmes et on recommence ? Et bien oui. Les 22 acteurs ayant débuté le match aller feront de même au match retour. 167 journalistes et 53 photographes sont là pour vous faire vivre l'évènement. Le match est retransmis dans 15 pays différents.

Les quelques minutes devançant la rencontre sont pour les supporters hollandais. Le maestro les gâte, les drapeaux s'agitent, les supporters chantent.

Arrive enfin le son qui met la pression, l'hymne de la Champions League. Drapeaux blancs chez les locaux, noir chez les lyonnais. Les joueurs également ont mis leurs maillots noirs.



Il est 20h45, Nielsen, pour la 50ème fois en Ligue des Champions donne le coup d'envoi.



Premier coup de frayeur sur la sortie de Coupet, avant que Park ne mette la tête. Le ton est donné, le match est lancé, dès la première minute de jeu. Park et Réveillère jouent au chat et à la souris, Abidal et Farfan, eux, sont chien et chat. Malouda centre pour Govou, la balle est repoussée par Bouma dans les pieds de Wiltord, à l'entrée de la surface, qui ajuste le grand Gomes. La première frappe lyonnaise fait mouche. Le public lyonnais exulte, seulement 10 minutes de jeu et Wiltord oblige les Bataves à marquer à 2 reprises pour se qualifier. 3 minutes plus tard, le buteur lyonnais s'infiltre une nouvelle fois dans la surface mais son centre sera stoppé net par Gomes et ses tentacules. Farfan et Park sont durs à tenir, ils provoquent, ils cherchent… Abidal et Diarra finiront par prendre du jaune. JVOH rate une reprise de volée, Ooijer reprend un centre de la tête mais Coupet est sur la trajectoire.

Coup de tonnerre au Philips Stadion sur une intervention forte de Diarra sur Van Bommel. Monsieur Nielsen siffle mais ne remet pas la main à la poche. Il ressortira le carton jaune pour Vennegoor Of Hesselink qui tacle irrégulièrement Cris. Réveillère prend à chaque fois l'avantage sur Park, et quand ce n'est pas Antho (Réveillère), c'est Abidal qui stoppe une frappe du Coréen en prenant le ballon en pleine face. C'est ce même agitateur qui frappe à l'entrée de la surface, le ballon est dehors (37')

Le PSV demande du rouge sur une nouvelle faute de Djila. Les Bataves provoquent "l'animal", le cherchent, le titillent… mais le Lyon ne rompt pas. L'OL tient bon, alterne le court et le long. Sur les 8 frappes hollandaises de la première période, Coupet n'aura eu qu'un seul arrêt à faire.

L'arbitre renvoie les 2 équipes aux vestiaires sur ce score de 0-1.



Lyon a 45 minutes à tenir pour atteindre les demis. Dès la reprise, Essien part à l'assaut mais manque le cadre. Seulement 5 minutes dans cette deuxième période et les rouges et blancs reviennent au score. Van Bommel centre, le ballon est mal repoussé, Alex contrôle aux 6 mètres et envoie un missile tout droit dans les filets. Gomes danse, musique, pétard, les supporters descendent le long des barrières. Park adresse une frappe au dessus (52') et le kop hollandais a retrouvé de la voix

JVOH cède sa place à Beasley (57') qui prendra le côté droit, Farfan glissera dans l'axe.

Les Hollandais réclament énormément de fautes mais M. Nielsen orchestre sans en tenir compte. Corners pour les Gones, sur le second Cris contrôle et sa frappe contrée sera dégagé pour un troisième corner. Sur ce dernier, Antho remise, Caçapa prolonge et la volée de Cris ne passera pas loin du poteau gauche de Gomes. La prolongation se dessine de plus en plus et Coupet se "déchirera" pour détourner le centre vicieux de Farfan au 6 mètres. Il reste un quart d'heure. La bataille du milieu fait rage. Toujours pas de changement côté lyonnais alors que Farfan intercepte dans l'intervalle et adresse une frappe croisée, dévié par Caçapa, le ballon terminera en corner. Ben Arfa remplace Govou à la 87ème minute. La pluie tombe toujours, les Gones chantent encore et encore. Après avoir récupéré le ballon dans les pieds de Park, Réveillère va prêter main forte à l'attaque mais sa frappe n'est pas cadrée. On joue les arrêts de jeu, Juninho dévie un ballon pour Malouda, le Guyanais rate son contrôle à l'entrée de la surface. On en restera là.



Liverpool est passé; pour les Anglais... c'est fait. Quelle équipe les rejoindront en demi... qui affrontera le Milan AC. Il reste 30 minutes pour le savoir, pour tout donner… pour marquer. Pas de mort subite, pas de but en argent, cela se joue "à l'ancienne" et le but à l'extérieur compte toujours double. Les équipes reprennent le match comme ils l'ont terminé.

