masculins / Stage de Tignes

Quatrième jour de stage: l'Iseran en VTT

Publié le 13 juillet 2006 à 12:00 par R.B

Le soleil n'est pas revenu sur Tignes, mais la pluie a disparu. La journée du 13 juillet débute par la montée de L'Iseran en VTT. Un sacré morceau à domestiquer pour le groupe lyonnais.

A 9h, le bus quitte l’hôtel Montana ; descente vers le barrage de Tignes. Direction Val d’Isère par la 902. Une succession de tunnels borde la rive gauche du lac. L’absence de soleil ne permet pas de voir le village englouti. Problèmes de circulation sur cette petite route de montagne en raison de travaux importants. Val d’Isère ? Une station encaissée entre des montagnes proches s’étale tout en longueur. Bois, pierres, ardoises, balcons fleuris donnent un aspect très malheureux à ce haut lieu du ski. L’espace Killy nous rappelle que le triple champion olympique de Grenoble est un enfant du coin.

La route s’élève dès la sortie de la station. L’Iseran offre ses premières pentes. Un parking à gauche ; des vélos rangés ; le petit pont St Charles. Tout le monde descend du bus. Dans quelques instants, le peloton olympien va s’élancer. « Ne regarde pas la pente » ; « cela va être chaud » ; « rester bien à droite, il y a de la circulation ». Certains joueurs parlent, plaisantent... peut-être pour se rassurer. Chacun essaie sa monture. Benzema tente avec succés une roue arrière. Le grand John Carew a mis une serviette de toilette sur sa selle. François Clerc a le visage fermé ; il est déjà dans sa montée. Le «Doc » distribue des barres énergétiques.

9h 40, Robert Duverne donne ses dernières consignes. « Monter à votre rythme… ». C’est parti pour 11 kilomètres. Et rapidement chacun est plongé dans sa solitude, sa souffrance. Claudio Cacapa ferme la marche. Il a encore la force de rigoler. « Je pars le dernier, mais je vais finir premier… ». Jo Bats est juste devant lui. Tout devant, Pedretti et Clerc sont partis comme des flèches, bientôt rejoints par Abdel Redissi, Rémi Garde... Les visages, à l'image de celui de Mounier, sont rouges ; le souffle est court ; les têtes regardent le pédalier; Benhamida, Berthod cherchent la bonne position sur leur monture. L'adorable Diatta oublie la douleur en écoutant de la musique distillé par son walkman. Un kilomètre a été avalé. En levant les yeux, la pente restant à gravir semble indomptable, effroyable. Il reste au moins 50 minutes pour les premiers pour voir le panneau Col de l’Iseran, altitude 2 770m, le terminus de ce "calvaire" !

Notre récit s’arrête là. Gérard Houllier n’a pas voulu que nous dépassions la première borne de cette ascension. Il ne souhaite pas que ses joueurs soient vus dans une situation qui, à ses yeux, ne les avantage pas toujours. La douleur, la souffrance font pourtant partie intégrante de la beauté et de la grandeur du sport. Dommage… Du coup, retour à Tignes avant de redescendre dans la vallée pour le rafting prévu dans l'après-midi.

[IMG40751#C]