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« Que du bonus pour l’OGCN... »

Publié le 15 avril 2016 à 14:00 par R.B

Nampalys Mendy est un petit bonhomme (168cm) de 23 ans mais déjà un leader et un joueur de grande qualité... La sentinelle niçoise parle de plaisir à prendre jusqu’à la fin de saison plus que d’objectifs chiffrés... A son image, le club azuréen n’entend rien lâcher...

Parler de soi n’est pas toujours un exercice facile même si « Papy » ne se réfugie pas derrière la langue de bois pour le faire. Un regard extérieur ? Celui de Didier Christophe, ancien international, qui a connu le capitaine niçois lorsqu’il avait 12ans avant de le retrouver à 15 ans à Monaco. Il se souvient et en parle avec enthousiasme. « C’était au Pôle Espoir d’Aix-en-Provence, à l’occasion d’une journée détection. Papy avait 12 ans. Il était venu pour faire le nombre... et en l’espace d’une mise en place, il était évident que ce gamin avait quelque chose d’exceptionnel. Il a la qualité de la passe mais aussi une intelligence du jeu, pour gérer les espaces, pour couper les trajectoires. Il a un truc, une espèce de radar: il regarde toutes les solutions qui s’offrent au porteur du ballon pour agir. Il a un regard périphérique... C’est un phénomène. Pour moi, c’est ce qui se fait de mieux dans un rôle de milieu défensif. Pour moi, c’est le nouveau Makelele, Lass Diarra... Il est dans le registre d’un Deschamps. Je ne vois pas comment il ne pourrait pas terminer en Equipe de France. Et il pourra jouer dans d’autres Championnats... Il écoute, il ne lâche jamais rien. Il a une grosse volonté, un caractère hors norme. Ce gamin, c’est de la dynamite dans la motivation et en même temps, il est rafraichissant. Regarde ses yeux : ce sont de vrais soleils ».
197 matches en pro depuis ses débuts avec l’AS Monaco en 2010 qu’il quittera après une accession en L1. Direction l’OGCN où il termine sa 3ème saison avec le brassard de capitaine et un statut de titulaire indiscutable. Il a disputé les 33 matches de Championnat dans leur quasi intégralité (2 942 minutes sur 2 970 possibles).

« Papy » êtes-vous surpris par la saison niçoise ?
« Non. On a des joueurs de qualité. On avait vu lors des matches de préparation que l’on pouvait faire de belles choses. Ce n’est donc pas une surprise même si le groupe a été largement modifié pendant l’été. On a perdu des joueurs de qualité et on en a récupéré d’autres comme Valére (Germain), Hatem (Ben Arfa)... Tous les nouveaux nous apportent dans notre jeu fait de passes, de déplacements. On a un style qui correspond à notre potentiel. Un jeu à risques ? Oui parce que l’on se projette vers l’avant. C’est plus difficile à faire mais c’est aussi une de nos forces ».

La dernière prestation face au Stade Rennais vous-a-t-elle donner encore plus de confiance ?
« C’est sûr que c’est bon pour la confiance de livrer une telle prestation collective et en marquant trois buts ».

Considérez-vous ce match face à l’OL comme décisif ?
« On sait que ce sera très difficile à Lyon face à une équipe en forme qui est toujours invaincue dans son nouveau stade. On connait les ambitions de l’OL. Pour nous, ce match, ce n’est que du bonus. On veut en profiter et notre situation le permet ».

L’équipe lyonnaise a traversé des moments difficiles. Mais actuellement, elle est en forme à l’image de ses résultats. Elle produit du jeu et a récupéré des joueurs importants.

Quel est votre regard sur l’OL ?
« L’équipe a traversé des moments difficiles. Mais actuellement, elle est en forme à l’image de ses résultats. Elle produit du jeu et a récupéré des joueurs importants. J’ai joué en sélections avec Jordan (Ferri) et Rachid (Ghezzal). Je connais bien aussi Claudio Beauvue qui a quitté le club. Au match aller, l’OL n’était pas dans le coup et nous, nous avions livré une prestation accomplie (succès 3 à 0) »

L’OL, c’est particulier pour vous ?
« C’est à Gerland que j’ai disputé mon premier match avec les pros le 7 août 2010. On avait fait 0 à 0 avec Monaco. Il y avait des joueurs de qualité de chaque côté. Je me souviens de l’émotion que cela m’avait procurée et de la très belle ambiance dans le stade ».

Acceptez-vous que l’on dise que vous êtes un leader ?
« Mais sans jamais l’avoir cherché. Cela s’est toujours fait naturellement depuis mon plus jeune âge. Mon caractère et mon style de jeu y sont peut-être pour quelque chose. J’ai un jeu agressif. Sur un terrain et dans la vie, je ne lâche jamais rien. Après, je suis quelqu’un de réservé. Je parle peu... »

Lass Diarra m’impressionne par son jeu, sa régularité. Claude Makelele est le joueur qui m’a fait découvrir le poste de milieu de terrain alors que j’avais débuté comme attaquant

Votre jeu ?
«Je suis une sentinelle devant la défense. J’ai une facilité à analyser les situations sur le terrain. J’essaie d’abord de réfléchir avant d’agir. Après, à force de jouer on progresse... Marquer ? Je ne marque pas ou presque pas (son premier but en L1 cette saison à Bastia). C’est un plus. Mais mon poste de sentinelle ne permet pas souvent d’être en bonne position pour le faire. Ce n’est pas mon rôle même si je ne m’en fiche pas. Et puis, dites-moi s’il y a beaucoup de sentinelles qui marquent des buts ?

Avez-vous des ambitions plus personnelles ? Avez-vous des modèles ?
« D’abord prendre du plaisir jusqu’à la fin de saison. Bien terminer cet exercice. Je prends ce qu’il y a à prendre. L’Equipe de France ? J’ai connu toutes les sélections de jeunes et j’espère continuer avec les Bleus même si ce ne sera pas facile. Je travaille pour y arriver. Lass Diarra m’impressionne par son jeu, sa régularité. Claude Makelele est le joueur qui m’a fait découvrir le poste de milieu de terrain alors que j’avais débuté comme attaquant ».

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