masculins / OGCN - OL 1-3

Que de plaisirs !

Publié le 07 août 2011 à 14:07 par RB

Les Lyonnais sont repartis de Nice avec le sourire après une prestation convaincante agrémentée d’un résultat probant… Match Retour...

Gardons raison, mais apprécions. Il y avait tellement d’envie d’éliminer ce trop plein de résultats décevants, de soupes à la grimace à la moindre occasion ! Sans tomber dans le dithyrambe, cette première sortie officielle des hommes de Rémi Garde nous a plu. Elle a généré des plaisirs.

Le plaisir de constater que joueurs et membres du staff prenaient du plaisir pendant ce match comme ils en prennent depuis la reprise. Cela se voit, cela se sent. Il nous revient en mémoire les propos de Yoann Gourcuff pendant le stage en Autriche. « Comment vouliez-vous que nous donnions du plaisir aux supporters, nous n’en prenions pas… ». Le plaisir cela parait si simple quand tout le monde veut y accéder. Il peut alors sublimer les efforts, les performances… N’est-ce pas mieux que le plaisir fasse traverser les moments de souffrances que de penser l’inverse ? Cela s’est vu à Nice…. Cela se voit au quotidien quand au lieu de faire des toros en groupes séparés, les partenaires de Cris font un toro géant sans que les entraineurs se mêlent de quoi que ce soit ! Les joueurs vivent leur truc, comme le fait de décider de mettre ou non des protège-tibias. On n’est plus à la maternelle. Ces gars sont des êtres responsables…Le plaisir de se sentir concernés comme souvent lors des mises en place tactiques, où l’entraineur suggère plus qu’il n’impose. Cela parle, vit… Il y a des échanges… pour arriver à l’adhésion.

Le plaisir d’avoir offert du plaisir aux supporters, voire même à ceux qui aiment ce jeu, l’acte sportif. Ce monde du ballon rond est évidemment un monde d’argent, mais c’est aussi un spectacle où l’on a envie de se régaler. Oui, nous avons pris du plaisir samedi soir au Stade du Ray. Et chacun cherchait à l’exprimer à sa façon.

Le plaisir du jeu. Un ballon qui voyage de différentes façons avec une vraie réflexion. Des joueurs qui la jouent collectif. Un état d’esprit remarquable qui met en lumière les qualités de chaque joueur. Du jeu parfois dangereux comme sur 3 ou 4 pertes de balle qui met en danger le résultat. Il semble cependant simple de gommer ces scories. Ce jeu vu contre l’OGCN étant la répétition des nombreuses séances d’entrainement avec ballon où l’on cherche à passer au mieux des phases défensives aux phases offensives, où l’on essaie de créer les décalages… Les Olympiens répètent à l’envie ces gammes et ils progressent.

Le plaisir du résultat. Pour valider tous ces changements constatés depuis la reprise, il fallait gagner. Après un succès « heureux » contre Porto en amical, les Lyonnais ont su le faire contre des Azuréens qui étaient pourtant mieux entrés dans le match. Ils l’ont fait « largement et brillamment», même si tout ne fut pas parfait avec un but encaissé sur coup de pied arrêté, avec des occasions de buts concédées… Ils l’ont fait en étant privés de Gourcuff, Ederson, Pjanic et de leurs moins de 20 ans internationaux. Ce résultat est un résultat collectif dopé par des performances individuelles. Il y eut évidemment celle de Lloris, gardien volant décisif en 3 ou 4 situations. Il y en eut d’autres, mais retenons le geste de Cris à la 78ème minute qui évite à coup sûr le 2ème but niçois qui aurait pu tout changer. Ce geste, le capitaine brésilien l’aurait-il réussi la saison dernière ? Il s’est arraché pour rattraper la fusée Mouloungui avant de le contrer. Lorsqu’il s’est relevé marqué par l’effort intense, on avait la certitude que l’OL allait l’emporter et beaucoup de choses avaient déjà changé en quelques semaines.

Le plaisir des promesses. Oui, ce résultat à Nice avec la manière n’est au final qu’une promesse. Celle de lendemains souriants qu’il faudra très vite concrétiser. Ajaccio, ce samedi, puis Rubin Kazan, Brest, Rubin Kazan, Montpellier… On sera alors fin août. Ces promesses se seront peut-être transformées en un peu plus de certitudes…

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