Ben Arfa va de l'avant, le ballon lui colle au pied. Nilmar remplace Wiltord pour apporter de la vitesse et de la fraîcheur. Dans l'action qui suit, Beasley tient tête à Cris et permet à Cocu de frapper dans le petit filet. A la 100ème minute, Nilmar file récupérer un ballon dans la surface et se fait faucher par Gomes. Penalty? Non, Mr Nielsen ne siffle pas. 3 minutes plus tard, Juninho cherche Nilmar en profondeur, le ballon lui revient, il contrôle, frappe, Gomes se détend mais le ballon passe à côté de la cage. Les Lyonnais pressent haut, de l'avant, toujours de l'avant…

Pas de but dans cette petite mi-temps, on change de côté. Juninho invoque le ciel, les mains jointes. Cris encourage tout le monde. C'est le dernier quart d'heure. Les supporters bataves sont devant les grilles, autour du terrain et les lyonnais sautent, ils sautent tous, parce qu'ils sont lyonnais, et fiers de l'être. L'équipe se bat. Park est partout mais Greg est énorme. Antho fait faute sur Cocu à l'entrée de la surface, coup franc. Van Bommel tire à quelques cheveux de la lucarne de Coupet. On passe de l'autre côté du terrain, Juninho obtient son coup franc, ce coup-ci, c'est au dessus. Plus que 8 minutes. Park est encore au sol. Les tirs au but ne sont pas loin. Juninho bénéficie d'un ultime coup franc, Caçapa dévie mais Gomes est dans la surface. Les rouge et blanc auront droit à un dernier corner qui ne donnera rien. 40 secondes de jeu, Coupet arrête encore une frappe de Beasley. 1 partout, le score ne bougera pas. La tension ne descendra pas. La pression restera là. Le combat continue. Coupet a tous les regards portés sur lui, les caméras. Les supporters l'encouragent. Wiltord, Puydebois, Diatta, Bergougnoux, Clément, Govou supportent les guerriers encore autour du rond central. Coupet est devant la cage, prêt, il attend. Le "qui ne saute pas" couvre les chants bataves. On se tient à l'OL, se soutient.



Van Bommel tir le premier et marque. Greg était pourtant bien parti. Juninho trompe Gomes et lui sert la main. Ooijer se présente et balance une patate. 2-1. Essien prend peu d'élan et est stoppé par Gomes. Le groupe lyonnais le prend dans ses bras. Ce n'est pas fini. Bouma marque, Coupet est encore sur la trajectoire. Au tour de Ben Arfa. Les sifflets cassent les oreilles, l'arbitre l'arrête, il reprend et marque de son pied gauche. Cris est à genoux, il prie. Coupet stop le tir de Beasley, c'est l'euphorie !!! Abidal manque sa frappe de la même manière que Essien. 3-2. Reste Robert. Il prend son élan… avance… cours… crucifie Coupet de son pied gauche. Le Philips Stadion se lève. Il est debout. C'est le brouhaha du K.O. pour les Olympiens. Les drapeaux, les écharpes sont levés. Les joueurs bataves explosent de joie. Les olympiens se dirigent vers la tribune des supporters lyonnais.



Juninho est dépité. Les visages sont fermés avant de rejoindre les vestiaires du côté lyonnais. Après avoir éliminé Monaco en 1/8ème, le PSV Eindhoven élimine l'Olympique Lyonnais après être revenu au score à deux reprises, en allant au bout de ces 120 minutes de folie. Au bout de cette séance de roulette russe. Pour la deuxième année consécutive, l'OL sort de la Champions League en quart de finale mais merci l'OL, merci pour ce parcours. Ce match contre le grand Manchester, cette prestation contre Fenerbahçe, et les jeunes qui nous ont fait vibrer contre le Sparta. Ces 10 buts face à Micoud et les siens. L'OL merci, pour ce championnat et ce 4ème titre à portée de main. L'année prochaine, on se remettra en route…



La feuille de match

A Eindhoven (Philips Stadion):

PSV Eindhoven - Lyon 1-1 (mi-temps: 0-1/ fin du temps réglementaire: 1-1)

PSV qualifié 4 tirs aux buts à 2



Temps: frais et pluvieux

Terrain: bon



Arbitre: M. Nielsen (DAN)



Spectateurs: 35.200 environ





Buts:

Lyon: Wiltord (10)

PSV Eindhoven: Alex (50)



Tirs aux buts:

PSV Eindhoven:

Van Bommel (réussi), Ooijer (réussi), Bouma (réussi), Beasley (manqué), Robert (réussi)

Lyon: Juninho (réussi), Essien (manqué), Ben Arfa (réussi), Abidal (manqué)



Avertissements:

PSV Eindhoven: Vennegoor of Hesselink (29)

Lyon: Abidal (12), Diarra (22)



Les équipes:



Lyon: Coupet - Réveillère, Cris, Caçapa (cap.), Abidal - Govou (Ben Arfa, 88), Essien, Diarra, Juninho, Malouda - Wiltord (Nilmar, 96)



PSV Eindhoven: Gomes - Ooijer, Alex, Bouma, Lee - Vogel, Van Bommel (cap.), Cocu - Farfan (Robert, 85), Vennegoor of Hesselink (Beasley, 57), Park



SR/AT à Eindhoven

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